‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 20 sur 83 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ItâTenwit & celui-ci comme l'oxygène. Lorsque les lames d'w «a de platine produiseut des effets secondaires tels que ceux, dont il ^agit, on dit que les lames sont polarisées. On doit se mettre en garde dans les expériences délicates contre cette polarisation , quand des fameasont restées longtemps eu coulact avec l'air, sansquol un attribne à d'autres causes les effets dont il est question. Nous renvoyons pour plus amples renseignements à notre Traité d'éleclricHd, t. V, deuxième partie , p. 13.

Des effets électriques produits tlans l'action chimique de la lumière solaire.

On doit retrouver dans les phénomènes chimiques produits sous l'iufluence de la lumière solaire les mêmes effets électriques qui aecomfagnent les actions chimiques en général. Les premières recherches .pour observer ces effets sont dues â M. Edm. Becquerel , qui en a i^bliù les résultats en juillet 1839. 11 avait remarqué qu'en faisant agir un faisceau de rayons solaires sur deux liquides superposés avec iHin et agissant chimiquement l'un sur l'autre, il se développait un courant accusé par un multiplicateur très-sensible , dont les deux ex- 'bémltés étaient en relation avec deux lames de platine plongeant 'dans les dissolutions. Le phénomène observé était complexe, attendu ^'il se compliquait de faction de la lumière sur les lames de platfaie; M. Edm. Becquerel fut conduit ainsi à faire une série d'eupédences touchant l'action des rayons solaires sur les laines de métaux inoxydables.

Quand deux lames de platine, communiquant avec un galvanonëlre, plongent dans un liquide conducteur. Il n'y a aucun effet âectrique produit toutes les fois que les lames sont très-propres et qu'elles ont la même température; mais pour peu qu'il y ait entre Hlles une différence de température, il se produit un courant dont ll^Oensité et la direction dépendent de la nature du liquide. Or, QMnnie le phénomène se reproduit quand on expose inégalement aox rayons solaires deux lames de platine ou d'or plongeant dans une solution acide, neutre ou alcaline, il s'agit de voir jusnn'^ quel point la radiation calorifique intervient dans la production .<l)l^phénomène. Pour cela, il ne faut pas perdre de vue qu'une lume CLude est négative par rapport à une lame froide, lorsqu'on plonge 'I^oe et l'autre dans l'eau ou une solution alcaline, ces dc.ia lames

raniquimt métaUtquemvat ensemble , tandis qae \e cQu\,fù^ Dl ,

M BLBMEnrS D'éLËCTBO-CHtMIB.

Iten dans tin acide. Les effets étant les mêmes par le contact Wi ifaidt froid avec un liquide chaud , on peut en cniirlrire que l'ttd tlon d'une lenie chaude de métal dans un liquide éehanffe \i tt Uqnidequi entoure eettelame : d'où résulte un courant éléctriqi à la réaction de iaconche chaude sur le liquide envirouiiaht.

Pour observer les effet de la radiation solaire, on se Sert &e pareil suivant (pi. 1, flg. 12 bis), qui est composé d'uitebofWëH noircie intérieurement et partagée, par une membrane trèA-ftHM deux compartiments que l'on remplit de la solution d'essai ; dam cun d'eux plonge une lame de plattne ou d'or, dont la sarttice chauffée préalablement an rouge ; ces lames sont mises en relation un multiplicateur à lit long, et placées horizontalement poui mieux (tiSuenrées par Ja radiation stilàire. t^hquè compiirttm'ei reeoil*evt d'iihe ptanchetle mobile formant couvercle, et qn'ft lève t|Uâiid on veut opérer. Lorsque les compartiments renfet' une solution alcaline, on trouve que la lame exposée aux rajTHi ISires prend au liquide l'électrlcilé négative; c'est l'inverse a?e( solution adde. Dans le premier cas , la déviation est de 2 à 3°; d< deniiëme, de fi à 7°. On pourrait oroire que ces effets sont dus à tiOD caloriflque des rayons solaires; mais il n'en est pas aîn9i, isô dn peut le voir en c(im{)Brflrit , SoUs le rapport des effets êlecttt^ l'ordre des écrans de verre ciiloré placés successivement sur \'Bp^ avec l'ordre de ces mêmes écrans placés sur les deux pAIes d'uW thermo^leclrique, car on trauve alors (Jue l'effet n'est ^fl rfly6tineniênt catortflqDe.

Pour reeonuailre comment les diverses piirlies du spectre ftJ^sS sur lès lamé* de platine , uoe de ces lames flit placée Verttcaleniet)! fit tomber dessus les rayons colorés du sjiecire formé en réfhictal rayons directs du soleil. Les deux compartiments élaietlt feinplfij acidulée; daiis celui cuehé à la lumière se trouvait Utie lame de pi en relation , comme l'autre, avec un multiplicateur.

Voici les effets obtenus : ■'

j rouges.

n dans les rayons j'^'','};;»^-

! indigo.

Fuibln Hdlon dans les rajoiis

Action marquise daits tes njoM. . . .

On peut conclure de ces résuUats que les ra.Vona qui i^

sur les lames de platine ou d'or plougéiis dans des dissolutions , 1

cSapithe II. 87

I da elfêtB 9fe (ih'iilëûr. iïaîs quel est le mode d'action de ces rayons? Quoiqa'oD ne puisse répondre catégoriquemeDt â cette questioo, cependant , comme les effets sont presque nuls qunnd les surfaces sont trés-nettes , il est probable qu'ils sont dns à Taction des rayons ,ehi~ miqoes sur les corpuscules adhérant aux surfaces. Pour voir jusqu'à quel point cette conjecture est foudce, il faut examiner l'influence qa'esercent le charbon et divers oxydes placés en couches três-minees sur les lames; dans ce cas; on trouve que les effets, au lieu d'être plus considérable!), sont au contraire moindres ; d'un autre cdté, ai le phénomène est calorifique, la présence de ces corps devrait augmenter le pouvoir absorbant du platine.

Ou ignore si l'allération excessivement faible du plnline n'interviendrait pas dans la production du phénomène: ce qui est certain, c'est qu'en opérant avec une lame en contact depuis plusieurs jours avec l'eau , le courant est moins fort que lorsqu'on vient de faire rougir la lame.

Voyons maintenant ce qui se passe en opérant avec des lames de mêlai onydable. On s'est servi d'abord de lames de laiton , et pour liquide, de l'eau acidulée par quelques gouttes d'acide nitrique. Lis ' biiiies ont constamment donné itn courant de 4" ix 5", dont la direciSon était (elle, que la lame exposée au rayonnement prenait au liquide réleclricité positive, effet inverse de celui qui aurait eu lieu à Is lame eût été attaquée par l'eau nciduIcC.

Deux lames qui avaient déjà servi furent employées comme électrodes à l'é^rd d'une pile de trente éléments : la lame positive s'est oxydée, tandis.que l'autre est restée brillante; alors on lesa.e^pories successivement aux rayons solaires. La lame brillante s'est comportée comme auparavant, c'est-à-dire qu'elle a pris l'électricité 'poilHve ; la déviation de l'aiguille fut de 3" à 4°; tandis que ta lame Bxydée devint forlement négative, à tel point qiie l'aiguille du galvanomètre fut chassée violemment à 90°. Cette action éner- (çlque n'est produite que lorsque la lame est forlement couverte ' J'oxyde. L'ordre des lames étant intervei'ti , les effets fui'cnt les rhê- Hies; nous dévobs faire remarquer qu'elles n'étaieût misés en eipé- Hence qu'après avoir perdu la polarité qu'elles acqiiicrctit qtiahd elles fWvent d'électrodes. En employant comjne écrans les dltîérents verrwcoloiT.'i ci-dessus mentionnés, on a obtenu les résultats suivahis, m exposant h lome oxydée aux rayons soliiires :

Eer»ns.

ÉLÉMENTS d'elECTBO

InleuKitëducuuraul.

Rapport des effeU prodkHl,

l'artion exercise SM»

riiiterpowyond-sucun

écna.

^^Vverre ^olet...

ronge..

La lame étant exposée aux diverses parties da spectre solaire, mi a eu :

S|ieclre InleDsité du couniL

Dans les rayons rouges. ., -. i

■— orangés •• i

En opérant avec ia lame de laitoii décapée et les écrans colorés, on a obtenu un conrant en sens inverse du précédent, dont l'intentM varie , comme on le voit dans le tableau suivant :

£crans. Intens

Sansëcran 4%;

Verre violet 2°

Rapport* des elTets pnidnjli.

Il y a deux effets Inverses bien distincts produits lors de l'a^ tioD des rayons solaires sur les lames de laiton : d'abord celui igti s'opère lorsque la lame est brillante et nette, et le second quli lieu lorsque la lame est ojydée; on voit, de plus, (]ue les é se comportent différemment par rapport aux rayons qui opèrent etf actions.

Avec des lames d'argent et de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, on a eu un courant de I° à S" , dans une direction telle , que la exposée était négative. Avec les lames qui avaient servi d'électrodM, les effets ne furent pas plus marqués. Cette faible action pouvant éttt négligée, on déposa sur leur surface des vapeurs d'iode et de brAnMi aOn de voir jusqu'à quel point l'on pourrait observer les efîetg électriques produits par la réaction de ces deux curps iiui' l'argent.

I CRAPITBE U, ^ Si

I rioflneDce de la lumière solaire. Chargée d'une couche mince d'iode, la lame prit au liquide l'électricité positive ; avec une couche épaisse , l'effet fut iuversB : dans le premier «as , la couche d'iodure d'argent passa i un état d'ioduration moindre ; dans le second, l'iode réagit sur l'argent. La déviation de l'aiguille fut de 45" à 50° , en opérant sons l'influence des rayons solaires.

Avec une couche épaisse d'iode et les divers écrans de verre coloré, on a eu :

Ëcians. Intensitë du coarant produit. Rapports des effets produits.

Avec la vapeur de brume, la lame d'argent e^iposée aux rayons solaires est devenue également négative relativement au liquide ; et l'iction tellement forte qu'à la lumière diffuse la déviation fut de 50°. La lame ayant été exposée à la lumière diffuse pendant 10', puis Uiae à l'abri du rayonnement et exposée de nouveau à son action , la déviation n'a plus été que de 3" à 4"; la réaction était alors en grande partie terminée. Une couche de chlore , substituée à l'iode ou au brAiDC, a produit un effet à peu près nul. Les effets électriques que Dons venons d'exposer servent évidemment à reconnaître et même i mesurer jusqu'à un ceitain point les réactions qu'éprouvent les ffi^laux et en géuéral les corps conducteurs à la surface desquels on dépose des couches de diverses natures , sous l'influence des rayons nlaires.

Passons à l'examen des effets électriques produits dans l'altération te chlorure, brOraure et iodure d'argent sous l'influence de la lumière; effets intéressants à connaître pour expliquer un certain nombre de I bite, et en particulier ce qui concerne les actions produites dans la

photographie , sous l'influËUCe des rayons solaires.

1 Commençons par le chlorure d'argent qui se change peut-être

«n sous-chlorure, sous cette influence, et qui, en raison de sa

non conductibilité, ne peut êti'e employé qu'en couche très-mince.

Une des lames de platine plongées dans l'eau reçoit le chlorure nou-

wUeraeut préparé ; on dispose ensuite l'appareil comme il a été

I dit précédemment. A peine la lame est-elle exposée aux rayons

I ninlres , que le chlorure noircit ; l'aiguille du multiplicateur est aus-

r tittt^sâée danij uoseas gui annonce que la \&ine esX '^où^n^.^^

M BLEHKRTS I> F.LECTnO-CIIlM'

eflW i^liTientdêee que k chlorure <riUL:ciit prrml IVIectrif tire (lait ttansnlM ii la Inmc de platine an,: laquelle it est eti {04tflCt j tandis que le lîr|iLlcle [ireml l'électiiollé contraire, Cetle tupinnaéé lie peut être TaUe mec une lame d'argent qui serait attaqhil fMT Itiehlore provenant de la d('cnmpositlon ilu chlorure, d'où tfîiF ferait «n courant en sens invei-se du précédent. Il ftut tenir commit dfll'ElCtloa du rayonnemeiit8D}riii'cslirlc;)latine,qulprodatliin«a' ranten sens inverse, accusé par une déviation de 1 à 2". L'or Se ^ôporle comme le platine-

Si l'on veut avoir l'effet électrique produit pur la clt^coliiiiJtèitiN seule du chlorure d'argent, il faut interposer entre le métal et ie dilitrure une bande de papier iion collé. Comme on diminue alors je pouvoir de Iransmission du circuit , on n'a plus qu'une déviation de Su 4°. Pour que Je chlorure d'argent adhère suffisaramenl ù la lame, (t qu'il ne s'en détache pas, on la chauffe doucement dans robseiiriti Jusqii'â cegue le chlorure soit fondu; les effetssont d'autant plus liitetises que là couche de chlorure est plus mince.

Tels sont les phénomènes électriques produits dans l'oetion clilinique de la lumière , dont nous nous servirons pour étudier cette àdkD dans des circonstances où jusqu'ici on n'avait pu le faire,

M. Edm. Becquerel a construitun instrument auquel il a donDéleDMB mactinofiiètre électTO-chimiqve [fii;. i2,pl. I), et à l'aide duqttelJln' connaît les èft^s des rayons chimiqutis de la lumière solaire soiiBleiî fiiQnence. Cet appareil est composé d'une table longitudinale de 9 il mètres de lohgnéiir, sllr inquelle est fixée une règle divisée, 1^ toii| flé laquelle tiébt se mrtuVnir, avec très-peu de frottement, une plàiichettede bois carrée, supportant une cuve à eau. Celte cuve, cubl^ 6 i décimètre dé cOte^ Dans son inlérieur, rempli d'une solotioD ètni' due de siilfïile de sonde on de toute autre substance cooductrlcéSl l'électricité, plongent deux lames d'argent de 25 centimètres iit^ r^s cbacune, peu épaisses, et altuchées à deux montants en cnliR par deux fils d'argenl;;cé sont CCS inontants, fixés sur la planctiii!^ qui font coramunicfiier les lames avec les deux extrémités du gaJ*»nomètre. En avant ite la cuve à eau, et sur ta planchette, sont pla^ deux écrans: l'iin, eu cuivre, est percé d'une ouverture vertIcalêA rectangulaire de l iiehtlmètre de lai'geur, et aj'ant la hauteiif don cuve, au milieu de laquelle correspond l'ouverture; de soi-të'qâ, en éclairant l'écran, il n'y a que hi position de la lame d'argent pl«céb immédiatement defrière l'ouverture qui soit éclairée et qulttçelvfl les effets du reyonuaiaient. L'autre écran, Gomplétemenl '^

CHAPiTBE li. ti

que, peint en blni)c , est placé vis-à-vis du précédent, et immédJat^r I ment diwant lui , lorsque l'on veut intercepter fdiifé action du rayoa- \ nemeiit et connaître la portion du spectre solaire qui frappe le centre | de l'ouverture du premier écran. Cet appareil, pour l'étude de l'actjoa i ^çs rayons chimiques de la lumière sur les sels d'argent, est analogue 1 à ta pile thermo-électrique relativement aux effets caldnflques. Des effets électriques produits dans les actions eapUlaireSi

Lès actions capilliiîres sont celles qui s'exercent 6\i coîitiict dei ^ lldeâ et des liquides, et des Mqttïdes éiitré etix {juahd il ■à'y a phs corrp blnàlsonl elles cessent aussilMqvi'ùiiè couché de liquidé s'est dê^tosêl sur la surface des solides. !l ne peut doiic y àVOlr (Jiie des effttfe élefiJ 1 triques iu^ntanés. Mais comme il y a en même temjis [ll-oduction St I chaleur, que cette production est elle-même une cause dé dégagéitiem I d'éleclricllé , et que , d'un autre côté , le corps , avant d'être plOtigS ' dans le liquide , est recouvert d'une couche d'air , il s'ensuit que lëil ' effets électriques produits sont complexes, et tellement, qu'il eit très-* difficile de faire la part de chacune des causes actives. Nous ii'ert 1^1" sons mention ici que pour montrer ali Iccteut combien dfc jirëtJàrttlohS on doit prendre pour analyser tous les pliénomëués i-elfif Ifà au M^dJ^i^' ment de l'électricité. Pour obsiTver ces effets, on tabt en rafiftort ^Vfec l'on des boots du 111 d'un multiplicateur , une euillef dé platine remplie d'acide nitrique , dans If-quel on plonge une époUge de plaflhé 66 rapport aVet l'autre bout du fil { la Édillef et l'éponJ;e dySht été pISsieurs fois lavées avec l'acide nitrique, qu'on a chassé en faisantfdflglr les deu.i pièces. C'est après être àsSttré de la netteté déâ gorfHfcès, que l'on commence l'expérience. Souvent il arrive qu'en plongeant une épongebjen sèche dans l'acide delà cuilltr, ilyaunibrt dégâgemetit d'éleclricirà. L'éponge prend l'éleotMelté négative coitirttë tl elle était attaquée. Immédiatement l'ajgullle est chaf^sée dans utté autre direetioD , ce qui annonce que la lame et l'éponge se sont |)oltt^ risées de manière à produire un courant en Sens inverse; Avec de l'Hcide nitrique étendu , il n'y a pas de polarisatton , mais le premier courant persévère pendant quelque temps,* et linlt par disparaître. Il y a évidemment là un effet secondaire accusé par cette persévérancQ du courant. INous terminerons ce que nous avons à dire teltltiveinenl aux phénomènes électro-capillaires en faisant remarquer qu'à l'Iilstant où l'action capillaire se manifeste, elle doit faire éprOuve^aui molécules des corps qui en sont l'objet, un ébranlement qui suffit pour détruire oiomeutanémeiit l'équilibre des forces éleotrk^tiea.

^ ÉLÉMENTS D'ELECTHO-C

Du dégayevient d'électricité par l'injluence des courants étetf^ques et par les aimants.

Toutes les fois que des courants électriques ou des aimants setraih vent placés à peu de dislance des corps conducteurs, il en résulte do effets électriques parti eu li ei-g , observés pour la première fois pu M. Faraday, et qu'il a nommés ef/'els d'induction, et qui rentrent duii les phénomènes relatifs au dégagement d'électricité. Pour mettre « folt en évidence, on emploie la disposition suivaute : on enroule a spirale sur un cylindre de bois ou autre substance mauvais coadii» teur de l'électricité, deux flls de cuivre pareijfi, recouverts de soie, ayant chacun so à f oo mètres : ces deux iils forment deux spirales, dont l'une est mise en commuuication par ses extrémités avec un multiplicateur, et l'autre avec une pile à la Wollaston, d'un certfdii nombre d'élémenls. L'aiguille est aussitôt déviée ; mais elle revleal bientAt après dans sa position ordinaire d'équilibre. Il se produit un autre effet , mais en sens contraire , quand le contact avec la pile est Interrompu. Par conséquent la production des effets d'induction n'a lieu qu'à l'instant où commence et cesse le courant; ces^ffets n'ont donc qu'une durée instantanée. Le courant induit produit pu l'action du courant de la pile, nommé courant induclevr, est dirige dans une direction contraire , tandis que celui que donne )a cessation du courant inducteur chemine dans le même sens que n dernier.

On opère de la manière suivante pour obtenir des effets d'Indoctioii au moyen des aimants : on enroule de même autour d'un cylindre creux en bois ou en verre , un fil de cuivre recouvert de soie, de loagueur variable , de 50 À 100 mètres; puis l'on fait communiquer les deux bouts du fit avec un multiplicateur. En introduisant dans la spirale l'extrémité d'un barreau aimanté, on a un cournnt iustantané , qui chasse l'aiguille dans un sens dépendant de la nature du piUa introduit dans la spirale. L'aiguille revenue à zéro , si l'on retire le barreau, est chassée dans un autre sens, puis revieut à zéro, ee qui annonce que le courant est instantané. Tel est l'exposé du plié- Domène. M. Faraday , auquel est due ta découverte des courants pu. induction, admet, à l'instant où ils se produisent, un nouvel étid. électrique dans ta matière. Suivunt lui, qiinud un fil de métal ed soumis à l'induction , il parait être dans un état particulier, puIsqHUl résiste a la formatioa d'un courant électriqui: , qui n'a lieu qu'à U

CHAPITHH II.

Ut OÙ commence cet état particulier auquel il n donné le nom d'élech}-tonique. Pendant cet état, la matière ne possède aucune topriétés relatives aux corps électrisés ou aimcintés ; et l'état électronique est un état de tension équivalent à un courant électrique au ïoins égal nu courant produit, quand l'iDduction a lieu ou qu'elle

î. Suivant nous , à l'instant où le courant électrique commen I peut concevoir qu'il réagisse sur une portion de l'éleclricité dn tal voisin , de rannière à chasser une des deux électricités dont la' Eore dépend du sens du courant , comme cela a lieu dans le dégainent de l'électricité par influence, maïs avec cette différence toufbis que, dans le caskctuel, l'une des électricités chassées forme ua tarant instantané, tandis que l'autre, suivant une direction con- Blre,est attirée en quelque sorte par le courant, et devient libre ssilôt que le courant inducteur cesse. Puisqu'un courant électrique kcite l'induction dans un fil métallique voisin , il doit produire égament une induction dans son propre fil ; c'est ce que l'expérience a

Des appareils simples à courant constant.

Les connaissances que nous avons acquises sur les effets électriques produits dans les actions chimiques en général étaient indispensables pour concevoir la théorie des appareils électro - chimiques simples à courant constant, destinés à fonctionner pendant plus ou moins de temps, et celles relatives aux effets décomposantsdes courants électriques. Tant que l'on s'est borné à employer unelame de zinc et une lame de cuivre plongeant dans de l'eau acidulée et communiquant ensemble au moyen d'un tîl métallique, on n'obtenait qu'un courant dont l'intensité diminuait rapidement, de sorte qu'en laissant continuer l'action , au bout d'un certain temps, il était incomparablement plu: faible qu'en commençant. Pour parer à cet inconvénient, il faut disposer les appareils pour que l'action chimique soit toujours sensiblement constante, et que les lames ne se polarisent pas de manière à produire un contre-courant qui viendrait détruire l'effet du premier. Nous allons décrire les appareils qui remplissent quelques-unes des conditionB exigées.

Le premier appareil (flg. 13, pi. I) est composé dedeux bocaux en verre, dont l'un renferme une solutionde potasse caustique concentrée, et l'au tre de l'acide nitrique également concentré. Les deux vases communiquent ensemble par l'intermédiaire d'wn tube de verre recourbé rempli de kaolin ou d'argile exempte de carbonate de chaux, et humectée

94 ÉLÉUEMIS U'^t.ECXBO'GHIlItE.

d'une solution de sel marin. Dans le bocal où se trouve l'alç^f plonge une l.nme d'or; dans Tauti-e, udc Inme de plutitie. Si l'w met en coiuzimiiicalii^u les deux lames au moyen de lils d'or qii 4b platine, on a uji eourynt assez énei'yii|iiE provenant de la réoclion if l'acide sur l'eau et le sel marin d'une part, de la potasse de \%iiin, sof l'eau et le sel mai'in. La direetjon du courant montre que U lanu plongée dans l'alcali prend l'électricité négative, et la lame p)DDg^ dans l'acide l'électricité positive j In permanence dans l'iatenslté (tj courant pendant plusieurs jours annonce que les surfaces des 1(ud^ ne sont point polarisées j il est Tacile, en effet, de le prouver. Pep^^ que cet appareil fpnctioniie, le nitrate de potasse qui se forme fte^y que instant est décomposé par l'actiop du courant ; l'acide est (r^fli^ porté au p6le positif, qui est la lame plongeant dans la potasse, tan^lf que celle-ci est transportée sur la lame négative qui plonge daj^ l'acide. Or, l'acide et l'alcali transportés, se trouvant en contact d'os cAté avec la potasse , de l'autre avec uu acide , se combinent in^fn^ diatement avec les liquides environnants, de sorte que les lame^gç^ toujours parfaitement décapées; dès lors il ne peut y avoir aocn effet secondaire. Le courant ne diminue d'intensité que lorsque le nitrate de potasse qui se forme peu à peu cristallise en assez grande quantité dans le lube de communication pour interrompre laciroil^tion du c<mrant; daiis ce cas, il faut changer l'argile, inconvénje^ que l'on évite en disposant l'appareil de la manière suivante : le tu|l|; intern|édiaire est tuliulé à la cpudure; les deux extrémités 4(i f^ ne renferment qu'une petite quantité d'argile retenue au moyei)d'y)(| lame Irés-mince de platine, et percée de trous pour laisser pqssef {) courant. Le reste du tube est rempli d'eau salée qu'on peut ch^'^^ à volonté, On peut aussi introduire les ^eiix bouts du tube recpuj'^J) en lesfais'mt moins lon^^s, dans les deux [ubes de platjne, aTm ^e(^ cueillir une plus grande quantité àt l'électricité dégagée âfifl!) {| leaitiondLS liquides, mais qlors il faut éviter qu'ils soient sou|i^^ 1 01 , itlendu quL 1 eau rigaie qui se forme dans la réaction de J'^^, nitiique sur le sel mdim attaqueiait ce métal. Si l'on veut dfùna plus d énergie ^ [appaieil simple que nous venons de déçrii;^^^ substitue à la lame d or, qui se l^ou^c dans la potasse, une lampjfi zinc amul^iime qui , elunt ffttaquee par la solution , produit yç cannai dirige dans le même seuï. qui. celui provenan: de la réaç^ojf j| l'acide spr 1 alcali, d ou resuite up pleurant unique (l'unie intensité pl^ grande que celle de cbacun d'eux.

Ou peut encore adopter une autre âisposiIi<iii qui présci)te ^^il

CHÂPITBE II. ^S

i&l avantages dans les expériences en petit. Ou iiUroduit de rar^Iie daps

lif an tube de verre recourbé en U, cj'un à deux décimètres de longueur

et d'un centimètre d'ouverture, de manière à occuper plusieurs cenfj-?

mètres de la partie recourbée et humectée d'eau salée, mais de sorte

qu'elle ne forme pas une pâte trop liquide. Au milieu de la coudure

se trouve une petite ouverture; dans Tune des branches on verse d|9

l'acide nitrique, et dans l'autre une solution de potasse ; puis f'oç

plonge le tube dans un vase qui renferme de l'eau dont le liiveau çs^

le même que celui des autres liquides. On met ensuite deç lames ^

platine dans Tacide et dans l'alcali ; l'eau est destjnée à enlever le i)|-

trate de potasse à mesure qu'il se forme. Cette disposition peut servir

epoore à former de petits couples à courant constant composés conime

iisera dit ci-après.

L'appareil de M. Daniel présente également des avantages j il est d'un emploi plus facile. Les principes sur lesquels repose sa construction sont ceux précédemment énoncés. Cet appareil a été modifia de diverses manières; nous allons indiquer les dispositions le plus généralement adoptées, ad [fig. 14, pi. I ) est un cylindre de cuivre, erenx et fermé aux deux bouts ; il est lesté avec du sable pour éviter sa flottaison dans le liquide ; à sa partie supérieure on soude une bande de cuivre de quelques centimètres, percée de trous et formant galerie, dans laquelle on place des morceaux de sulfate de cuivre; le cylindre se met dans un sac en baudruche ou en toile à voile ; on r^toure d'un cylindre de zinc amalgamé^ et le tout plonge dans un bocal MN. Le diaphragme dans lequel se trouve le cylindre est rempli d'une dissolution saturée de sulfate de cuivre jusqu'à la hauteur ie la galerie, de sorte que la dissolution étant en contact avec les cristaux de sulfate de cuivre se trouve toujours à l'état de saturation. Dans le bocal est une solution d'eau salée en quantité sufûsante pour que les deux liquides soient de niveau. L'eau salée est préférable à Feau acidulée, en ce qu'elle permet de faire fonctionner l'appareil plus longtemps, seulement la force est moindre. A la partie supérieure âe cbaque cylindre, cuivre et zinc , est soudé un appendice qui permet d'établir la communication avec les corps que l'on soumet à l'action ^ courant électrique. Dès l'instant que le circuit est fermé, il en lésalte un courant par suite duquel le cylindre de zinc devient lé pi^le positif y et le cylindre de cuivre le pôle négatif du couplé j le wlfate de cuivre est décomposé, le cuivre se dépose sur le cylindre, te la surface consta:r.m(^:it brillante n'est point polarisée. Lé zinc sunalgamé, en raison de ses propriétés, est peu polarisé^ d!&^t\fec^^\^

cet apparonmi

Àt^ ÉLKMENTS Q'GLEGTBO-C

Conranl change peu d'intensité. Quoique très-usuel , cet appai Inconvénient : on ne recueille que l'électnclté dégagée dans la réaction du liquide sur l'une des faces du zinc. Mais on peut y remédier en formant je couple de la manière suivante : on dispose une en cuivre AB (flg. lu), munie de deux appendices creux ab, a\l/rs biseau, communiquant avec l'inlérieur de l'auge par plusieurs ouvertures, et remplis de sulfate de cuivre. Une lame de zinc gamé MN est placée dans un sac de toile à voile; en C etD sontsosi dés deux appendices. Dans l'auge AB, on veise une dissolntiou ' sulfate de cuivre, et de l'eau salée dans le sac servant de diaphragnit, puis le zinc et son diaphragme sont placés dans l'auge. En îe^ mant le circuit , on a un courant très-énergique. Cet appareil pumet de recueillir beaucoup plus d'électricité dégagée, parce qu chaque face de la lame de zinc est en présence d'une surface M cuivre. C'est donc la meilleure disposition que l'on puisse adopta. Si l'on veut donner plus de force k l'action voltaîque, suivant lel effets que l'on se propose d'obtemr, on plonge le bocal dans de l'ean, dont on élève la température. A fio ou 80", la réaction de l'eau aslée sur le zinc est telle que l'action décomposante du couple est éneT' gique.

L'appareil suivant peut fitrc aussi employé utilement. On prend pou diaphragme un cylindre en terre demi-cuite, que l'on remplit d'»; malgame liquide de zinc dans lequel plonge une lame de platine llxél à un tilde même métal. Le cylindre est placé dans un bocal coni une solution saturée de sulfate de cuivre, dans laquelle est un cyifn dre de enivre entourant le diaphragme. En fermant le circuit, la tM tiondu sulfate de cuivre sur l'amalgame donne naissance à un « rant dont on utilise l'action ; des appareils à courant constant, celui offre le plus d'avantages, car il peut fonctionner pendant un Ua^ fort long. Le zinc consommé est remplacé par des morceaux de méO^ métal que l'on met dans le cylindre qui contient le mercure.

Souvent il est plus commode, quand on ne veut pas faire foncÛM ner l'appareil très- long temps, d'employer l'eau acidulée par l'adl sulfurique , et d'y plonger tout simplement une lame de zinc amii gamé et une lame de cuivre entourant les deux surfaces de zinc t façon des couples à la Wollastou. Au moyen d'appendices ta aux deux lames, on les met en relation avec les substances sorh quelles on veut opérer. On peut imaginer bien d'autres dispod tions; mais elles se rapportent toutes à celles que nous venou présenter : nous nous sommes attaché à douner celtes qui oBr&il |s.

f CHAPITRE III. 97

d'avantagea âans les rechercht's scieutifiques et les applications BOX arts.

En réunissant plusieurs appareils et metlaDt en relation le caivre d'un toupie avec le zine de l'autre, on forme des piles dont nous ne nous occuperons que dans le chapitre suivant, attendu que, dans celui-ci , nons n'avons voulu traiter que du dégagement d'électricité el de la construction des appareils électro-chimiques simples, dont la eouuaissance est indispensable pour l'interprétation du mode d'action de l'appareil dout la découverte est due au génie de Volta.

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