INTRODUCTION. XXIII
le reproduisent-ils sans supplément ni additions gallicanes. Toutefois il est assez facile de le ramener su type primitif. Il n'y a guère qu'à éliminer certaines fêtes que nous savons avoir été établies postérieurement à S. Grégoire, celle par exemple de S. Grégoire lui-même. Et ce travail serait facilité par la comparaison du Sacramentaire avec le Liber Antiphonarius, dans lequel les offices d'institution plus récente sont facilement reconnaissables à ce qu'ils n'ont aucun morceau de chant qui leur soit propre : il n'y a d'exception que pour certains offices introduits sous l'influence byzantine, leur caractère musical trahit de suite une origine exotique. Le Sacramentaire grégorien indique expressément le lieu des stations solennelles, toutes les fois que la fête du jour ne le désigne pas par elle-même, par exemple pour les stations de Carême. Et si la station devait être précédée d'une procession générale, on a soin de marquer l'église d'où part la procession et celle oii se célèbre la messe (i).