CAELESTINVS AGENS VITAM MIGRA VIT IN ILLAM
DEBITA aVAE SANCTIS AETERNOS REDDIT HONORES
CORPORIS HIC TVMVLO REaVIESCVNT OSSA ClNISaVE
NEC PERIT HINC ALiaVID DOMINO CARO CVNCTA RESVRGIT
TERRENVM NVNC TERRA TEGIT MENS NESCIA MORTIS
VIVIT ET ASPECTV FRVITVR BENE CONSCIA CHRISTI
Le dernier pape enterré sur le cimetière de Priscille fut Vigile (S37-555). Nous ne connaissons pas son épitaphe.
Parlant de cette série de sépultures papales, de Rossi attribue leur présence en cet endroit, après plus d'un siècle d'interruption, au soin que prit V^igile de restaurer les monuments du cimetière de Priscille, ravagé par les Goths. L'explication est insuffisante : Vigile n'a-t-il pas restauré à peu près toutes les catacombes romaines ? Je pense que le pontife eut un motif plus grave de choisir son tombeau sur la voie Salaria. Il mourut à son retour de Constantinople, après la célébration du cinquième concile œcuménique. Ce concile fut comme une suite de celui d'Éphèse ; il renouvela la condamnation portée contre l'hérésie de Nestorius,et on sait qu'en cette circonstance, à l'occasion de la question des «trois chapitres», Vigile eut beaucoup à souffrir. N'a-t-il pas voulu, en se faisant enterrer près de son prédécesseur Célestin, attester son union avec lui et protester contre toute interprétation malveillante de son attitude par rapport au concile? La conjecture me paraît plausible ; elle fait désirer encore davantage la découverte de quelque texte épigraphique relatif à ce pape.
Le cimetière de Priscille continua ensuite à être visité et vénéré. Au IX^ siècle, Léon IV en enleva les dernières reliques, les corps d'Aquila et Prisca, qu'il transporta à l'église des quatre Saints couronnés. Ce fut pour ces vénérables monuments le signal de l'abandon, de la ruine. Par bonheur,