Eusèbe, V, 6 {P. G., t. XX, col
5. Gebhardt-Harnack, démentis romani ad Corinthios quae dicunttir epistulae, Lipsiae, 1876; Funk, Op. patr. apost., t. I. Cf. Duchesne, Les nouveaux textes de
8 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
S. Clément y rappellela mort desdeux apôtres Pierreet Paul et unit leur souvenir à celui des nombreux élus qui ont donné un grand exemple de courage « èv Y,;jLrv,au milieu de nous » (^) ; or la mort de S. Paul à Rome était un fait avéré : il y a donc là par rapport à S. Pierre, sinon une affirmation directe, au moins une allusion importante.
Nous en trouvons une semblable dans la lettre de S. Ignace d'Antioche qui, écrivant aux Romains, les prie de ne pas intercéder pour lui auprès de l'empereur, et ajoute: « Je vous supplie, je ne commande pas comme Pierre et Paul : ils étaient apôtres, je ne suis qu'un esclave (2). :^
A partir du 11^ siècle, les témoignages sont plus explicites. C'est d'abord celui de S. Irénée, disciple de S. Polycarpe, qui lui-même l'avait été de S. Jean : « Matthaeus apud Hebraeos propria eorum lingua conscriptum Evangelium edidit, dum Petrus ac Paulus Romae Christum praedicarent et Ecclesiae fundamenta jacerent (3). »
Au commencement du III^ siècle, le prêtre Caius oppose aux montaiiistes les tombeaux des deux apôtres: « Ego vero apostolorumtropaea possum ostendere.nam sive in Vaticanum sive ad Ostiensem viam pergere libet, occurrunt tibi tropaea eorum qui Ecclesiam illam fundaverunt (■*). » On pourrait encore citer Denys de Corinthe (5), Tertullien (^), Origène (7), S. Optât de Milève (S), S.Jérôme (9), Prudence (1°) et beaucoup d'autres. De fait aucune autre église n'a jamais revendiqué le tombeau de S. Pierre : ce tombeau ne pouvait pourtant manquer d'être l'objet d'une grande vénération.
saint Clément de Rome, dans la Revue du monde catholique, 1877. D. Germain Morin O. S. B. a publié, d'après un manuscrit du séminaire de Xamur, une ancienne version latine de cette lettre, 5. démentis romani ad Corinlhios epistulae versio latina antiquissima, Maredsous, 1894.