DE L’INTÉRÊT DU CAIMTAL
raisonnablement contesté que ce service a du moins un prix quelconque, puisqu’il résuite de la disposition d’une chose dont ne profite plus celui qui l’a créée ou acquise.
« C’est du travail ancien qui lui est payé par le loyer (1). »
En dehors des conventions qui fixent l’intérêt légal du capital, on conçoit qu’il ne saurait jamais être qu’inférieur à l’utilité qu’en retire celui qui s’en sert, la ruine étant le résultat inévitable du cas contraire.
Néanmoins, cette raison logique n’est pas la loi qui régit les actes du propriétaire prêteur ; ce sont la sécurité ou les risques qu’il court à l’endroit de la restitution de sa chose à l’époque convenue. Dans ce dernier cas, la solvabilité réelle, le crédit moral déterminent seuls le taux de l’intérêt .
(1) HuDiier, p. 30.
L’intérêt du capital répond à trois nécessités : i*’ dédommagement pour la chose empruntée ; 2^ détérioration du capital, s’il s’agit d’une propriété mobilière ou immobilière; 3” compensation du risque couru pour la restitution ou dans les chances industrielles ou commerciales, lorsqu’il intervient en qualité de propriétaire ou de commanditaire.
D’autres causes extérieures viennent aussi influer sur l’élévation du taux de l’intérêt des capitaux, telles, par exemple, que les guerres, les troubles civils, l’insuffisance des lois, la faiblesse de l’ordre politique et administratif. C’est ainsi que la prospérité publique se trouve indissolublement liée à l’état du pouvoir qui régit la société.