‹ Éléments d'économie politiqueChapitre 4 sur 87 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

peu plus complexe, etquicome quelques redites. Il s'est efforcé e passer que progressivement du '.nu, et de ne pas exposer lefoncnhiné les principales institutions ant d'en avoir étudié séparément espère avoir ainsi rendu aisément ie de quelques problèmes qu'on '•entier abord, juger un peu témé- ■ dans un ouvrage aussi élémen-

5 de son exposé, l'auteur n'a pas mrer la « théorie » de la * deslui arrive souvent de passer asse!^ un chapitre^ ou même d' un par afre, de propositions très générales ns sensiblement plus particulières, il estime ne faire que se conformer l'objet étudié: car, les diverses de la vie économique sont défois par les conditions les plus l'existence humaine et par des •ropres à un état donné de civi-

ii efforcé^ dans l'ensemble de, ne des résultais acquis, et il a évité, issible, de se livrer à des discus-

AVANT-PROPOS VTI

sions auxquelles la bièveté de V ouvrage eût risqué de donner une tournure superficielle et falla^ cieuse. Il s* est borné à signaler en note quelques travaux — pour la plupart de langue française — qui pourraient être commodément consultés par le lecteur.

Lanature de V ouvrage ne permettait d'à illeurs pas à V auteur lui-même de se livrer à des recher» ches personnelles sur toutes les matières quHl était tenu d^ embrasser. Il ne croit donc pas avoir à s'excuser de s^être largement inspiré^ en bien des points y d^ ouvrages classiques^ ou dignes, de V être y auxquels il a y du reste, rendu hommage par de fréquentes citations. Par contre^ il s'est appuyé sur ses travaux antérieurs dans les cas où ils lui ont paru être de nature à faciliter la mise au point de son exposé : notamment en ce qui concerne Vét^ude des systèmes et des phénomènes monétaires^ V étude du crédit et celle des échanges internationaux.

§ 1. — Qu'est-ce que l'Economie politique?

^expression d'Economie politique a, dans sa majesté traditionnelle, quelque chose d'un peu fallacieux ;jet il arrive souvent qu'une explication soit nécessaire pour dissiper l'erreur ou Téquivoque qui existe dans Tesprit de bien des lecteurs. En effet, le sens originel des mots qui la composent [oïkos signifie maison et polis, cité) évoque des idées différentes, voire même contradictoires, dont l'enchaînement logique n'apparaît pas clairement même à l'étymoiogiste : il y est question, sans que l'on puisse deviner dans quelle mesure, et dans quel rapport exact, de ce qui est domestique, et partant strictement privé, et de ce qui est public. Aussi, le profane se laisse-t-il généralement impressionner par celui des deux termes dont il pense le mieux saisir la signification; et il incline —

Nogaro i

conformément, d'ailleurs, à la conception des premiers économistes eux-mêmes — à imaginer que l'Economie politique doit être quelque branche de la science, ou de Tart, du gouvernement.

Aussi, puisque l'interprétation littérale de la dénomination consacrée ne nous renseigne pas exactement sur le contenu de l'Economie politique, nous allons entreprendre de définir cet ordre d'études en exposant quel est son objet.

Cet objet nous est familier, et il suffit de faire appel à notre expérience de tous les jours pour le reconnaître.

Voici, par exemple, un cultivateur dans son champ, un ouvrier sur le chantier ou. dans Tusine, un commerçant dans sa boutique, un commis dans son bureau, un facteur des postes sur .la route, un médecin chez son malade, un professeur dans sa chaire, un artiste dans son atelier, un acteur sur la, scène. Les occupations de ces personnages sont certes, très variées, et leurs actes matériels n'ont rien de bien caractéristique : on peut faire de la musique, peindre ou modeler, parler, écrire, marcher, manier des outils, ou même remuer la terre pour donner satisfaction aux désirs les plus divers, par exemple pour se distraire ou se délasser. Cependant, nous savons fort bi.en que les hommes que nous considérons ont actuellement un but commun^ qui est, comme onditvulgairêment,de <y gagner leur vie -^ : directement 'ou indirectement, ils agissent en vue de se procurer ce qui

leur paraît nécessaire ou désirable pour vivre {i).

Et c'est par là que nous pcavons distinguer leur activité des autres formes de l'activité humaine. Cette activité est ce que Ton nomme V activité économique^ et Tétude de ses manifestations constitue la tâche essentielle de l'économie politique.

Toutefois, il faut noter qu'un certain nombre d'individus, parmi lesquels se rangent nécô-ssairement les enfants en bas âge, les vieillards infirmes et les malades, ne prennent pas part à l'activité économique. Et, si leur présence ne modifie pas, dans ses principes essentiels, l'organisation économique que nous aurons à décrire, elle influe cependant sur les conditions de la vie économique, en ce sens qu'ils profitent de l'activité économique des autres, et qu'ils participent à la vie économique comme consommateurs. Nous dirons, donc, d'une façon plus large encore, que Vobjet de l'économie politique est la vie économique.

Cela posé, il n'est pas impossible de trouver à la vieille expression consacrée par l'usage un sens conforme à l'étymologie des mots qui la composent : l'Economie politique étudie, en effet, des activités individuelles, et poursuivant un but privé, — en quoi elle est à proprement

(i) Nous disons de a se procurer » et non de produire, car, comme nous le errons plus loin, p. ii, certains individus participent à l'activité économique sans concourir à la production.

parler la science* économique > ; mais elle recherche, en se plaçant à un point de vue extérieur aux individus, comment leurs activités se combinent, et elle considère ces combinaisons les manifestations de la vie sociale.

lète « politique » ne doit cependant pas ision : dans une organisation sociale a nôtre, où l'Etat, comme nous le verle un rôle dans la vie économique, celle-ci résulte principalement du jeu d'activités privées, la science éconodoit nullement être confondue avec le doctrines relatives aii gouvernement. 1 1 s doute, loisible à chacun, après l'avoir et en s'aidant des données qu'elle lèse demander quelle doit être la part utorité publique, et si elle devrait être u restreinte dans l'intérêt collectif :

appréciations sortent du cadre scientinous nous traçons.

g 2. — Vie économique et Science économique.

Pour définir l'Economie politique, il ne sufHt pas de dire quel est son objet : il faut encore faire admettre que, sans une étude scientifique, cet objet ne nous serait pas suffisamment connu, et, enfin, qu'il peut être connu grâce à cette étude scientifique.

Le premier point est celui dont on peutseconvAincVe tout d'abord. En effet, si l'expérience

quotidienne nous donne une notion claire de ce qu'est l'activité économique, elle est impuissante à nous faire savoir exactement comment les diverses manifestations de cette activité s'exercent et se combinent dans une société civilisée. Considérons une société comme la nôtre ; les tâches y sont extrêmement variées et subdivisées : chacun semble libre de choisir son emploi, sans souci du voisin et sans autre guide que son intérêt propre ou ses goûts personnels ; et, cependant, il est hors de doute que les activités économiques individuelles ne s'exercent pas au hasard, et que, en l'absence de toute organisation coercitive, en l'absence même de toute conscience précise d'un effort commun, elles se coordonnent : puisque, au total, tous les individus — à de bien rares exceptions près — parviennent tout au moins à subsister. Et il apparaît aussitôt qu'une manifestation de la vie sociale aussi pleine de mystères ne peut être expliquée que par une étude rigoureuse et systématique.

Une telle étude est-elle possible? Le présent ouvrage a pour but, après et avec beaucoup d'autres, de démontrer qu'elle Test, du moins dans une certaine mesure, et qu'elle se trouve déjà partiellement réalisée. Nous aurons plus loin l'occasion d'examiner quel degré de précision et de certitude il convient, en chaque espèce, d'attribuer au résultat de nos investiga- 'tions. Nous nous bornerons ici même à écarter, en quelques mots, l'argument de ceux qui pré-

tendent refuser à rEconomie politique le titre de science, sous prétexte qu'elle ne se plie pas à toutes les méthodes des sciences antérieurement constituées.

L'économiste doit être le premier, sans doute, à formuler des réserves sur la valeur de ses connaissances. Mais, de ce que toutes les méthodes des sciences physiques, par exemple, ne s'appliquent pas à TEconomie politique, il ne résulte nullement que l'Economie politique ne possède pas d' autres méthodes pour découvrir la vérité ; nous croyons, au contraire, disposer, pour l'investigation des faits sociaux, de procédés dont on ne dispose pas pour connaître les phénomènes physiques (i).

L'étude de la vie économique peut être poursuivie dans un esprit parfaitement scientifique ; et elle aboutit, comme la plupart des sciences, tantôt à des connaissances très exactes et très générales (2), tantôt à des connaissances moins générales, tantôt encore à des hypothèses ; mais elle atteint, dans Tensemble, des résultats positifs, dont la valeur et l'étendue dépassent très sensiblement lesdonnéesde l'observation courante. Aussi, sans vouloir nous attarder davantage à une discussion qui ne serait plus qu'une querelle de mots, n'hésiterons-nous pas à employer

(i) Voir plus loin, 4® livre. Le développement de la pensée économique. Sur la méthode économique en général, voir aussi A. Landry, Manuel d^Economique^ Paris, Giard et Brière, p. 4î et suivantes, et Fr. Simiand, La méthode positive en science économique,

(2) Sur la question des « lois naturelles )> en économie politique, voir Ch. Gide, Cours d'Economie politique ^ ch. i, § 2.

Texp/ession de science économique, sans autre ambition, après tout, que d'employer un terme commode — l'expression de science étant la seule dont nous disposions pour désigner un ensemble d'études méthodiques sur un sujet déterminé (i).

§ 3. — Définitions et terminologie.

Une étude rigoureuse et systématique exige tout d'abord les notions précises sur l'objet envisagé, et des termes assez bien définis pour permettre d'exprimer ces notions, sans être exposé à y impliquer des éléments qui seraient de nature à obscurcir les problèmes posés et à fausser les raisonnements. Or, étant donné l'objet de l'Economie politique, son vocabulaire est presque toujours emprunté au langage courant ou à la terminologie spéciale des < affaires ». Le sens usuel des mots que nous emploierons

(i) Nous n'insisterons pas sur la vieille controverse de la « science » et de « l'art » en Economie politique. Comme toutes les disciplines scientifiques, l'Economie politique fournit des données qui peuvent être utilisées, en vue d'une application pratique ; ainsi, une théorie 5ur la monnaie peut servir à élaborer le système monétaire d'un pays donné : cela, c'est de 1* a art » économique. Mais les préceptes relatifs à des applications pratiques ne doivent pas être, se'on nous, mêlés aux constatations et aux démonstrations scientifiques qui, seules, constituent l'Economie politique proprement dite.

A fortiori f l'économiste n'a-t-il pas à donner son opinion sur la moralité des acles et des faits qu'il enregistre. Il lui convient de dire tout ce qu'il observe, sans se préoccuper des opinions qu'il peut, indirectement heurter ou suggérer. Comme tout homme de science, il se borne à rechercher la vérité, et à l'eyposer intégralement, sans commentaires ni ré'icences.

sera donc souvent assez vague ; et, de plus, notre point de vue de spectateurs différera fréquemment de celui des acteurs. Il nous sera souvent utile, pour bien comprendre, de distinguer des faits que Ton confond dans la pratique, sous une même dénomination, ou, au contraire, d'embrasser d'un seul regard, afin d'en saisir l'enchaînement, des faits que les nécessités de la vie courante font considérer séparément. Aussi conviendra-t-il, principalement dans l'expression des idées générales, d'attacher aux mots que nous empruntons à la langue de tous les jours un sens souvent plus étFoit, souvent aussi plus large, mais presque toujours mieux défini que celui que leur donne l'usage.

C'est ce que nous allons faire tout d'abord pour un petit nombre de notions fondamentales.

§ 4. — Trois notions fondamentales : besoins; utilité; richesses.

Il nous a suffi d'évoquer le spectacle d'un ordre d'activité que la moindre expérience de la vie permet de reconnaître pour comprendre quel est l'objet de la science économique. Cependant, en abordant son étude, il y a lieu de définir plus exactement cet objet.

Nous savons tous que le but de l'activité économique est l'acquisition de choses destinées aux usages les plus divers. Et la moindre réflexion nous montre que cette activité a une rai-

son d'être nécessaire, et qui pourrait être suffisante, dans les conditions physiologiques de l'existence humaine.

Nous pouvons respirer, mais nous ne saurions nous nourrir, et, par conséquent, nous ne pourrions subsister, sans un effort conscient exercé sur la matière qui nous entoure, sans ce minimum d'efforts tout au moins qu'il faut pour cueillir un fruit, arracher une racine ou s'emparer d'un animal. Cette nécessité o\x nous sommes de faire des efforts conscients^ et àe transformer plus ou moins le milieu qui nous entoure pour entretenir notre existence, la langue vulgaire l'exprime en disant que nous avons des besoins.

Cependant, Texpérience montre que des mobiles purement psychologiques — le goût de la parure par exemple — poussent l'homme à des efforts du même genre (i). En ce cas, on dirait, dans le langage courant, qu'il s'agit de simples désirs. M^s, comme, parmi les mobiles de l'activité économique, le groupe primordial et essentiel est constitué par les besoins, et que, d'ailleurs, l'Economiste prend l'activité économique comme une donnée, sans avçir à faire de distinction sur ses origines, nous désignerons,

ff [\) Celui qui confectionne un bijou ou une œuvre d'art peut assurément agir dans un moment de loisir, et trouver dans cet acte même une satisfaction d'ordre purement esthétique. Mais s'il agit pour procurera autrui des satisfactions esthétiques, en échange desquelles il recevra de quoi satisfaire à ses propres besoins, il accomplira un véritable travail, au sens économique du mot, et il sera vrai, en ce cas, qu'un désir d'ordre esthétique a donné naissance à une manifestation de l'activité économique.

pour la commodité de l'expression, l'ensemble des mobiles de l'activité économique par le terme besoins (i).

uemment, nous qualifierons d'utiles les i permettent de satisfaire aux besoins nis ; et nous dénommerons richesses^ es choses (2)que l'activité de l'homme ues utiles, sans rechercher si les beîquels elles répondent sont naturels, imaginaires ou même vicieux. Nous rons le tabacet l'absinthe comme utiles, 1 fait qu'il y a des gens pour les proour les consommer : car l'économiste, onctions, n'a pas à s'ériger en morahygiéniste.

besoins^ utilité, richesses, sont des i expriment trois noWoxis corrélatives.

ra de se rappeler la signification du l'entre eux pour retrouver celle des

Conditions naturelles de l'activité éconodeux lactears primitifs de la piodaction :

liavail.

lent d'entreprendre un exposé systée la vie économique, 11 convient, sans

lalyse des mobiles île l'activité économique, voir Les fçndetiunts de l'éainomU politique, ttad. Giatd et IHDE, Pijchoh^ie économique, et Landrï, op. cit., 1. J, VAoa de <i richesses immatérielles >, voir l'aiticle de Des prétendues riclusses immatérielles, dans h Revue ique t. III, (1889), p. aîj.

doute, d*examiner quelles sontles conditions qui la déterminent. Ainsi est-on amené à constater qu'elle est déterminée tout d^abord par des conditions naturelles^ dont on peut donner une idée en peu de mots.

Nous venons, en effet, de constater que les hommes, en général, étaient obligés de transformer le milieu qui les entoure pour satisfaire à leurs besoins. Or, cette constatation même se décompose en deux autres : la première est que le milieu naturel où nous vivons contient ce qui est nécessaire à la satisfaction de nos besoins ; la seconde, que nous ne pouvons cependant, satisfaire à la plupart de nos besoins sans exercer sur ce milieu un certain eflfort d'adaptation, autrement dit, sans le transformer plus ou moins.

Cette tranformation est ce que,dans le langage économique, on nomme la production des richesses ; et Ton a coutume d'exprimer l'observation qui précède d'une façon plus abstraite en disant : il y a deux facteurs de la productioHy la Nature et le Travail.

Le Travail est donc l'effort d'adaptation nécessaire pour convertir le milieu naturel en richesses. La notion de tj^gyail est, avant tout, une notion technique, plus étroite que celle d'activité économique. En effet, l'activité économique tend bien à procurer à l'individu des richesses ; mais c'est le travail qui les produit. Ainsi, le labeur d'un homme de loi ou d'un professeur constitue bien, lorsqu'il est rémunéré,

une manifestation de l'activité économique, car il constitue un moyen d'acquérir des richesses ; mais il ne les crée pas(i). Ce n'est donc pas un u sens technique du mot.

Duil, facteur de la production, est une itions de l'existence humaine, et plus lent de la vie économique; mais l'acti- Dmique n'implique pas nécessairement au sens technique, puisque, aussi bien, nécessaire de transformer la Nature.

ifaîre aux besoins de l'Homme, il n'est saire que tous les individus concourent insformation.

Le capital comme tacteur de la production.

vrai, comme nous venons de le dire, lieu qui nous entoure contient ce qui s pour la satisfaction de nos besoins, [ue nous accomplissions un certain daptation, il est logique d'admettre jduction des richesses ne suppose que leurs, à la fois nécessaires et suffi- Nature et le'Travail.

ant, c'est une vieille tradition chez les tes que d'en énumérer trois : La Naravail, et le Capital.

ue, dans toute société qui a derrière assé, et qui possède, par conséquent, ;ses acquises, une partie tout au moins

noins, il n'y contribue que d'une façon tout à fait "ordre, en propageant la science, etc.

de ces richesses seft désormais à la production de richesses nouvelles.^II y a, en effet, des objets (outils^ instruments) qui ne peuvent avoir d'autre usage que de servir à la fabrication d'autres objets. Quant à ceux qui peuvent satisfaire directement à nos besoins, leur accumulation permet à l'homme de consacrer ses efforts à une production nouvelle (i) : ainsi, sans les approvisionnements qui leur sont fournis, les travailleurs qui fabriquent des machines, établissent des voies ferrées, percent des tunnels, construisent des navires, etc., ne pourraient accomplir leur tâche. Les biens existants jouent donc un tel rôle dans la production des biens nouveaux que Ton conçoit aisément pourquoi les économistes leuront fait, sous le nom de capital une place parmi les facteurs de la production.

Bien plus, dans une société développée, on ne se sert guère pour la production que d'objets déjà transformés par le travail de l'homme. Le sol lui-même, qui, à l'origine, est le plus important des agents naturels, a été le plus souvent transformé par la culture ou le défrichement, ou tout au moins par l'établissement de voies de communications, ou parle voisinage d'agglomérations : la pampa argentine ou la forêt équatoiiale ne sont plus ce qu'elles étaient avant

(i) On distingue souvent les capitaux fixes, qui correspondent généralement à VotUillagey et les capitaux circulants (approvisionnements, matières premières, combustibles), qui doivent être consom* mes au cours de la production. V^oir Paul Leroy-Beaulieu, Traité théorique et pratijue d'Economie politique ^ 4 vol.

l'arrivée des Européens ; même les parties de lointaines qui n'ont pas été encore ni appropriées sont déjà transfors facilités d'accès toutes nouvelles — en est, nous le verrons plus loin, it une toute autre valeur qu'autre- ; terre elle-même est donc devenue de la nature et du travail, une ricapital. Il reste bien, sans doute, des irels, qui semblent échapper à toute on, comme l'air ou la chaleur sol'utilisation de ces forces naturelles ;ment liée à l'appropriation du sol ou d'objets tirés du sol : pour utiliîur solaire, il faut tout d'abord utilipour utiliser la mer; il faut un nan peut donc dire que, pratiquement, irendre une production nouvelle, il implement disposer à la fois du traîpitaî.

reste vrai qu'il n'y a que deux faci ifs de la production — parce que, priment les conditions naturelles de économique ; — mais il n'est pas tin que, dans une société comme la jpiial, fadeur composé, se substitue nplètement, en fait, à l'un des deux ginels, la Nature.

îxposer ici ce que l'on doit entendre i de la production, nous avons désiï nom de capital l'ensemble des risont considérées comme contribuant

à la production d^ autres richesses ; et il n'est pas douteux que ce soit ce.que Ton entend par capital, quand on parle des facteurs de la production. Toutefois, le langage vulgaire, et aussi la langue des économistes, attribuent encore à ce mot une autre signification : on considère comme capital les choses qui rapportent un revenu à leur possesseur. En fait, les biens qui servent, au moins indirectement, à la production d'autres biens étant souvent prêtés, et fournissant, en ce cas, un revenu à ceux qui les prêtent, les deux définitions du capital portent souvent sur le même objet, et coïncident ainsi en grande partie dans la pratique.

Il n'en convient pas moins, à notre avis, pour éviter des discussions sur la nature du capital, de distinguer ces deux notions, en reconnaissant simplement que le mot de capital représente deux idées différentes : la première relative aux problèmes de la Production^ la seconde aux problèmes de la Répartition,

Nous nous garderons donc de cherchera distinguer les richesses qui sont capital et celles qui ne le sont pas : puisque les mêmes objets peuvent être ou n'être pas considérés comme capital suivant les circonstances. Et nous donnerons au mot capital l'un ou l'autre des deux sens qui viennent d'être définis, selon qu'il s'agira de Production ou de Répartition (i).

,(i) Faute de faire cette distinction simple relative à la teimînologie usuelle, les économistes éprouvent souvent une grande difficulté à définir la notion de capital. Nous conviendions toutefois que,

l6 INTRODUCTION

§ 7. — Conditions sociales de la vie économiqne : ses relations avec la technique et avec les institutions inrididnes.

On ne saurait aller bien loin dans l'étude de ■ la vie économique, si l'on ne tenait compte que des conditions naturelles de son développement. L'état social, dans son ensemble, influe sur l'activité économique, et l'on ne peut comprendre dans un même tableau la vie économique de tous les pays et de tous les temps.

D'abord, le milieu physique lui-même n'est p itique dans toutes les régions (facteur

8 lique).

ime aussi est divers {diversité de races, de civilisations,etç.).Et le rapport qui existe entre la Nature et l'Homme varie lui-même en raison des variations de ces deux facteurs (i). Ainsi, on peut dire que la Nature ne varie pas seulement objectivement en raison des conditions géographiques, mais aussi subjectivement, en raison de la connaissance que l'Homme en a.

si notre double définition suffit à un exposé concret du mécanisme de la production et de la lépaniiion, cenains auteurs ont pu Être amenés, en vue de l'élaboration de systèmes déductifs,, à adopter des dëlinitions plus subtiles. On trouvera notamtuent une énuméiation et une discussion des principales ;définitions du capital dans l'ouvrage de M. Irvimg Fisher, The nature oj Capital and Incomt. Voir aussi A. Landry, Manuel d'Eionantique, p. 166 et suiv., les deux articles de M. Villev, Qu'esl-ce qae le capital ? dans la Revue d'Economie politique, t. lU, (année 1879) p. 497 " (■ IV (1890) p. î3. et ses Principes d'Economie politique, y éà. 1905, p. a88.

(i) Cf. P. Clerget, Gèogra^it économique. L'exploitation ration' uelle du globe.

fl

Les besoins, source de toute activité économique, différent selon la race, le milieu et l'époque ; il en est de même des moyens d'y satisfaire. Les deux éléments sont, d'ailleurs, unis par un lien de dépendance réciproque ; car, par une sorte de réaction, les besoins qui font naître le travail, varient selon les procédés de travail dont on dispose, et tendent à se multiplier lorsque les moyens de production se perfectionnent.

On ne saurait donc décrire ni expliquer la vie économique d'une société sans envisager, dans son ensemble, son état de civilisation ; mais il y a deux facteurs surtout qu'il est indispensable de déterminer': la Technique et les Institutions juridiques.

Bn effet, la notion abstraite de travail, notion fondamentale, ne suffit pas à éclairer les phénomènes qu'étudie l'Economie politique. Car l'élément travail varie — comme l'élément nature — avec letat de nos connaissanceSi Et, si c'est à la Technologie plutôt qu'à l'Economie politique qu'incombe la tâche de faire connaître les procédés de travail dans une civilisation donnée, les notions qu'elle fournit n'en sont pas moins la base de toute étude économique concrète.

La connaissance des institutions juridiques n'est pas moins nécessaire à l'étude des phénomènes économiques, même les plus abstraits.

Il serait, sans doute, exagéré d'affirmer que la vie économique est conditionnée par les institutions juridiques ; car aussi bien peut-on dire

l8 INTRODUCTION

que le Droit est issu, pour une grande part, de nécessités économiques. Mais, ce qui est certain, c'est que les institutions juridiques expriment certains caractères fondamentaux de l'organisation économique. Et il n'est pas d'ouvrage d'économie politique pure qui ne doive prendre pour base de son observation et de ses déductions une organisation économique conforme à un état du Droit déterminé. N'est-il pas évident, par exemple, que, en supposant identiques les moyens techniques de production, la vie économique sera organisée tout différemment selon qu'elle sera fondée sur la propriété privée ou sur la propriété collective ? Suivant que tout individu sera libre d'établir un commerce ou une industrie quelconque, ou que les producteurs seront groupés en castes ou en corporations ? Selon que la famille constituera une unité plus ou moins étendue, et que ses membres seront plus ou moins dépendants les uns des autres ?

Il y a plus : les conditions même dans lesquelles nous pouvons aborder l'étude des faits économiques diffèrent profondément selon l'état du Droit. Imaginons un instant un état de civilisation où l'activité économique 'serait entièrement réglementée par l'autorité publique,, où les lois et règlements détermineraient la di-* vision du travail et assigneraient à chacun sa tâche: dans une telle société, il suffirait, pour décrire la vie économique, de connaître les procédés techniques de production et la législation

qui régit Torganisation du travail et la distribution des biens produits. Au contraire, dans une société comme la nôtre^ où la production est pour la plus grande part laissée à Tinitiative de ceux qui ont la propriété des biens, il y a lieu, pour connaître le mécanisme de la vie économique, de rechercher comment ces initiatives se coordonnent et se combinent spontanément ; rétudedes phénomènes économiques devient ainsi une science distincte à la fois dé la Technologie et du Droit (i).

§ 8. — Eléments fondamentaux de notre organisation économique : propriété privée et initiative privée. — Libres contrats et opérations économiques élémentaires.

Cest donc dans une société où l'organisation économique est fondée principalement sur des institutions de droit privé que nous allons envisager la vie économique. Et, puisque, comme nous Tavons oIbServé plus haut, les manifestations de l'activité économique ne dépendent pas seulement du milieu naturel, mais aussi du milieu social tout entier, c'est plus particulièrement dans la société actuelle que nous l'étudierons. — Cela, d'ailleurs, ne nous écarte pas de la tradition : car, tout en envisageant certaines institutions économiques dans leur évolution

(i) Sur les rapports entre Téconomie politique et les autres sciences sociales, voir R. Maunier, Droit it économie politique y Th." Pans, 1910.

historique, les traités d'Economie politique étudient toujoursia vie économique dans une société individualiste; et ceux qui décrivent son mécanisme avec quelque détail se réfèrent presque exclusivement à l'état présent des choses. 11 importe seulement d'avoir bien conscience de cette localisation des faits considérés, afin de ne pas attribuer aux observations faites une portée

V trop générale (i).

Les caractères les plus fondamentaux de notre organisation économique sont exprimés par notre droit privé. On peut même dire qu'ils correspondent assiez exactement aux divisions du Code civil français. Ce dernier est divisé en

j trois livres, dont le premier traite de la famille, le second de la propriété privée, et le troisième des conventions.

Or, la famille est bien assurément — quoique on néglige le plus souvent de le mentionner explicitement — Tun des éléments de notre organisation économique. Outre qu'elle est encore assez fréquemment une association de production (2), elle constitue, au ûpint de vue de la consommation, un élément de communisme, très restreint, sans doute, mais à peu près irréductible, et qui explique le caractère héréditaire de la propriété privée.

La propriété privée tsi la base essentielle de

(i) On trouvera un exposé historique des principales institutions économiques dans \qs Principes d'Economie politique àt G.Schmoller, trad. Giard et Brière, 5 vol.

(2) Voir plus loin, p. 59.

notre régime économique. En effet,la grande majorité des biens existants étant appropriée par des particuliers, et l'usage de richesses antérieures (en ce sens, des capitaux) étant généralement indispensable à toute prodiiction nouvelle, ce sont les individus, détenteurs de la richesse acquise, qui prennent presque toujours Tinitiative de la production. Les règles du droit public moderne relatives à la liberté du travail, à la liberté du commerce et de Tinduistrie ne sont que des applications logiques des principes qui régissent la propriété des biens.

Enfin, en l'absence de toute organisation coercitive, la coordination des activités productrices qu'exige la division du travail ne peut être le résultat que de conventions juridiquement .libres. Et, en effet, quoique les codes paraissent surtout consacrés à réglementer ces conventions, il apparaît clairement que cette réglementation a po^r but beaucoup moins de restreindre la^li- ^ ^ berté des individus que d'assurer le respect de leur volonté.

Les contrats du droit civil et du droit cornmercial ne sont donc^ pour la plupart y que Vexpression d'* opérations économiques élémentaires^ dont la répétition, Tenchaînement, Tenchevêtrement constituent la trame de la vie économique, dans une société basée sur la propriété privée.

Tels sont, en efifet, les divers contrats de société et ceux que Ton réunit aujourd'hui sous la dénomination vague, mais commode, de contrat

de travail ; ils règlent, comme nous le verrons, les modes d'association relatifs à l'entreprise privée.

Tels sont encore tous ces contrats dérivés de la notion d^'échange, tels qu'ils se développent dans une société où la monnaie tsi en usage : la vente, le prêt à intérêt ^ le louage y le dépôt. Nous savons, en effet, par notre seule expérience de la vie, que l'organisation économique comporte la constitution de sociétés, le prêt de capitaux, la vente de marchandises, le dépôt de fonds ou de titres dans des banques, etc. Nous verrons dans la suite que ces contrats représentent les combinaisons les plus usuelles auxquelles les individus ont recours pour coopérer à l'œuvre de production commune.

Enfin, les actes juridiques ayant un caractère . de libéralité (donations et testaments) jouent un rôle infiniment moindre, mais notable cependant, dans notre organisation économique (fondations, assistance, etc.).

§ 9. — Eléments subsidiaires de notre organisation économique : rôle de PEtat et des personnes publiques.

D'une façon générale, TEtat s'abstient donc de régler le mécanisme de la vie économique.

Son rôle essentiel consiste à sanctionner des actes basés sur le principe de la propriété privée, et qui se coordonnent spontanément par des conventions juridiquement libres.

Cependant, ce n'est pas seulement en posant et en sanctionnant les principes généraux du droit privé que l'Etat intervientdans la vie économique. Ily intervient aussi constammentpar la/>t?litiqiie extérieure ou intérieure, et par l'administration; une politique pacifique ou belliqueuse, ferme ou hésitante, une administration honnête ou vénale, souple ou bureaucratique, décentralisatrice ou centralisatrice à outrance, favorise ou retarde Tessor économique d'un pays. L'Etat intervient encore dans la vie économique par la législation. Et nous aurons à observer fréquemment l'action que les lois fiscales, douanières, monétaires, industrielles, les lois relatives à la propriété foncière, aux mines, au^ forêts, au régime des eaux, etc., exercent sur Tactivité économique. Au total, il y a peu de branches de la législation qui ne l'affectent en quelque manière.

En outre, si l'Etat se présente avant tout comme une entité politique, l'ensemble de ses fonctions n'en intéresse pas moins le mécanisme de la vie économique. En effet, nous pouvons considérer que, par les services qu'il rend, l'Etat assume la tâche de pourvoir à certains de nos besoins (besoins de sécurité, d'éducation, etc.), ce qui est une fonction économique. Nous verrons même que l'Etat et d'autres personnes publiques (notamment les municipalités) participent, parfois, à la production en organisant des entreprises autonomes, sur des bases analogues a celles des entreprises privées.

§ 10. — Le principe^ régulateur de la vie économique dans une société principalement individualiste : échange et valeur d'échange.

En dépit de cette intervention de TEtat dans la vie économique, il reste vrai, comme nous l'avons dit précédemment, que notre orgaïiisation économique est basée principalement sur l'activité spontanée des individus. En effet, la plupart des richesses acquises, dont la possession est nécessaire pour produire d'autres richesses, appartiennent à des individus, ou à des collectivités privées (familles, sociétés, voir plus loin, p.^?5). C'est donc de Tinitiative privée \ que dépend généralement l'activité économique. ^

Mais alors, un problème capital se pose. En effet, dans notre société, la vie économique repose essentiellement sur la libre initiative des individus ; les tâches y sont très divisées, et chaque individu agit à sa guise, le plus souvent dans son intérêt propre, sans avoir une connaissance exacte de la place qu'il occupe parmi les autres, sans même avoir la conscience précise d'un effort collectif. Dès lors, comment se fait-il que ces activités individuelles s^harmonisent pour aboutir à une production globale de richesses ? et comment les biens produits en commun parviennent-ils à se distribuer parmi les individus ?

L'explication de ce double problème constitue, à vrai dire, la tâche essentielle de l'écono- . mie politique. On la trouvera esquissée dans la

suite de cet ouvrage. Il est permis, cependant, d'indiquer dès à présent le principe régulateur grâce auquel s'accomplit à la fois cette mystérieuse coordination des efforts en vue d'une production en commun, et le partage des biens produits.

En effet, dans notre organisation économique, où l'Etat n'assume pas la tâche de coordonner les activités productrices, ni de répartir les biens entre les individus, la mise en commun des efforts et le partage des produits résultent normalement, comme nous l'avons déjà noté plus haut, d'échanges volontaires. Or, comme chaque individu n'obtient les services ou les produits dont il a besoin . que contre d'autres services ou d'autres produits qu'il fournit, // est obligé de fournir des services ou des produits qui répondent également à des besoins : car s'ils n'avaient pas d'utilité pour autrui, ils ne lui procureraient rien en échange, ou en d'autres termes, ils n'auraient pas de valeur d'échange. On peut donc constater que toute activité économique n'existe d'une façon durable que 5/ elle a sa raison.d' être dans un besoin. On doit ajou-; ter qu'elle \ex\& h se proportionner à V intensité de ce besoin. En effet, lorsque les services ou les produits offerts par un individu sont ires demandés par ses semblables, ceux-ci les lui paient plus cher; autrement dît, ils lui offrent plus en échange. La valeur d'échange d'un produit ou d'un service, nulle quand il est inutile, augmente généralement à mesure qu'il devient

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utile (i). Au contraire, elle décroît quand Tutilité elle-même diminue ; et le producteur est invité, en ce cas, à ralentir son activité, ou à la porter ailleurs.

Ainsi, chaque individu trouve son intérêt à fournir des objets ou des services qui répondent à un besoin, et cet intérêt croît ou décroît, normalement avec rintensité de ce besoin. Les actU vités productrices tendent donc à se coordonner automatiquement. On voit par là comment peut se régler la production en commun, dans une organisation basée sur l'initiative et l'intérêt privés. On aperçoit, en outre, de quelle façon s'opère la répartition des biens produits parmi les individus qui concourent à Tactivité économique : la part de chacun d'eux, en effet, dépend précisément de ce qu'il peut obtenir en échange des produits ou des services qu'il offre, ou en d'autres termes, de la valeur d'échange de ses produits ou de ses services.

En résumé, c'est dans la valeur d^échange^que se trouve le grand principe régulateur de notre organisation économique.

§ 11. — Divisions de l'ouvrage.

Une fois en possession de ces notions générales, qui dominent toutl'exposé de la vie écono-

(i) Ces observations éïémenta'res ont été formulées depuis longtemps par les économistes classiques dans la a théorie de l'offre et de la demande ». Nous y reviendrons plus loin en exposant la théorie des prix et de la valeur (2" livre).

mique contemporaine, notre tâche est d'en étudier sommairement, mais aussi méthodiquement que possible, le mécanisme.

Nous avons constaté d'abord Texistence d'une manifestation très caractérisée de l'activité humaine, que nous avons dénommée l'activité économique. Nous avons observé, en outre que, si elle consiste, pour chaque individu, à se pro" curer des biens utiles, elle a pour condition essentielle qu'un grand nombre d'individus transforment la matière première pour l'adapter aux besoins, autrement dit qu'ils produisent. C'est \ donc la Production que nous aurons à étudier tout d'abord. Comme, d'autre part, cette production a un caractère collectif, il nous faudra ensuite rechercher comment la masse des biens produits se répartit entre les individus : ce sera ^ l'étude de la Répartition ou Distribution.

Ces deux parties de notre programme embrassent les deux aspects essentiels de la vie économique. Cependant, il arrive que, après avoir retiré leur part des produits du travail collectif, certains individus en remettent quelque chose en commun pour en mieux aménager la consommation. Les institutions qui résultent de cette activité économique extra-professionnelle, et logiquement postérieure à la répartition des produits parmi les individus, sont devenues assez importantes pourqu'il convienne de les envisager séparément sous la rubrique Consommation,

Nous nous trouvons ainsi ramenés à la division del'Econonrie politique en Production, Ré-

et Consommation^ qui fut inaugurée Say{i). Cette division triparlite nous plus adéquate aux nécessités d'une dessystématique de la vie économique.

;riptîon de la vie économique sera donc 1 trois livres. Toutefois, un quatrième ■ livre sera consacré à l'exposé somla formation de la pensée économique ;, doctrines et méthodes).

f économie politique, Paris, i8oj. — Notoos touiefois longtemps prévalu de traiter à pirt de la ctTcuïation c'est'à-dire du mécanisme de l'échange. Mais, comme

une condition essentielle de la production en commun, rentrer cette rubrique dans le premier livre, relatif

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