De spectacuL, xxv(iâid., col
3. « Pro calice enim vino misio lingens se gratias agere, et in multura extendens sermonem invocationis, purpureum et rubicunduni apparere facit ; ut putetur ea gratia ab iis quae sunt super omnia, suum sanguinem stillare in illius calicem per invocationera ejus. » Contr. haeres., 1. I, c. 13 (/". G., t. VII, col. 580).
« Cappella Greca ». Elle présente en deux groupes symétriques un poisson posé sur un terrain peint en vert, portant sur son dos le pain et le vin ; on ne peut indiquer mieux la compénétration des éléments eucharistiques avec le corps de Notre-Seigneur (i). Qu'il s'agisse ici de l'Eucharistie, nous en avons plusieurs preuves. Le corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est appelé par S. Paulin : « panis verus et aquae vivae piscis {^). » Et nous savons que dans les églises pauvres on se servait d'une corbeille pour porter la Ste Eucharistie:
« Nihil illo diutius qui corpus Domini canistro vimineo sanguinem portât in vitro (3). » Quant au poisson, il était certainement, dès le II" siècle, un symbole du Sauveur ; l'acrostiche célèbre IX0YC contribua sans doute à rendre ce symbole très populaire (4). Renan prétendait retrouver dans
1. D'après Mgr Wilpert, le poisson ne porte pas la corbeille, mais se tient derrière. La signification fondamentale du groupe reste la même, on peut seulement y voir de plus un souvenir de la multiplication des pains et des poissons dans le désert. Cf. Nuovo bullet. di arch. crist., 1897, p. 131.