‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 13 sur 83 · NOMBRE · texte numérisé non relu

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Iiiterpi-étoDS ces résultats : la température avait été portée à 1 15*; li 1 n,>", la tourmaline , quoiqu'elle fût électrique auparavant, a commencé à se fixer entre les deux tiges verticales qui communiquaient a\cc les deux pAles de la pile sèche; à 100°, les oscillatious étaient mesurables. Depuis lis' jusqu'à 100°, moment où le refroidissement était le plus rapide, l'intensité électrique croissait très- lentement; dc 100° à 00*, l'acorolsseraent de l'intensité a été rapide, puis il l'a été moins jusqu'à T0°; de 70° à -lO", il est resté sensiblement stationnaire; de 40° à 20", il a diminué dans la même proportion qu'il avait augmenté depuis 100° jusqu'à 70°. La polarité électrique a dispam entièrement à ib", quoiqu'elle n'eût commencé à paraître qu'à 50*, quand on a élevé la température. Plusieurs tourmalines ont donné des résultats semblables. On voit donc que l'iutensité électrique de chaque p61e n'est pas en raison directe de la vitesse du refroidissement. La loi des variations de l'intensilé électrique, qui est très-compliquée, dépend probablement du pouvoir conducteur de lu tourmaline , et de la force coercitive des parties constituantes, laquelle force s'oppose à la recomposition immédiate des deux éleetrieités. H n'y a pas d'autn moyen d'expliquer, en effet, pour quel motif la tourmaline est encore électrique par un refroidissement lent à lâ°,tandis qu'elle ne le devient qu'à 60" quand on la chauffe. D'un autre côté , s'il est facile de mesurer l'intensité électrique de la tourmaline pendant son refroidissement, il n'en est pas de même lorsqu'on élève la température, attendu que son état électrique change avec une assez grande ntpidité.

GHAPITBB II. 63

Bans le tableau précédent , nous avons donné le nombre des oscillations produites dans trente secondes. Pour remonter à l'intensité de la force qui les a produites , on peut considérer la tourmaline suspendue comme deux pendules , dont le point de suspension serait le milieu de cette pierre, et qui oscilleraient de chaque côté du condacteur en relation avec les pôles de la pile sèche; dès lors» les intensités de la force électrique de la tourmaline seraient en raison in- Yerse du carré du temps de chaque oscillation. En partant de cette supposition , on aura pour les rapports des forces électriques les nombres suivants :

de 100 à 90° =0,11

de 90 à 80' = 0,19

de 80 à 70* = 0,25

de 70 à 60*" = 0,25

de 60 à 60** = 0,25

de 50 à 30** = 0,16

de 80 à 20' = 0,054

On voit par là comment diminue l'intensité de la force électrique par le refroidissement.

Dès l'instant que les effets électriques produits dans la tourmaline par l'élévation de température sont inverses de ceux que donne l'abaissement de température, il en résulte que, si les deux extrémités 06 se refroidissent pas en même temps , ou bien qu'il y ait élévation â'un côté et abaissement de température de l'autre , il pourra se faire ([Qe l'état électrique de la tourmaline varie de six manières différentes, savoir :

A fan des pôles , à l'autre.

(+) (0) au passage.

Le premier état a lieu lorsque toute la surface de la pierre est ex- Posée également à un refroidissement ou à un échauffement.

Il en est de même du dernier.

Quant au second et au troisième, ils se pTodmseiïi\.\ats^^\\«i ^^^ P^^essealemeat est dans un état de refroiââssemeiil^lwckâà&^^Xwto'^

S4 ËLEUETSIS D'ELECTEO-CHIHtB.

est dans un état d'échauffement. Relativement an quatrième e* sn cinquième, ils se présentent toutes les fois que l'un des pâles se trouve dans un étal d'échauffement ou de refroidissement, et l'autre dans ne état statioiinaire.

Tous les faits exposés jusqa'ici prouvent bien que les effets élee- Irlqnes de la tourmaline sont 1b résultat de la dilatation et de la COBtracllon, et que, lorsque la température est statiounaire , il n'y a aucun elTet électrique produit. Si nous nous reportons aux effets de clIVDge , nous trouverons analogie dans les résultats. Dans le cas actuel, la chaleur, à mesure qu'elle est communiquée, dibte les partlH, opère une espèce de clivage , et doit mettre en liberté , sur les d«u faces en regard, les deux électricités. Nous verrons plus loin ( ment ce dégagement peut produire les effcls observés,

Il est bien démontré maintenaut par les expériences précédentci que la polarité électrique des atomes sous l'iufluence de la chaleur, cauïs supposée des affinités, ne saurait exister, puisque cette polarité cesse d'avoir lieu quand la température est statioouaiie. Les affinités ne s'exerceraient pas dans ce cas-là; ce qui ne peut être admis.

Nous ne devons pas omettre de signaler nne propriété remarquoUt de la tourmaline , que l'on a reconnue dès l'instant que l'on a ' mencé à étudier ses effets électriques. Quand cette pierre est électrhêe par échauffement ou refroidissement , si l'on vient à la briser e: point quelconque, chaque partie séparée manifeste un état clectriQDe opposé, de sorte que chaque moitié possède encore la polarité électrique. Cet effet ne peut avoir ILeu qu'autant que les deux électrîcitft, qui devienneiii: libres dans chaque moitié , sont dissimulées dantls cristal entier , dans le plau même de section. La tourmaline n'est pt le seul minéral oristalllsé qui jouisse de la propriété électrique par élévation ou abaissement de la température. Uaiiy a reconnu que cetto propriété existe encore dans les subslances dont les cristaux dérogeit à la loi de symétrie, c'est-à-dire dont les parties opposées correspWdantes ne sont pas semblables par le nombre , la disposition et la^ gure de leur face, et que le sommet qui est le plus chargé est celui ^ manifeste l'électricil^ positive par refroidissement. Les substance dans lesquelles on a reconnu In faculté électrique , sont : la («l la boracite, le mésotype, le silicate de zinc , le sphène, l'axinlté, tt prhénile.

Ce que nous avons dit sur les propriétés électriques de la tourmaline suffit pour avoû- nne idée des effets électriques produits par la ebaleur. Voici comment on conqoH cettKÇï(j4wiA\iiû..'û.i.\i'iiMi-ç

CHAPITBB II. 115

de tonnnaline devenue électrique , la tension de rélectridté libre Va en décroissant depuis chaque bout jusqu'au milieu , qui est à l'état b. D'un autre côté, l'expérience nous a appris que le clivage des cristaux coDStituait chaque partie séparée dans un état électrique différent , et qu'il était permis d'en conclure qu'il en serait encore de méihè si Von séparait deux molécules Tune de l'autre, et que la chaleur devait donner lieu à des effets de ce genre. Or , nous possédons un ïippareil qui nous présente, grossièrement à la vérité, les effets des substances minérales électriques : c'est la pile électrique, formée d'un certain nombre de plaques de verre, armées d'une feuille d'étain sur chacune des deux faces, et disposées parallèlement les unes aux autres, de sorte que la face b de la première communique, au moyen d'un fil métallique^ à la face en regard a* de la seconde ; la face b' , de celle-ci, à la face a" de la troisième , et ainsi de suite jusqu'à la dernière , dont la face &' communique avec le sol. Lorsque cet appareil est isolé ^ si l'on fait communiquer la face a avec le conducteur d'une forte machine, et qu'après l'avoir électrisée on rompe les communications entre le conducteur et le sol, au bout d'un certain temps les deux faces extrêmes ûet 6" de cette pile possèdent un excès d'électricité contraire, et chaque moitié de la pile, une électricité également contraire , dont l'inteosité va en diminuant jusqu'à la lame du milieu , qui est à Tétat ueutre. Voici ce qui se passe :

La face a possède une charge électrique en partie libre, en partie dissimulée par l'électricité de nature contraire qui est fixée sur la face ^; il en est de même de la face a" par rapport à la face ô, et ainsi de suite jusqu'à la dernière. L'excès d'électricité libre décroît rapidement d'un élément à un autre.

Si l'appareil était parfaitement isolé , il n'y aurait aucun changement dans son état électrique; mais comme il se trouve dans un milieu qui enlève à chaque surface une quantité d'électricité proportionnelle à l'excès qui est libre , il eu résulte que cette perte sera plus grande pour la face a que pour la face a' , et ainsi de suite jusqu'à la face b" q^i n'a pas d'électricité libre. Il résulte de cet état de choses que a ^yant perdu une portion de son électricité libre, né pourra plus neutraliser sur b la quantité qui s'y trouvait auparavant. Il en est de même à l*égard de b\ et de même pour les faces a", a'", jusqu'à la dernière *" qui ne se trouvera plus alors avoir son électricité complètement lieiitralisée, de sorte qu'une portion deviendra libre. Cette portion, d'abord très-petite, augmentera successivement , et ^erdva éç|ak.vûsxÀ. pàtràctlon absorbante de J'air, maïs moins cpxè\es ^otXÀswi&NSû^^

56 ELEMENTS D EtECTHO-CHlMIE.

des autres lames , puisqu'elle est d'abord trè«-faible ; mais la perte d'électricité libre diminuant de plus en plus sur la première face et augmentant sur la dernière, et les lames iiitei-médiaires éprouvant des effets semblables, il en résultera que les électricités des face* extrêmes arriveront à l'égalité, et posséderont, par conséquent, deuï élcctricilés égales et de signe contraire , lesquelles iroat graduelle ment en décroissant jusqu'au centre où il n'y aura pas d'électricité libre. En rompant la pile en un endroit quelconque, on sépare les deux électricités qui étaient dissimulées ; de sorte qu'on aura surcliaque face séparée une certaine quantité d'éleetricilé libre, de nalore contraire à celle de l'extrémité correspondante.

ta tourmaline , la topaze, elc, nous présentant des effets absolument semblables, on doit rechercher si la cause indiquée précédenimcnl n'interviendrait pas dans la production de ces effets. La topaze, par exemple, n'a qu'un seus de clivage perpendiculaire à l'axe de cristallisation; si l'on enlève une lame, elle prend un excès d'électricité contraire à celui qu'acquiert la face en regard , et cela quel que soit l'endroit où l'on opère le clivage : c'est donc une disposition semblable à celle de la pile électrique. Cela posé , lorsqu'on élève la température du cristal, on écarte les lames dont l'épaisseur est celle d'une molécule, on doit avoir alors un dégagement d'électricité analogue â celui obtenu dans le clivage; de sorte que la substance conduisant mal, il peut se former une pile semblable à celle que nous venons de décrire , en admettant que chaque molécule , par l'effet du refroidissiement ou rabaissement de température, possède deux pôles électriques contraires; que l'espace interstieiel remplace la tige métallique, et que le système cristallin soit tel que l'une des faces de chaque lame renferme les pAIes de même nom, et la face en regard les pôles d'électricité contraire.

Ce qui tend encoreà assimiler la topaze et les cristaux électriques au» piles électriques , ce sont les effets produits quand on brise la pile oa une topaze. Chaque partie séparée manifeste encore une électricité de signe contraire, comme si ces deux électricités étaient dissimulées avant la rupture.

Le même raisonnement s'applique à tous les cristaux autres que la topaze, dans lesquels le clivage n'est pas aussi net que dans celle-ci; car, bien que ce clivage n'existe pas toujours, on conçoit cependant , d'après les idées que nous possédons sur la cristallisation, que la nature ait emploj'é un mode de superposition semblable ; seulement, nos moyens mécaniques sont iusuffisants pour opérei- laség^ ration de ces lames.

CBA.PTTBE II.

'Des effiit» éléctrigues produits dans les actions chimiques.

Nous avoDS posé en principe que, toutes les fois que les molécules des corps perdent leur position d'équilibre par une cause quelconque, il y a dégagement d'électricité; nous l'avons prouvé quand elles sont ébranlées, séparées par des actions mécaniques; il s'agit de montrer Hctaellemeot qu'il en est encore de même quand les éléments des corps se séparent ou se réunissent pour former de nouvelles combinaisons.

Quiconque vent employer l'électricité comme force chimique doit étudier ^ fond les effets électriques produits dans toutes les actions chimiques, de quel que nature qu'elles soient, et examiner ensuite comment on peut utiliser ces effets pour opérer des combinaisons et des dccomposilions. En chimie, on se borne à faire concourir à l'action des aflinltés, la chaleur et quelquefois la lumière, et l'on ne tient aucun tampte de l'électricité dégagée dans de faibles rénctions chimiques ; on se prive par là d'une puissance énorme dont on peut disposer lujnurd'hui pour donner une grande énergie aux aflinités. Cette puissfitice, qui reste silencieuse dans les corps, est demeurée inconnue josqa'au commencement de ce siècle; mais ce n'est que depuis une domaine d'années qu'on est parvenu à démontrer les grands avantages que la chimie et l'industrie peuvent retirer d'une force qui , pour l'énergie, est supérieure à celle de la vapeur, et dont les applications BDroQl peut-être un jour plus d'importance encore , attendu que les piogrès de la civilisation amenant le défrichement des forêts et l'cpuisi^raent des houillères, il arriveia une époque où le combustible sera ssez rare pour qu'on ne puisse se procurer tous les métaux dont on a besoin ; alors force sera de traiter ceux-ci par voie humide. L'é- Itctricité, à cette époque encore très- reculée, sera l'un des plus grands véhicules de l'industrie.

lorsqu'un corps réagit sur un autre, outre la combinaison , il y a production de chaleur et dégagement d'électricité; or, comme la chalear dégage également de l'électricité, il s'ensuit qu'il faut tenir totnpte de la première cause si l'on veut mettre en évidence les effets électriques produits dans les actions chimiques.

Nous allons étudier successivement le dégagement de l'élec- Udté; 1° dans la réaction des dissolutions les unes sur tes auiRs; a" dans la réaction des acides ou des dissolutions salines sur te métaux ; 3" dans lu réaction de deux métaux différents sur un ou ^Htiears liquider; 4° d^os la combustion ; 5° âau&Aaà^myïâXvinx

58 EI.EUB?rrS D ELECTBO-CHIMIB.

chimique ; 6° dans les dissolutions en général ; T' dans PaeMld

niique de la lumiërej 6" et enfin dans les actions capillaires.

Présentons d'abord quelques exemptes du dégagement d'électricl dans les actions eliimiques pour en avoir de suite une idée oette.

Premier exemple. Lorsque l'on plonge l'un après l'autre dans i' eidc nitrique ordinaire les deux bouts du Ql de cuivre d'un mi tiplicateur, on a aussitôt un courant électrique qui réagit sur l' giiillc aimantée de telle manière que le bout plongé le premier pà au liquide l'électricité positive. Cet effet est dû à la différeiicë i actions chimiques exercées par l'acide sur les bouts du fil, diffërn en faveur du bout plongé k dernier qui est le plus attaqué, attendu q sa surface est recouverte d'une couche d'oxyde. Dès lors, qaaod acide réagit sur un métal , celui-ci dégage de l'électricité négativ^' l'aeide de l'électricité positive. Il est facile de prouver que le d^ gement de la chaleur dans la réaction chimique n'est point la càt de ce phénomène.

Deuxième exemple. Plongeons dans de l'acide nitrique pur dti bouts de deux filsd'or ît surface très-propre, en communications les deux autres bouts avec les extrémités du fil d'un multipltcateor lîl long, il ne se produit aucun eiïet; mais si l'on ajoute une tri petite quantité d'acide chlurhydrique près de la partie immergéei l'un des deux bouts, l'aiguille aimantée accuse aussitôt, par sa dévj ti<jn, la production d'un courant , dont la direction indique que bout attaqué prend à l'acide l'électricité négative, et lui donne l'été trieité positive. En remplaçant l'un des fils d'or par un fil deplatti les effets sont les mêmes , c'est-à-dire, qu'il n'y a production de ec rant qu'autant qu'on ajoute de l'acide bydroehlorique, et le bonii taqué prend encore l'électricité négative. Cette expérience njeî^ de doute ce fait fondamental, que lorsqu'un acide réagit sur nDti tal , l'acide prend l'électricité positive, le métal i'éleclrieité ^f^SI Bien que l'effet produit paraisse simple, il est cependant coiûds comme on va le voir; mais, pour l'analyser complètement, not" Ions exposer les effets électriques produits dans la réaction lutions les unes sur les auti'es.

Effets éleclriques produits dans la réaction des dissolutiotu A vnes sur les autres.

Beprenons l'expérience dans laquelle nous avons fait agir un g lù'oe et or, en communication avec mû. ma\Xi'5\wB.\K*is.,'sX.\J

CHAPITBE II. 59

«de l'eaB régale; il se forme du chlorure d'or, lequel réagrt wr l'tauî'Wae là résultent des effets électriques dans le même sens,

tt-à-dire que le chlorure d'oi- prend réleclricitél^eâwm Ce coutest dirigé dans le même sens que celui qui résulte de l'action ban régale sur l'or, de sorte que les deux courants s'ajoutent enile, et tendent conséqneramcut à augmenter l'intensité du cou- I électrique. On est conduit par là à étudier les effets électriques ■ liluttaat de la réaction des dissolutions les unes sur les autres. ^ bas dirons que , lorsque l'or est attaqué, le bout immergé s'én tktnOé , tandis que le bout ilc platine reste à ta température ordl- J' "Mire. Celte différence dans la température des deux bouts de fil est »i lustà une cause de dégagement de réieetricité. On voit par là com- •^ iini la question du dégagement de l'électricité dans les actions chi-

* BJiîUES est complexe et demande de soin pour être étudiée,

" Supposons que l'on mette dans une petite cuiller de platine en nmmu ni cation avec un des bouts de fil du galvanomètre une soln-

* Bon de potasse caustique, et que l'on plonge dans cette solution une "i tpnlule en platine humectée d'aeiUe nitrique en communication avec « l'sutre bout du fil du multiplicateur, on a aussitôt un courant élec- ' lrii]uedes plus énergiques, dont ladirection, indiquée par la déviation

iBraiguille aimantée, montre que, lors de la combinaison de l'aeide ft l'alcali, l'acide a pris à ce dernier l'électricité positive. Ce fait ledans le principe précédemment énoncé, D peut faire l'expérience d'une autre manière. On prend deux ffllles en porcelaine ; on verse dans l'une une solution de potasse r ou de soude caustique, et, dans l'autre, de l'acide nitrique. Dans Llibcun des liquides plonge une lame de platine en communication Bl'nn des bouts du fil d'un multiplicateur. VientKin à établir la imanîcatioD entre l'acide et l'alcali , au moyen d'une mèche de d'usbeste, il y a aussitôt réaction de l'acide sur l'alcali , par suite, production d'un cuuraut électrique dans le sens indiqué rpi'éeèderament. Si l'on veut avoir des effets plus énergiques, on ' Dptrc de la manière suivante : on prend une cuiller de platine et une le de même métal que l'on met en communication avec le multifatenr; on remplit la cuiller d'acide, et on lise entre les branches B [rïnce un morceau de potasse; à l'instant où l'on plonge ce dertdans l'acide, on a un courant trés-énergique dirigé comme il est I précédemment ; mais cette méthode d'expérimentation , ainsi vies précédentes, n'est pas à l'abri des objectiODa ies çtvwiûww. Wid/hetteat des effets électriques de coûtatl Vttifeç&u&MosyàEù.

eO ÉLÉMENTS D ELECTBO-CHIMIE.

des réactloDS chimiques. Four éviter ces objections, on opère si on preud deux capsules en platine remplies d'aeirle nitrique, mises en communication iivec un multiplicateur à fil long | deux lames de platine ; on place les deux capsules à un décimètre d| distance l'une de l'auCie , et on les fait CDmrouuiqner au moyen d'ol mèche de coton imbibée d'eau, et soutenue eonvenablement an n lieu; cette mèche, en raison de sa longueur et de la diffcrenceif poids spécifique des deux liquides , s'oppose longtemps à leur k nion ; vers le milieu , on pose doucement avec un tube, à côté l'oi de l'autre, une goutte d'acide et une goutte de la solution alcalin Tant que les deux gouttes sont séparées, il n'y n aucun effet pi duit; mais dès l'instant que leur réunion a lieu, il y a productt d'un courant électrique qui annonce que l'acide a laissé dégagera l'électricité positive et l'alcali de l'électricité négative , comme dî les expériences précédentes ; dans ce cns , on ne peut attribuer Vttti produit au contact du platine, d'une part avec l'acide, de l'autre art l'alcali, puisque le platine est en contact de chaque câté avec de lï cide nitrique; en substituant d' autres liquides à l'acide et â l'alcali on a les résultats suivants :

l'acide hydroehlorique.

— acétique.

— Ditreux.

{ les dissolutions alcalines.

de nitrate, de sulfate, de chlorures ncnt L'acide nitrique est négatif! l'acide snlfurique.

avec 1 — phosphoriquc.

cide hydrochlorique.

— sulfurique.

' les dissolutions alcalints, salines, c

L'acide nitrique est positif^ , avec

L'acide phosphoriquc est) positif av{

On voit que l'acide phosphoriquc est le plus positif de tousM quides; or, le contact de l'acide nitrique avec la dissolutioodf trate de cuivre, et en général la réoclion d'un acide avec une ân combinaisons, ne devant être considérés que comme des dissoloM . on doit en conclure que celles-ci prodiiiM'nt des effets élM analogues à ceux qui ont lieu dans les cnmbiiiaisoi ' Four observer les effets électriques produits dans la réactiM l| «aifes et de» alcalte aor Veau, a Aw a\sa<A'atoTaT«M!tt»>,^

CH&PITAB II. ai

5 autres, on opire de la manJère suivante : si l'acide est solide, on B fixe un morceau entre les branches d'aue pince de platine, et on e plonge dans l'eancpie contient la cuiller; s'il est liquide, on plonge fidMrd une éponge de platine en communication avec un multiplinteur dans la dissolution acide ; on trouve alors que l'eau se coml»rte comme un alcali : avec les dissolutions alcalines, les effets sont bverses. On tire de là la conséquence que l'eau, en s'unissant à un Brïde, se comporte comme un alcali, et qu'elle joue, au contraire, le Mie d'acide dans sa réaction sur les alciilis.

■ Quant aux sels neutres , on ne peut opérer que sur des solutions à ffiffiérents degrés de concentration, car ils ne sont pas conducteurs

6 l'état solide; celles qui sont le plus concentrées sous le rapport B» effets électriques, se comporltnt à l'égard de celles qui le sont ÉMina, comme les acides dans leurs combinaisons avec les alcalis. E«s doubles décompositions opérées dans la réaction de deux solutions de sels neutres ne donnent lieu ù aucun effet électrique. Ce lUt prouve que, dans les doubles décompositions, il y a neutrallsa-

i Vtva complète des deux électricilés dé^ngées. Il est nécessaire, d'une que les deux solutions soieut parfaitement neutres, car l'excès ou d'alcali de l'une d'elles, en réagissant sur l'eau de l'autre, rait lieu à des effets électriques ; de l'autre , que les deux solu- , renferment des quantités atomiques égales des deux sels. i

[u'une solution de potasse et un acide communiquent ensemmoyen d'un tube coudé rempli d'eau , il y a réaction de l'ade l'alcali sur l'eau , d'où résultent des effets électriques dirlle même sens que si l'acide réagissait immédiatement sur , et qui s'ajoutent quand les deux solutions communiquent au d'un fil de platine.

) venons de voir que les dissolutions , en réagissant les unes autres , donnent lieu à des effets électriques analogues à ceux m observe dans les combinaisons ; il faut montrer actuellement t ou peut reconnaître, par ces effets, s'il y a simplement comon solution, ce qui n'est pas toujours facile en chimie, quand tctions sont tellement faibles, qu'il en résulte de si petites quanle composés qu'il est impossible d'en constater l'existence, ou [uand il y a de Ij-cs-l'aihles variations de température. Four cela, :re de la manière suivante, d'après M. Peltier : l'appareil com- 'se compose de deux multiplicateurs , d'une pile tliermo-élec trique Bt de deux capsules en platine. On en prend une , que l'on met en •cottuuuaicatiou avec J'iiu d& bouts da fH d'ua mulUv^ca,\fi\u ^ tiV

62 ÉLÉUKNTS D'ÉLEGTBO-CHIHn.

long , puis un trépied thermo-électrique composé de trois coa^^ bismuth et anlimoine , dont les extrémités inférieures sont de ^^ pair ou impair, afin qii'étunt échauffées ou refroidies en mêmeteta'^ elles produisent des courants dirigés dans le même sens; on po^*^ seconde capsule en communication avec l'autre bout du fil do plicateur sur le trépied ou pile Ihermo-électrique qui est en rela'C avec un multiplicateur à iil court, et l'on joint les deux capsulev moyen d'une mèche de coton ou d'asbcste. On verse dans chaque « suie une dissolution, et les deux dissolutions agissent alors l'unel l'autre. S'il y n combinaison, les deux capsules s'échauffeut^c^ qui repose sur le trépied lui communique de.la chaleur qu'elle a pdl et qui est aussitôt accusée par l'aiguille du multiplicateur tttemi électi'ique. S'il y a simplement solution, l'abaissement de tempéi ture de la capsule produit un courant thermo-électrique diri^i sens inverse du premier, de sorte que la direction du courant thcra électrique suffit pour indiquer quand il y a conibiuaisfm ou siiialk lors même que les variations de température qui en résultera seraient excessivement faibles, et exigeraient des thermomètres d' grande sensibilité pour être appréciées.

Analyse des effets éleclriqms produits dans la réaction des lifuiit sur les métaux.

Ayant analysé les effets électriques produits dans la réaction dissolutions k-s unes sur les autres , de manière a faire ressorte I lois qui les régissent , nous allons étudier ces mêmes effets la réaction des acides et des dissolutions salines en généi-al SW I métaux. Keprenons l'expérience déjà citée.

Soient deux capsules  et A' remplies d'acide nitrique, otci muniquant ensemble au moyen d'une mèche d'asbcste : ai prend deux lames d'or , et que l'on mette chacune d'elles eo * munication par un bout avec une des extrémités du 111 d'un t Bplicateur, et que l'on plonge les deux bouts libres, chactw i lihc capsule , il n'y a aucun effet électi'ique produit toutes teft que les surfaces ont été lavées avec soin dans de l'eau distillée, | enlever les corps étrangers adhérents ; mais si l'on vei-se dans If i Aule A quelques gouttes de chlorure d'or près de la lame qui y pbf^ l'aiguille aimantée est aussitôt déviée fortement, dans un sens t«l le bout A devient négatif par rapport au liquide; si, au lieu de la dl solutlpa, on yerse tjuel^es gouttes d'acide hydrocliloriq^gjr

e.fiaps le premier eas|, l'effet est dû à \f^ réaetioB de l'acide n^ ur Je chlorure d'or ; dans le deuxième, à la réaction de i'eaa iur l'or, et à celle de la dissolution formée sur l'acide nitrique. eux causes qui donnent lieu à un dégagement d'électricité même sens , attendu que la dissolution d'or est négative par à Tacide ; on ne peut donc douter que la réaction des deux li- /exerce une influence sur les effets électriques observés dan^ on de l'eau régale sur l'or. Cette expérience montre combien ficile de déterminer immédiatement le dégagement de Téleclans l'acte même de la combinaison d'un métal avec un acide, on faite de la réaction de la dissolution qui se forme sur le nvironnant On y parvient néanmoins de la manière sui-

nplit deux capsules A et A' d'une dissolution de nitrate de que l'on met en communication au moyen d'une mèche de t l'on plonge dans chacune d'elles le bout d'une lame de cuilitement décapée, dont l'autre est en relation avec un multi- ' : il ne se produit aucun effet électrique ; mais si l'on verse te d'acide nitrique dans le liquide de la capsule A, le cuivre ^e dedans devient fortement négatif. Dans ce cas, on a bien 3ctrlque résultant de la réaction de l'acide sur le métal ; car nt produit dans la réaction du composé qui se forme sur la 3n environnante, doit être très-faible , et même nui , dans le i solution de nitrate est saturée.

a et son sulfate, le fer et son chlorure, le plomb, Tanti- ; le bismuth, agissent de même que le cuivre par rapport à ses ons , quand on sgoute quelques gouttes d'acide. Il en est e du zinc, du fer, avec les dissolutions de leur nitrate. Le 3mpare de l'électricité négative, conformément au principe mais avec des dissolutions de leurs sulfates, ces deux derniers produisent quelquefois des effets inverses ; à l'instant où l'on oelques gouttes d'acide sulfurîque, le métal devient positif, donc combien il est important , dans les appareils destinés à I de l'électricité au moyen des actions chimiques , de prendre dération les effets résultant de la réaction des dissolutions les • les autres ; car il peut arriver quelquefois que cette réaction, me cause puissante de dégagement d'électricité , contrarie les :e l'on a en vue.

os ce qui se passe dans la réaction de deux métaux différents m plusieurs liquides. Pour bien interpiétiec c^ ^^ste^Vit^oX

64 ÊLÉUEnTS D'ÉtECTRO-CHlMIE,

partir au principe que lorsqu'un métal est attaqué par un qui agit comme acide, il reud libre de l'électricité négative et le liquide de l'électricité positive. Il suit de là, qu'en plougeu deux métaux différents, en eommunication par uu fil métalliqoe dans un acide ou autre liquide actif, on a un courant électrique i à la différence des effets produits. Dès lors, si l'on \eut atteindre maximum d'effet , il faut que l'un des deux soit attaqué , et qi l'autre ne le soit pas. C'est cette condition qu'il faut remplir dans 1 construction des pik's voitaïques, ou toutes les fois que l'on V9 avoir des effels puissants.

Analysons quelques cas. Le plus simple est celui où chaque taH^ en relation avec un multiplicateur plonge dans une capsule reon du même liquide, et la communication établie entre les deux caj au moyen d'une mèche d'asbeste. Pi-enons une lame de cuivre, tu lame de zinc et une solution de sulfate de zinc. A l'inslant del'ti mersion, le cuivre prend au liquide l'électricité positive, etle^ l'électricité négative. Ce fait nous démontre, comme du reste on den le prasumer, que le zinc est plus attaqué par la solution que ne l'ait' cuivre. La chimie n'aurait pu le prouver d'une manière aussi direell Supposons la déviatiou de raigutlle aimantée de G2° ; si l'on iJQB qudques gouttes d'acide nitrique ou de nitrate de cuivre dans la <^ suie où se trouve la lame de cuivre, et où l'action chimique a la moins forte, l'aiguille, au lieu de rétrograder, parce que ■ cuivi'e est plus attaqué , se porte à 86", et reste stalionnaire dfll cette position. Pour expliquer ce fait, il suffit de tenir compte de réaclil^n de l'acide nitrique ou du nitrate de cuivre qui se forme ciHil nuellement sur le sulfate de zinc. Dans cette réaction , la solution! nitrate de cuivre étant positive, par rapport à celle de sulfate de Ein on a un courant dans le même sens que le premier ; par conséqadU son intensité doit être augmentée. Cette explication est la seule l'on puisse donner ; car si l'on ajoute la même quantité d'acide TiHfl que dans l'autre capsule, l'intensité du courant est diminuée sensibB ment , ce qui ne peut provenir que de la réaction de l'acide nitriqaofl du nitrate de zinc formé sur le sulfate, et d'où résulte un couraotd sens inverse de celui qui est produit par la réaction du sulfate zinc. Nous avons opéré avec ce dernier sel , alin de montrer l'iuflilAK qu'exerce sur l'intensité du courant la réaction des solutions les sur les autres. Les faits suivants serviront encurc à miltre cettell* Uuencc en évidence. On a pris une petite bulle en verre on en buisvcT* niasé, diriaée eu deux comftirtiments au mo^en d'uu diaphragmi*;

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