‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 103 sur 334 · Orelli-Henzen, n · texte numérisé non relu

Orelli-Henzen, n

2. Devita Constant., 1. IV, c. 62 {P. G., t. XX, col. 1213-1217).

3. Cf. P. Allard, Les esclaves chrétiens. Des écriv.iins protestants, comme de Pressensé [Histoire des trois premiers siècles de l'Église, t. VI, p. 457-486), Roller (Les catacombes de Rome, t. I, p. 38, 271) ; des libres-penseurs, comme Renan [Marc- Atirèle et la fin du monde antique, p. 610, 613) sont obligés d'avoaer l'action bienfaisante de l'Eglise sur l'état social du monde romain : « Le christianisme ne supprima pas l'esclavage, dit Renan, mais supprima les mœurs de l'esclavage » ; et encore : « La foi nouvelle rendait l'esclavage impossible. »

LA PAIX DE l'Église.

cou des colliers avec des inscriptions et quelquefois des symboles chrétiens {^).

De grands changements s'introduisent aussi dans la vie chrétienne. La liturgie se transforme et s'amplifie après la construction des basiliques ; nous en avons un remarquable monument dans les Constitutiones apostolicae, qui sont certainement de cette époque. Les cimetières en plein air, rares jusqu'alors, se multiplient. Au sj^mbolisme primitif l'art commence à substituer des décorations historiques : les portraits du Sauveur, de la Vierge, des Apôtres. La sculpture chrétienne produit de nombreuses statues, entre autres celles du Bon Pasteur, dont le Musée de Latran possède un beau modèle. Les inscriptions se développent et fournissent plus d'indications historiques, au détriment, il est vrai, du charnie qui s'attachait à leur simplicité primitive ; on trouve fréquemment des inscriptions métriques et des inscriptions présentant le monogramme isolé ; généralement aussi elles portent des dates consulaires.

Après Constantin, sous le pontificat du pape Libère, un schisme se produisit dans l'Église. Constance, ami des Ariens, exila le pape. On a accusé Libère d'avoir signé une formule

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