‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 283 sur 378 · PLAN DE LA BASILIQUE DE ST-SYLVESTRE · texte numérisé non relu

PLAN DE LA BASILIQUE DE ST-SYLVESTRE

(D'après un dessin exécuté par les soins de J.-B. de Rossi au moment de la

découverte (1889).

sedit Sanctus Petrus ». Il convenait bien de trouver là ce souvenir, dans une basilique insigne et au milieu des sept

papes dont les reliques lui formaient une couronne. Derrière la même abside, on reconnaît un bassin semi-circulaire [A, A], vers lequel se dirigeaient des conduits en terre cuite [b,b]. Très probablement il avait fallu, pour la commodité des fidè^es, construire en haut un second baptistère, contigu à la basilique. Ce détail ne manque pas d'importance.

Je tirerais un dernier argument en faveur de ma thèse d'un « graffito » cité plus haut et publié par de Rossi. Ce € graffito» se trouve sous l'abside de la basilique de St-Sylvestre, près de l'escalier et non loin de notre baptistère, au milieu des acclamations aux saints martyrs tracées par les visiteurs. A la partie supérieure on lit en caractères très nets cette indication qui porte sa date consulaire :

///IIDVS FEBR

///CONSS GRATJANI III ET EQVITI ///FLORENTINVS FORTVNATVS ET IIIFeLlX AD CALICE BENIMVS

(An. 37S).

Cette inscription est absolument unique. Suivant de Rossi, elle rappelle que trois personnes, que nous ne connaissons pas autrement, vinrent au cimetière de Priscille, en février 375, pour faire une libation près de la tombe de quelque cher défunt (i). Je crois pouvoir mettre ce souvenir en relation avec la fête de la chaire de S. Pierre qui, je l'ai dit, se célébra le 22 février dès le IV^ siècle, et que le Calendrier Libérien appelle <i Natale Pétri de cathedra ». D'anciens documents nous apprennent qu'en cette solennité il était d'usage de faire des banquets et des libations près des tombeaux: usage d'origine païenne, qui a fait penser à plusieurs que la fête de la chaire avait été substituée à celle des <i parentalia » dont la célébration était attachée au même mois. Deux sermons attribués à S. Augustin, en tout cas de son époque, attestent

X. Je reproduis le fac-similé du « graffito » d'après de Rossi, Bulktt., 1890, p. 72 sq. La copie qu'en a donnée Armellini dans ses Antichi cimiteri, p. 234, n'est pas exacte : elle pourrait faire croire que les mots en caractères plus grands IN PAGE appartiennent au « graffito » daté, tandis qu'il est évident que, comme l'a montré de Rossi {loc. cit. ), ils n'ont rien à voir avec lui et faisaient partie d'une autre inscription.

que la coutume superstitieuse s'était introduite « in festivitate cathedrae sancti Pétri... ut super tumulos defunctorutn cibos et vina conférant ;^, et parlent des « cibi et pocula quae

« GRAFFITO > RAPPELANT DES LIBATIONS SACREES (Sous l'abside de la basilique de St-Sylvestre).

sepulcris superponuntur » (^). Cet abus fut même si général que la fête de février devint dans le langage populaire la € dies Sancti Pétri epularum » (2), et que pour le déraciner il fallut,

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