‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 77 sur 334 · I. ffisf. Fr., I, 29 (P. L., t. LXXI, col · texte numérisé non relu

I. ffisf. Fr., I, 29 (P. L., t. LXXI, col

42 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

chrétiens. On a dit, — la chose n'est cependant pas certaine, — que sa mère Mammea était chrétienne. Nous savons du moins par Lampride qu'il accorda beaucoup de faveurs à l'Eglise. Il avait fait ouvrir son palais au public, afin d'y rendre la justice ; et sur la porte il avait inscrit cette sentence, empruntée aux maximes de l'Évangile : « Quod tibi fieri non vis, alteri ne feceris (i). » Il laissa aux Juifs leurs privilèges, aux chrétiens la liberté : « Judaeis privilégia reservavit, christianos esse passus est (2). » Il eut même, paraît-il, l'intention d'élever un temple à Jésus-Christ (3). Un incident soulevé au Transtévère lui donna occasion de manifester ouvertement ses sentiments. Il y avait là un titre, l'oratoire qui devint plus tard la basilique de Ste-Marie du Transtévère ; il avait été enlevé aux chrétiens peu de temps avant le règne d'Alexandre-Sévère, et on y avait établi un cabaret, « taberna emeritoria », destiné aux soldats qui avaient terminé leur service, « emeriti », peut-être aussi aux « vigiles » casernes près de là (en face de St-Chrysogone). Les chrétiens ayant adressé une requête à l'empereur, Alexandre y fit droit : « Mieux vaut, dit-il, consacrer ce lieu au culte de Dieu que l'abandonner aux cabaretiers (4). » Aussi ne trouve-t-on pas trace d'une persécution générale sous son règne. Il y eut seulement quelques condamnations prononcées par les gouverneurs locaux. Le martyre du pape S. Calixte, à Rome, est un fait isolé et sans aucun caractère juridique. Surpris par le peuple dans un moment d'effervescence, Calixte fut sur-le-champ jeté dans un puits ; les chrétiens, par prudence, n'enterrèrent pas son corps dans le grand cimetière papal de la voie Appienne, mais sur la voie Aurélienne, dans le cimetière de Calépode, qui a été aussi quelquefois appelé cimetière de Calixte. Le successeur de ce pape, Urbain, gouverna l'Eglise dans la plus grande tranquillité.

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