‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 204 sur 378 · DEC · texte numérisé non relu

DEC

DIE IDVM SEPTEMBRI

Le mot SEPTEMBRI a été à moitié effacé, et on a gravé au-dessus, pour corriger l'erreur de date, la syllabe DEC(embrium).

En revenant au pied de l'escalier et en tournant à droite, on pénètre dans la galerie découverte en octobre 1901, parallèle à l'autel majeur de la confession, dont elle rase les fondations. Il y a là, généralement intacts, une vingtaine de « loculi » et deux arcosoles. Sur des tombes encore closes sont tracées à la pointe ces inscriptions :

TVRTVRA IN PAGE

///NON AVG IN PAGE ABIIT HAGNE La suivante, qui date la galerie, est gravée sur marbre : MARCELLINE BENEMERENTI IN PAGE DEP'PRI NONA S MAIAS LIMENIO CATVLINO

Une autre, détachée du mur, nous offre le symbole du pain eucharistique surmonté du monogramme.

En revenant sur ses pas, on rencontre, à gauche, une petite chapelle terminée en abside, comme celle de Ste-Emérentienne, au cimetière voisin [4]. Un fossoyeur du XVII^ siècle y a tracé au charbon l'inscription suivante : « Ego Tomaso Aquila 1683: Chi vo entrare quà dentro ci vo assai lume che se no perde la strada. » Ce n'est donc pas par l'escalier actuel qu'on descendait alors. La forme de la chapelle, l'espèce de <C presbyterium >> élevé et la « mensa olei » qui s'y trouvent, indiquent qu'elle a servi aux réunions liturgiques. Il en est de même d'une grande chapelle qui s'ouvre un peu plus loin sur la gauche [5]. C'est la plus vaste du cimetière. Elle est voûtée et ornée de six colonnes creusées dans le tuf. On y a réuni un assez grand nombre d'objets trouvés dans les fouilles. Une inscription que l'on y voit sur l'arcosole principal l'a fait appeler chapelle de Sabina :

BemwerE^^Tl SABINAE ALVMNAa^ qua^

vix ' an^ • P • M • XXX • D • XXIII SVPER VATROnum

DEC . III . IDVS///

Les mots « super patronum » signifient que la défunte avait été déposée au-dessus de celui qui l'avait élevée. Nous connaîtrions le nom de son pieux bienfaiteur, si des ouvriers inexpérimentés n'avaient, en retirant la terre qui remplissait l'arcosole, enlevé en même temps la chaux : elle portait un « graffito » qui fut remarqué, mais non déchiffré, au moment de la découverte de l'arcosole.

Une autre inscription de cette crypte offre le symbole du cheval, qui rappelle la parole de S. Paul : « cursum consummavi » (i).

Une autre contient une formule très rare, qui semble faire allusion à la paix, c'est-à-dire à la communion chrétienne :

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