Peristepk., Hymn. X, v. 818 {P. L., t. LX, col
Gl)apttre sixitmt.
LA PAIX DE l'Église.
Au commencement du I V^ siècle il se fit dans les relations entre l'Eglise et l'empire romain un changement subit, profond, qui devait avoir les plus heureuses conséquences pour le monde entier. Deux des empereurs régnants, Maxence et Constantin, se déclarèrent la guerre. Les détails de l'expédition sont bien connus : au mois d'octobre 312, Maxence était mort, son armée en déroute, et Constantin entrait triomphalement dans Rome, victorieux et chrétien. Un événement extraordinaire avait amené la conversion de l'empereur. Eusèbe, qui le rapporte (1), en tenait le récit de Constantin luimême. Celui-ci avait, un jour, vu dans le ciel une croix lumineuse accompagnée des mots : ïo'jTw v'//.a; la nuit suivante, Notre-Seigneur en personne lui était apparu et lui avait présenté le modèle de l'étendard qu'il devait donner à ses soldats. Ce drapeau, le Labarum, avait la forme d'une croix, et portait le monogramme du Christ (2). Il en existe diverses représentations qui, tout en répondant à cette description générale, diffèrent légèrement dans les détails. On en voit l'image, par exemple,sur les monnaies de Constantin (3), sur deux sarcophages du Musée de Latran, quelquefois même sur des monuments des catacombes. C'est ainsi qu'on a trouvé au cimetière de Ste-Agnès une couronne de pierre avec le monogramme et l'inscription : IN HOC SIGNO SIRICI
1. Devita Constant., 1. I, c. 28-29 (P- ^-^ t- ^X. col. 944).