DÉCOMPOSITION DES PRINCIPES
L’idée rationnelle, que la politique aussi bien que l’économie sociale ne sauraient avoir d’autre base que la connaissance rigoureuse de l’homme, et doivent se coordonner systématiquement aux impulsions constitutives de son être, est admise aujourd’hui par tous les bons esprits.
Elle aurait dû conduire déjà à une analyse méthodique de ces impulsions, analyse qui n’eût pas seulement éclairé, consolidé le
droit, mais eût surtout fixé, classé les diverses tendances radicales de la nature humaine.
Cependant, les travaux de ce genre sont encore plus ou moins restreints, méconnus même de beaucoup de penseurs, malheureusement, chose étrange ! des politiques et économistes, de ceux-là mêmes qui y sont le plus intéressés.
Bien que ce traité doive rester extrêmement sommaire, ébauchons néanmoins les principales directions de l’être humain, auxquelles doit correspondre l’ensemble des phénomènes physiques, animiques, sociaux :
L’homme, double mécanisme spirituel et matériel, comprend ;
1*^ Les sens, au nombre de cinq ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le tact, nécessaires à sa vie individuelle et de relation, indispensables à la conservation et aux besoins