Hymn. II [P. L., t. LX, col
perna : « Sti Laurentii in Formonso ubi ille assatus est » ('). La prière, que le diacre mourant aurait faite pourla conversion de Rome païenne ne contribua pas peu au développement de son culte : on le vénérait presque à l'égal des Apôtres. Son corps fut transporté, par un prêtre nommé Justin, dans la propriété d'une chrétienne sur la voie Tiburtine : « Venien-
tesque in praedium viduae Cyriacae via Tiburtina illic
deposuerunt eum in Cyriacae viduae praedio in agro Verano » (2). On dut déposer le martyr dans un cimetière privé, parce que les cimetières de l'Église romaine avaient été confisqués sous Valérien (258). Plus tard, probablement sous Dioclétien, celui de Cyriaque le fut également, ainsi que le rapporte le Liber pontificalis dans la biographie de S. Sylvestre : ^ Possessio cujusdam Cyriacetis religiosae feminae, quam fiscus occupaverat tempore persecutionis. » Il fut restitué à l'Église par Constantin. Une grande obscurité règne sur l'histoire des autres martyrs enterrés dans cette catacombe, S. Justin, S. Crescentius ou Crescention (3), S. Irénée, S. Abundius, les soldats S. Hippolyte et S. Romain. Ils doivent appartenir à peu près à la même époque que S. Laurent. Le tombeau de S. Laurent resta toujours au même endroit; celui de Ste Cyriaque était peut-être à côté. Le cimetière ne cessa pas d'être visité, même après les grandes translations du IX° siècle ; au moyen âge, on en pouvait parcourir une partie, celle où se développent les galeries voisines de la chapelle de Ste-Cyriaque. Bosio explora diverses régions {^). En 1616, il découvrit une chapelle dont l'arcosole présentait l'image d'une orante : ce serait, d'après lui, l'arcosole de Ste Cyriaque. Dans une chapelle liturgique, il trouva un autel, une chaire et une inscription avec dédicace à S. Laurent :