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vrit une crypte ornée de mosaïques. Le P. Marchi (') a publié plusieurs monuments de ce cimetière, mais en se plaçant surtout au point de vue architectural. Les constructions du cimetière moderne ont beaucoup endommagé la catacombe. Commencé en 1837, ce cimetière ne comprenait d'abord que la partie basse oii s'étend le portique ; plus tard, on eut la fâcheuse idée de la prolonger jusque sur la colline appelée «Pincetto» ; alors beaucoup de galeries furent détruites ;
des inscriptions, des arcosoles, des peintures, restèrent en plein air, exposés à toutes les dégradations ; et les choses demeurèrent en cet état jusque vers 1894, malgré les protestations des archéologues. Enfin leconseil communal a accordé un subside qui a permis de faire quelques restaurations et de prévenir de nouveaux dégâts.
Actuellement on peut visiter trois régions de la catacombe; on y pénètre du cimetière moderne, par trois entrées distinc-
I. I tnomimenti délie arti cristiane primitive, Y>- 109-121, 225-227.
tes (i). La première et la principale avoisine la basilique de St-Laurent et arrive jusqu'au tombeau de Pie IX et à la chapelle de Ste-Cyriaque ; la porte d'entrée est près du caveau de la famille Odescalchi [a]. Non loin de l'entrée, on remarque un arcosole qui porte l'inscription : ZOSIMIANE IN DEO VIVAS, et dont les peintures représentent, au milieu, le Sauveur assis entre deux Saints ; sur les parois latérales, Jonas et Moïse ; à la voûte, le bon Pasteur au milieu d'arbres ; à droite et à gauche, le jugement de l'âme; à la partie antérieure de l'arcosole, des brebis paissant devant une grille, pour donner l'illusion d'un tombeau isolé. Près de là, dans une galerie adroite, on voit une inscription grecque dans laquelle le monogramme sert encore d'abréviation du nom du Sauveur :
AvTœNINOC ^
aacvxPeiTOCZHGN ^
« Antonin, vis justifié dans le Christ ! »
En poussant plus avant, du même côté, on visite une région assez étendue, mais fort dévastée, et où beaucoup de galeries sont comblées. Retournons à l'arcosole peint, traversons quelques galeries, descendons plusieurs degrés, et pénétrons par un trou moderne dans un petit hypogée très curieux [h]. On le prit d'abord pour une chapelle chrétienne ; c'est en réalité un colombaire païen, ainsi que le prouvent les peintures mythologiques (Apollon), les urnes et les inscriptions. Il y avait primitivement une porte spéciale, dont les traces sont encore visibles, et un escalier aboutissant à la rue ; les chercheurs de reliques sont passés par là et ont percé les parois pour arriver à la catacombe. On peut signaler dans ce colombaire une marque de brique jusqu'ici unique, avec les mots (I) DIBVS MART (2). Faut-il y voir un sou-
1. Vu la difficulté de lever un plan exact du cimetière dans son état actuel, j'indique seulement les entrées de la catacombe dans le cimetière moderne de manière qu'on puisse les retrouver sans peine.
2. Les ides « parricides ». Les consuls nommés sur la brique sont ceux de l'année 123 : PETINO • ET • APRON • CONSS . La fabrique est appelée EX • FIGLI(nis) . MIRINIANIS.
venir de la mort de César arrivée à la même date? Une inscription est encore à sa place :
D • M M • AEMILIO . ELPIDE PHORO • PAPIRIA • SE CVRA • COIVGI . BENE MERENTI . CVM • Q.VO • VI XIT • ANN . Vin . M . III QVI • VIXIT . ANN . XXXX