‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 35 sur 334 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

sont en petit nombre.Le moyen âge négligea tellement l'étude des antiquités, qu'un pèlerin, passant à Pérouse pendant le jubilé de Boniface VIII (1300), déclarait gravement inscription étrusque une vieille inscription latine ; et que le fameux jurisconsulte Odifredo, au XIV^ siècle, confondait la Lex regia avec la Loi des XII tables. Il faut cependant noter quelques essais d'études archéologiques. Cola di Rienzi s'occupa beaucoup d'épigraphie romaine. Nous lisons dans sa biographie, écrite par un contemporain, qu'il parcourait sans cesse la campagne romaine, et qu'il n'y avait personne qui sût comme lui déchiffrer les « antichi pataffi ». C'est à lui qu'est due la collection dite Sylloge de Signorili.

Son impulsion fut suivie, vers la fin du XIV^ siècle, et surtout au XV% par Giacomo Dondi (1375), Poggio Bracciolino, humaniste de la cour de Martin V ; Maffeo Veggio, chanoine de St-Pierre au temps de Nicolas V ; par Ciriaco d'Ancone, Marcanova, Pomponio Leto (i), le dominicain Fra Giocondo da Verona. Tous ces archéologues, il est vrai, s'occupaient plutôt des inscriptions païennes. Cependant Maffeo Veggio recueillit les inscriptions de l'ancienne basilique de St-Pierre, avant qu'elle fût abattue pour faire place à la basilique moderne. Le premier qui ait pensé à faire une collection méthodique est Pietro Sabino ; ce savant vivait à Rome vers la fin du XV^ siècle ; il fit visiter la ville au roi de France Charles VIII (1495), et lui a dédié son travail. Après lui commencent les livres imprimés (2).

Page 1