‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 157 sur 378 · I. Cf. Notions généra /es, p · texte numérisé non relu

I. Cf. Notions généra /es, p

femmes symboliques (Irène, Agape) représentent la paix et la charité dans le royaume de Dieu. Sur plusieurs de ces

peintures sont tracés les noms des célèbres académiciens de Pomponius Laetus, venus dans cette catacombe au XV^ siècle.

Enfin nous avons à visiter une dernière région, dont quelques cryptes ont été récemment découvertes, tandis que d'autres étaient déjà connues. Nous en donnons un petit plan schématique, simplement esquissé, suffisant d'ailleurs pour marquer la place des chapelles. On doit remarquer dans une de ces chapelles [4], au fond d'un arcosole, une peinture de la T. Ste Vierge. Elle est du commencement du IV^ siècle. La Vierge, sans voile, est assise et présente l'Enfant Jésus à l'adoration de deux Mages. Aux parois de

l'arcosole, on voit Moïse et Noé ; à la voûte, une figure d'Orante, la résurrection de Lazare et la multiplication des pains ; de chaque côté de la porte, un fossoyeur au travail. La voûte de la chapelle même est peinte ; on y distingue le bon Pasteur, des Orantes et l'histoire de Jonas. Une autre chapelle voisine [5] oiï'rait une belle image de fossoyeur, aujourd'hui presque détruite, et dans un arcosole, la scène des noces de Cana. Dans la même direction on a récemment déblayé et Mgr Wilpert a étudié plusieurs chapelles ornées de peintures fort remarquables. Ainsi on rencontre d'abord, à droite, une chapelle [7] où sont représentés les sujets suivants : à la voûte, Notre Seigneur parlant au milieu de six personnages assis ; aux quatre angles, une brebis près d'un arbre et du seau de lait, et de belles orantes plus bas ; de chaque côté de l'entrée, S. Pierre tenant un rouleau à la main, et le miracle de Cana. Pour ouvrir le chapelle qui fait face à celle-ci, il a fallu percer un mur construit par les anciens chrétiens eux-mêmes ; on y voit près de la porte Moïse et le paralytique, Noë et la guérisonde l'hémorroïsse, aux angles des bustes de style presque classique, et sur les parois des décorations en forme de candélabres. Cette même décoration, — ■ peut-être un souvenir du candélabre d'or que Constantin avait, suivant le Liber pontiftcalis^ donné à l'église des Sts-Pierre-et-Marcellin, — se retrouve un peu plus loin dans une autre chapelle [8]; au fond de l'arcosole, que traverse la galerie, il y avait une orante (à droite) et le bon Pasteur (à gauche) ; à la voûte, Daniel parmi les lions ; à côté de la porte, Adam et Eve, Suzanne, Moïse frappant le rocher, la Madone avec l'Enfant Jésus. Il faut noter dans la même chapelle le fragment.

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Voici, un peu plus loin, une autre chambre [9], dont les peintures sont très effacées ; on peut encore y distinguer,

I. On peut suppléer aussi : « accepta Dei gratia », le baptême (?).

à gauche, la multiplication des pains, et dans l'arcosole du fond le bon Pasteur, une Orante et Jonas. On passe devant un arcosole également décoré (à gauche, Adam et Eve, la résurrection de Lazare, Moïse frappant le rocher ; à droite, une orante ; à la voûte, la multiplication des pains ; sur la paroi extérieure, un banquet), et on arrive à une chapelle connue depuis longtemps [10], dont les peintures, très bien conservées, représentent la résurrection de Lazare, les quatre scènes ordinaires de la vie de Jonas, le bon Pasteur, des orantes, Suzanne, Moïse frappant le rocher, Adam et Eve, Noë dans l'arche. Aucune catacombe n'était aussi riche en peinture que celle-ci, sauf Domitille.

Dans les différentes régions du cimetière, beaucoup d'inscriptions, d'ailleurs peu importantes, sont encore conservées. Les suivantes présentent quelque intérêt :

LEA IN PAGE Q,VE VIXIT ANNIS Q.VINQ.VE MENSES VII DIES VII DIE XII KAL IVL

LEONTIE IN PAGE Q.VE VIXIT ANNIS XXVII MENS IIII DIE XXVIII FEGIT PRIMVS GVM LABORONE SVE

AVRELIAE FLO rENTINE VIRVS ET LVGILLA SORI

EVTHIGIANETI FILIAI DVLGISSIMA Q.VAE VIXIT ANN-XI ET MENSES VI ET PARENTES IN PAGE FEGERVNT

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