In vit. Sylvestri, éd. Duchesne, t. I, p
Baptiste. Un incendie l'ayant détruite, Léon III éleva une nouvelle église (ï) que restaurèrent ensuite Pascal II au Xlle siècle et Honorius IV au XIII^. Elle est maintenant de forme tout à fait moderne ; mais il est possible d'y reconnaître, comme l'a fait M. Franconi, plusieurs restes de l'ancien édifice.
I, Lib. pont if., t. II, p. 32.
LAvilledePréneste ou Palestrîna, à 25 milles de Rome, est une ville très ancienne, peut-être plus ancienne que Rome même. Elle était célèbre par son sanctuaire de la «Fortuna primigenia», appelée aussi «Fortuna praenestina ». D'abord ville libre, puis municipe, elle fut prise par Sylla, dont elle avait protégé les ennemis, les deux Marins. Sylla massacra les habitants, détruisit les édifices, et fonda dans la vallée une nouvelle colonie, qui eut une certaine importance sous l'Empire; on y voit encore des ruines de l'époque impériale. Au moyen âge, la ville se transporta de nouveau sur la colline, où elle est restée.
Une ancienne tradition locale, qui n'a rien d'invraisemblable, attribue à S. Pierre l'évangélisation de Préneste. Il est certain qu'il y eut là, dès les premiers siècles, un centre de christianisme. Le fait le plus ancien de l'histoire de l'Église prénestine est le martyre de S. Agapit (^). Les Actes, rédigés au VP siècle, disent qu'Agapit fut martyrisé sous Aurélien. Le juge fut Flavius Antiochianus ou Antiochus, très probablement le même personnage qui fut consul en 270, et auquel les Actes donnent quelquefois le titre de gouverneur et même de roi. Sur son refus de sacrifier aux idoles
1. Cf. Cecconi, Sloria di Paleslri/ia, 1756 ; — Marucchi, Guida archeologica delr antica Préneste, 1885 ; Nuove osservazioni siil musaico di Palcstrina, dans le Bullett. arch. comiin., 1895 ! ^- A^apito Prenes/iîio, 1898 ; — Bullet. di archeol. crist., 1883, p. 88-89, p. 112-113; — Scognamiglio, Délia primitiva basilica del martire S. Agapito, 1865 ; — Niiovo bullett., 1898, p. 97 ; 1899, p. 225 sq.
2, La fête de S. Agapit est marquée au 18 août par tous les Martyrologes même les plus anciens. Voici le texte du Martyrologe romain actuel : « Praeneste, natalis S. Agapiti martyris, qui cum esset annorum quindecim et amore Christi ferveret, jussu Aureliani imperatoris tentus est ac primo nervis crudis diutissime caesus, deinde sub Antiocho praefecto graviora supplicia passus, exinde cum ex praecepto imperatorio leonibus objiceretur et minime laesus esset, gladio niïnistrorum coronandus percutitur. »
devant le temple de Jupiter Imperator, Agapit fut exposé aux bêtes dans l'amphithéâtre, puis décapité. Il est facile de déterminer exactement le lieu du martyre. Une inscription, trouvée au XVI I^ siècle, parle d'une restauration de l'amphithéâtre faite au temps de Claude, par un riche affranchi du
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nom de Varenus Tyrannus,elle est même gravée sur une marche de cet amphithéâtre ; de la maison privée où on l'avait fixée, elle a été transportée récemment dans la basilique de St-Agapit (^). Elle fut recueillie aux environs de la chapelle de la Madone dei Corî. Or cette position correspond parfaitement aux indications des Actes, qui placent le lieu du martyre « ubi sunt duse columnae », et, suivant un manuscrit (2), « Gontra civitatem praenestinam ubi sunt duae viae ». Les deux colonnes n'existent plus, mais là se trouve encore, comme autrefois, la bifurcation de deux voies.
T. Le digamma éolique ^ (V) est caractérisiique de l'époque de Claude. 2. Ms. Vat. Regin. 511 (Xles.).
Le corps du martyr fut enterré à une petite distance de là, « nailliario primo a civitate in agro ». Au IX^ siècle, il fut transporté dans la basilique de Palestrina (898), puis, quand
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