‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 236 sur 334 · DERNIERS MONUMENTS ÉPIGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

DERNIERS MONUMENTS ÉPIGRAPHIQUES

Jusqu'au XIP siècle, on a conservé pour les inscriptions le caractère romain plus ou moins altéré. A partir du XlIIe, on a substitué à la lettre romaine classique le caractère gothique, qui dura jusqu'au commencement du XV^ siècle. L'inscription gothique placée par l'archevêque de Bourges Guillaume dans la catacombe de St-Sébastien, sur le tombeau présumé de Ste Cécile, est de 1409. Une inscription de même caractère et presque de la même époque, due à un cardinal espagnol, se voit aux Quatre-Saints-Couronnés. Les inscriptions sépulcrales du moyen âge sont généralement très simples. Elles ne contiennent guère, outre les noms du défunt, que cette prière : CviVS ANIMA REQVIESCAT IN PAGE, à laquelle on ajoute quelquefois Amen.

Quand, au XV<^ siècle, on reprit le caractère romain, on retrouva très vite la perfection de la paléographie du siècle d'Auguste. Un fragment d'inscription de cette époque, découverte aux Sts-Apôtres, où elle se voit encore, a passé d'abord pour un monument de la bonne époque impériale, tandis qu'en réalité elle est de Sixte IV, qui rebâtit le portique de cette église.

L'étude de l'épigraphie païenne, provoquée par la renaissance des arts et des lettres, devait conduire aussi à celle de l'épigraphie chrétienne, ainsi que nous l'avons vu dans notre Introduction.

L'Art chrétien primitif.

Éléiii. d'archéol. chrét.

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