Cf. Lanciani, Bullet. archeol. coimin., 1878, p. 19 sq
2. Plin., Hist. nat., XXXVI, 72 sq. Cf. Marucchi, Gli obelischi egiziani di Ronia, 1898, p. 113.
considéré comme maudit, on le disait hanté par l'ombre de Néron ; aussi fit-on de grandes cérémonies pour le purifier avant de construire l'église de Ste-Marie-du-Peuple. C'est donc à tort que l'on appelle tombeau de Néron un sarcophage visible au IV^ mille de la Via Cassia, sur lequel d'ailleurs est gravé le nom d'un certain C. Vibius Marianus.
La Porte du Peuple est ainsi nommée depuis le XV^ siècle à cause du voisinage de l'église de Sta Maria de populo. Elle s'appelait auparavant Porte de St-Valentin, et primitivement Porte Flaminienne. Nibby pensait que la porte ancienne ne correspondait pas exactement à la porte moderne, il la plaçait plus près du Pincio. Mais depuis qu'on a découvert en 1877 les anciennes tours construites par Honorius, aucun doute n'est plus possible. Du reste il est certain que la voie se dirigeait vers le pont Milvius en suivant la même ligne que le Corso actuel. Au delà du pont Milvius, elle se divise : à droite, elle garde son nom ; à gauche, elle prend celui de Via Cassia. Sur la première partie de la voie Flaminienne, il n'y a jamais eu qu'un seul cimetière, celui de St-Valentin, dont les Itinéraires indiquent la position d'une manière très précise.
§ I. Le tombeau de S. Valentin et le cimetière
souterrain.
L'histoire de S. Valentin est obscure et incertaine. Sa mémoire est mentionnée par les anciens martyrologes et les sacramentaires ; mais ses Actes ne sont pas antérieurs au VI« siècle. Le martyrologe romain dit, à la date du 14 février: « Romae, via Flaminia, natalis beati Valentini, presbyteri et martyris, qui post multa sanitatum et doctrinae insignia, fustibus caesus et decoUatus est sub Claudio Caesare. » Valentin était prêtre et médecin, comme le prêtre Denys dont le Musée de Latran possède l'inscription funéraire. Il devait se servir de son art pour pénétrer dans les familles,et en soignant les corps, sauver les âmes. Probablement à cause de sa profession, il fut accusé de magie, et condamné à avoir la tête tranchée « sub Claudio Caesare ».
Cet empereur ne saurait être Claude I^r, prédécesseur de Néron. A son époque, les persécutions n'étaient pas commencées ; les chrétiens, confondus avec les Juifs, jouissaient des mêmes libertés qu'eux. Il s'agit donc ici de Claude II le Gothique (268-270). S. Valentin dut être martyrisé pendant la