Cf. Notions générales, p
2. Cf. 'M.axqXxv, I monumenti délie arti cristiane primitive, p. 199220.
l86 GUIDE DES CATACOMBES ROMAINES.
c'est là que furent déposés les sarcophages contenant les ossements des Apôtres. Dans cette crypte le pape Damase plaça une inscription rappelant la translation des reliques de S. Pierre et de S. Paul. Les recueils épigraphiques nous en ont conservé le texte :
Hic habitasse prius sanctos cognoscere debes
Nomina quisque Pétri pariter Paulique requiris
Discipulos Oriens misit quod sponte fatemur
Sanguinis ob meritum Christum qui per astra secuti
Aetherios petiere sinus regnaque piorum
Roma suos potius meruit defendere cives
Haec Damasus vestras référât nova sydera laudes (i).
L'intérieur du tombeau est revêtu de marbres et orné d'une peinture du IV^ siècle représentant S. Pierre et S. Paul. Autour de la chambre sont disposés treize arcosoles primitivement décorés de peintures ; un «graffito> rappelle les noms des ouvriers qui ont exécuté ce travail : MVSICVS CVM SVIS LABVRANTIBVS VRSVS FORTVNIO MAXIMVS EV(sebius). L'imagination populaire a réuni dans cette grande crypte toujours vénérée les autres souvenirs insignes de la voie Appienne. Mais il faut absolument les en écarter. C'est ainsi qu'il n'est pas possible d'admettre qu'à cet endroit fut surpris le pape Etienne ou le pape Sixte II, ni que les corps des premiers papes y furent transportés.
Une grande inscription, d'abord gravée, puis peinte en lettres blanches sur fond rouge tout autour de la chambre, fait mention du célèbre martyr S. Quirin, évêque de Siscia en Pannonie(2). M. de Rossi l'a restituée comme il suit :
...jnenteniqne DEVOTAM QVAE TIBI MARTYR EGO REPENDO MVNERA LAVDIS HOC OPVS EST NOSTRVM HAEC OMNIS CVRA LABORIS VT DIGNAM MERITIS dent sacra haec llmina sedem HAEC POPVLIS cunctis clarescet GLORIA FACTI HAEC QVIRINE TVAS laudes ipsa aida PROBABIT (?)
1, Cf. Éléments, t. I, p. 228.
2. Cf. de Rossi, Bullei., 1894, p. 147-151. Stevenson a le premier étudié cette nscription.
LE CIMETIÈRE DES CATACOMBES
Le corps du martyr fut apporté à Rome lors de l'invasion des barbares et, suivant ses Actes, déposé « ad Catacumbas » : inscription et décoration sont donc du commencement du Ve siècle. C'est seulement en 1891 qu'on a retrouvé le lieu précis de son tombeau et l'inscription qui le célèbre. Prudence a consacré à S. Quirin tout un poème (^). Nombreux furent les fidèles qui voulurent dans la suite être ensevelis près de ce lieu vénérable.