‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 126 sur 334 · ecc/es., 1. V, c. 7 (P. L., t. XCV, col · texte numérisé non relu

ecc/es., 1. V, c. 7 (P. L., t. XCV, col

2. Cf. Duchesne, Les premiers temps de t État pontifical, I, II.

I02 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

nombre d'Orient en Occident. Telle est la véritable origine de plusieurs images byzantines du Sauveur et de la Ste Vierge, qui ont été parfois attribuées à S. Luc, même aux anges (images achéropites), mais qui en réalité sont du VI I^, du VI*^, tout au plus du V<= siècle. La célèbre image d'Abgar, roi d'Édesse, conservée à St-Sylvestre, puis au Vatican, appartient à cette catégorie. Le « Volto Santo », entouré depuis longtemps d'une vénération particulière, peut remonter à une époque plus ancienne. D'autres images ont été transportées au XV^ siècle, au moment de la prise de Constantinople par les Turcs.

Souverains temporels de Rome, les papes donnèrent à la ville un nouvel essor, bâtirent des églises, des monastères ; la population ne tarda pas à augmenter. Pour consacrer les églises, on commença à y transporter les restes des martyrs : les fidèles pouvaient ainsi plus commodément les vénérer. On sait avec certitude qu'aux V^, VI^, VI-l^ siècles, les reliques étaient restées dans les cimetières souterrains, et que seul le tombeau des SS. Jean et Paul se trouvait dans la ville : « In urbe Roma beatorum martyrum corpora Joannis et Pauli tantum quiescunt '^, disent les Itinéraires ('), et S. Léon ler ou l'auteur de la liturgie qui lui est attribuée : <i Ut non solum passionibus martyrum gloriosis urbis istius ambitum coronares, sed etiam in ipsis visccribus civitatis sancti Joannis et Pauli victricia membra reconderes (2). » Nous avons, il est vrai, le souvenir d'une translation faite au Panthéon sous Boniface IV ; en réalité, il ne s'agit pas d'une translation de corps, mais seulement de petits objets, « memoriae, patrocinia Sanctorum, pignora, sanctuaria », qui avaient touché les reliques ou les tombeaux des saints (3). Ou bien l'auteur a fait une confusion

, I. Ili}i. de Sahhoiii\a. L'auteur a écrit : « tamen quiescunt ». Mais le sens ne parfait pas douteux.

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