VIX ANN II/// FRATRI MEO EVENTIANO
IN PAGE
En face de ces deux dernières inscriptions, l'épitaphe d'une femme :
MARCIANETI IN PAGE
sur un cartouche soutenu par deux génies, et celle de son mari en « graffito » :
CONSTANTI SPIRITVS TVVS IN DEO CONSTANTIO BENEMERENTI IN PAGE MARCIANE CONIVGI FEGIT Des éboulements se sont récemment produits dans la galerie où se voient ces inscriptions.
CIMETIÈRES DE TPIRASON ET DES « JORDANI ». 377
Enfin on arrive à une autre partie de l'arénaire, dont les parois sont en grande partie soutenues par des murs, et qui a dû avoir une importance historique spéciale, si on en juge par la décoration des tombeaux. Sur un € loculus » [4] est encore fixé un plat en émail, décoré d'oiseaux, de fruits et de fleurs, et parfaitement conservé. On a recueilli dans la même région, près de l'escalier ancien [5], un fragment dont les caractères ressemblent aux caractères damasiens :
///OSEPTEMDE
///NSHVNC//7 ///PISIACTO^r^?)///
Ce doit être une inscription siricienne en l'honneur de S. Alexandre, fils de Ste Félicité : « AlexandrO SEPTEM DE fratribus uno », ou bien des 70 soldats : « SEPTEM DEni... » Le mot lACTVRA, dont on reconnaît les traces à la dernière ligne, peut faire allusion aux dévastations des Goths ; il faudrait alors attribuer l'inscription à l'époque du pape Vigile.
A côté de cet escalier sont aussi les inscriptions suivantes :
AVRELIO AGATHOPO AVRELIA MAXIMA MA TER FILIO CARO ET CARISSIMO QVI VIXIT ANNIS XXVII MESES III DIES XXV BENEMERENTI FECIT
A gauche du texte est grossièrement tracée la figure d'un animal : M. de Rossi croit y reconnaître un cheval tenant un pain dans sa bouche ; et il y voit l'image du chrétien qui dans la course de la vie se nourrit du pain eucharistique et mérite pour son âme, symbolisée par la colombe, le bonheur du ciel (i).