‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 28 sur 83 · CHAPITRE IV. 1S · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 1S

tKaminée an microscope , parnissait vitreuse à la surface , et contenait évidemment un acide fi\e. ••

Ces expênencca semblaient montrer clairement la dt^com position et la recomposition de l'acide borique; mais comme le bore est un mauvais conducteur, l'action cleclro-ehimique, pour l'obtenir, devait «sser aussitôt que la lame de platine négative en était recouverte d'uae couche très-mince.

Après l'oxygène , le silicium est le principe le plus abondant des ; tomposés qui se trouvent â la surface du globe. Il existe aussi dans le règne organique, mais en petite quantité. Dès que Davy eut trouvé etflémonlré que les alcalis étaient des oxydes , M, Berzéllus fit voir j qu'il en était de même de la silice. En effet, il soumit à une tempéra- ^ lare élevée un mélange de silice de fer et de cuivre , et obtint du silicium et du siliciure de cuivre et de fer.

Le silicium obtenu par ce procédé , quand il est bien lavé et séché, ; atone poudre d'un brun foncé, assez combustible, ayant une telle reisemblance avec le bore , qu'on ne peut les distinguer qu'en interngeant ieurscaraetères chimiques; il ue conduit pas l'électricité, et, «mme le soufre, il est probable qu'il est électrique par frottement, teuitéqui, jusqu'à présent, n'a pu cire déterminée. Il ne peut non pins Être fondu. Comme le charlion et le bore, il jouit de la propriété Redevenir plus pesant et plus dense a une température élevée; il ' prouve même un racornissement. Le changement qu'il subit dans j B constitution par l'efitt d'une température élevée est plus marqué ' pe dans le charbon et le bore.

Poidsatomiques, suivant M. Berzélius; „ '

Suivant M. Dumas ,32,

Les tentatives que fit Davy pour décomposer la silice restèrent sans résultat; mais si au lieu de ces appareils voltaïques établis à grands frais, et qui n'étaient pas à courant constant , il se fût servi d'appareils simples pouvant fonctionner sans interruption pendant fles jours, des mois, et même des années, il eût vu que les plus fortes ntfinités pouvaient être vaincues sans un déploiement de force aussi Mnsidérable ; et cela , parce qu'on agirait avec des forces électriquf provenant de réactions chimiques , sur des covçs à V ttoX m\%ï.MA,>i\Ttbte aux réactions ch'Lmîquea.

154 ÉLÉMENTS D BLBCTBO-CHIUTB.

NousallouB mainteDsut décrire notre procédé, àj'àïï obtient, non -seulement le silicium, mais encore le glueÎDium, leiir* coDium, ryttrium, etc. L'appareil est uu tube de verre courbé eo H, de ë miliim. de diamètre, d'un décimètre de longueur, au fond du* quel on introduit de l'ai'gile , humectée par une disBoliition légèredi sel marin. Dans une des branches on verse une dissolution de ml marin, et dans l'autre la dissolution de siliee à décomposer, oùvitol plonger une lame de platine ; une lame de zinc est placée dans la branche contenant l'eau salée; on établit la communication entre la deux lames au moyen d'un (il de platine, en ayant l'attention, toutefois, que le fil de platine ne touche pas la dissolution salée , sans ^ol il y aumit perte de courant. On peut encore opérer d'une autre ininière : on prend deux tubes de 3 ou 4 miliim. de diamètre, et d'un dé" cimètre de hauteur; l'un des bouts est rempli d'argile, humedél d'une solution d'eau salée, d'environ 1 centimètre d'épaisseur; puis H coiffe ce bout avec un lioge que l'on fait adhérer à l'extérieur dn verre au moyen d'un fil assez fort. Ces tubes passent dans deux ouvertures pratiquées au bouchon qui doit fermer uu bocal rempli d'esD salée. Dans un de ces tubes on verse une disitotution saturée de frilM en gelée dans l'acide chlorhydrique du commerce, lequel renfemt toujours UUG petite quantité de t'er. On verse dans l'autre une soluQuA saturée de sel marin, et, comme dan^l' appareil précédent, on ptoegi daus celle-ci une lame de zinc , et dons l'antre une lame de platiH que l'on met en relation avec la première. Il se produit aussitût U courant électrique, par suite de la réaction de l'eau !;a]ée sur le àoti dont la direction est telle que la lame de platine est l'électrode aégp tive. L'action chimique de ce courant est telle que l'acide chlwhydjl que est décomposé ; l'hydrogène, se trouvant à l'étatuaisHaat (OrH lame de platine, aide puissamment à la réduction de la silice ; le cbhvv de l'acide hydrochlorique , en se transportant sur le zinc, augmaiU l'énergie de l'action chimique , et par suite celle de l'action décoior posante du courant ; telle est la marche que l'on devra suivra ponrl* formation des substances minérales ou composés insolubles.

La lamelle platine se recouvre peu à peu de lamelles criBtalliDi>> ayant un brillant éclat; celles qui se forment en commençant t* sont qu'un alliage de silicium et de fer, provenant de l'acide lO" pur. La petite quantité de fer qui se trouve dans cet acide est nôoet' ' saire pour commencer l'action. Tant que ces lamelles cristallWW restent sous l'inlluence du courant, elles conservent leur éclat ; mSili da moment qu.e le conrwHQeMB^'&ëaTa\^«iiii!^\a»WB&'

GHi.?ITBV lY. iSfS^

air, elles se décomposent promptement et se transfonnent en silice. 1 est très-remarqaable de voir ces cristaux rester brillants dans l'aîideclilorhydriqvie concentré. Le moyen de les conserver est de les retirer rapidement de l'eau ^ de les laver, les placer sur une feuille de papier Joseph dans une cloche , d'y faire rapidement le vide ; on les retira e^suite de la doche, on les introduit dans un tube de verre dans lequel on a mis quelques fragments de potassium, et Ton ferme «Uësitôt le tube à la lampe.

M. Goldjng Bird ^'cst aervi ^près noqs d'une couple à courant constant (pi. III, |ig. ^), La solution de silice, dans laquelle se trouve la lame négative , est mise dans un tubp de verre , fermé en bas par DP diaphragme de plâtre , et plongeait dans une faible dissolution 4'eau salée, contenue dans un grand vase où se trouve une lame de linc La communication est établie entre les deux lames métalliques et l'appareil voltaïque simple, au moyen de fils métalliques; avec cette addition de force, il a dû obtenir les mêmes résultats qu'avec notre appareil. Voici , du reste , de quelle manière M. Golding 6ird décrit les effets produits (Transactions philosophiqiies ^ 1887, pag. 27) : « A la solution de silice employée par M. Becquerel, je subs- «titaai une solution de fluorure de silicium dans l'alcool, en faisant «passer un courant de gasfiuorique 'Milice dans de l'alcool rectilié.

«Ayant rempli le plus petit tube de l'appareil décomposant avec «cette solution, et établissant la communication avec la batterie, il < le dégagea des bulles abondantes d'hydrogène sur la surface néga- «tive du platine, ce qui continua pendant 8 ou 10 heures. Le platine •parut alors terni, et, au bout de 34 heures , un dépôt abondant de «lilicium s'était fixé sur le platine, à la surface duquel il adhérait «fortement.

« Autour du silicium réduit et suspendu dans le liquide était un ■nuage dense de silice gélatineuse. £n enlevant promptement la «lame de platine, la plongeant dans l'eau , et la pressant entre deux «fcQilles de papier Joseph , Je la desséchai , afin d'enlever la partie «adhérente. Le silicium était presque noir et granulaire; vu sous «Une lentille, il présentait une tendance à la forme cristalline; il * n'était pas déposé sur le platine d'une manière conftise et irrégu- *lière, mais en stries longitudinales, qui paraissaient suivre la di- «rectlon de certaines lignes de petites éminenccs sur la surface de la «lame de platine , produites probablement par le décapage qui avait «été fait avec du sable fm et un morceau de liège.

"LesJliciam ainsi obtenu devient d'uu biwc âi^ ii€V^<â Vvc^n^'^ ^^

I5U ELEMENTS D ELECTAO-CBIUIG.

« brûlé k \a flamme d'une Inmpe à alcool , et se détache du phttiiei ' étincelles légères , étant alors changé en acide silicique. 11 n'est pas " très-facile de l'oxyder en entier, vu l'incruslation d'acide silidqu* "Sur le silicium, laquelle le garantît de l'iufluenceojtydante de l'air, " même à une température rouge. Une portion du silicium détacbëe^

■ du platiue ne parait pas soluble dans l'acide hydrochlorique; mais

■ lorsque le platine lui-même, avec le silicium qui y adhère fortement, • estplon^'é dans l'acide, il en résulte une action lente; des btilla «d'hydrogène se dégagent de la surface du platine, le silicium div " pavait alors très-lentement, ta solution étant probablement pro- " duite par la formation d'un simple circuit voltaïque , dont le sili- "Cium et le platine forment les deux métaux, et rncidc le flalde "excitant. Loi-squ'une solution aqueuse d'acide fluorique sflicéest " substituée su fluorure de silicium , le métalloïde est également^rf' "doit, mais plus lentement et en moindre quantité, différence pn^ > venant, suivant toute probabilité , de la plus petite quantité de ^-

■ ciura présente dans la dissolution. >

Nous avons fréquemment eu Tocciision de remarquer que , hw»qn'une solution aqueuse d'acide fluorique silice a été soumise à \'ktion d'un courant d'une faible intensité et continu pendant deux H trois semaines, un dépAt considérable de silice gélatineuse entoonit le silicium rétluit, mélangé avec ce dernier, ou précipité sur une po^ tion des |>nrois du tube , s'il est d'un petit diamètre , ou même sur 1'^- Icctrode do platine elle-même. Ce dépôt est fréquemment en petlU grains crisiflllîus, d'une densité suffisante pour rayer le verre ; il ptratt translucide, vu nu microscope. Ces petits cristaux , nous n'héfh tous pas n le dire, doivent être eonsidérés comme de la silice cristd* Ibée, a^'aut l'apparence du quartz.

Le carboue est un des principes les plus abondants des lide» des corps organisés; à l'êtalde pureté , il constitue le jusqu'ici, il n'a pu ^Ire obtenu â l'cl.tt blanc : cet état ne provK^ drait-i! pas d'uu arrangeaient moléculaire que nous ne poDvooi tir produire, ou d'un principe qui u'b pa être sépar« encore dn diaitanT Le carbone et le diamant ont des propriétés pby^qnes analoguo- ^ d'«ulrts qui sont diffcrvole^

Densibr du diumnnt 3,50 à M''

Mei»,dttgwth tt». -^ xyn *-

CHAPITBB IV. 157

Chaleur spéolflque du charbon de bois 0,24150.

— Coke de la houille 0,20171.

— Graphite Dature! 0,20187.

— Diamant 0,14687.

Indice de réfraction du diamant, d'après Newton . . . 2,439.

— — Brewster . . 2, 4 70 . Diamant brun idem 2,487.

— — suivant Rochon .. . 2,755.

Plombagine, d'après Wollaston, de 2,04 à 2,44.

»* — 1 Pouvoir réfringent du diamant ou — ^ — =1,4566 d'après Neveton.

Poids atomique, d'après M. Berzéiius : ^„3I i J^J

[ JU— — i . . 6,13.

Le diamant et le charbon, hors du contact de l'oxygène, n'éprouvent ni l'un ni l'autre aucun changement à la température la plus élevée que puissent fournir nos fourneaux , ou bien sous l'action des rayons solaires concentrés par une lentille ; en présence de l'oxygène, il y a formation de gaz acide carbonique.

Il existe un grand nombre de variétés de carbone , qui ne possèdent pas toutes , à beaucoup près , les mêmes propriétés électriques sons le rapport de la conductibilité; par exemple , le diamant n'est pas conducteur, tandis que l'anthracite conduit bien.

Pour avoir un charbon qui soit bon conducteur, 11 faut le faire recuire dans un creuset brasqué, à une température élevée, puis le laisser refroidir lentement : si l'on veut augmenter encore la conductibilité, on le plonge dans un bain de mercure à sa sortie du creuset; le métal , en s'introduisant dans les pores du charbon, lui donne un plus grand pouvoir conducteur. C'est entre deux pointes de charbon ainsi préparé que l'on produit dans le vide les phénomènes si étonnants d'incandescence.

Le charbon ordinaire bien recuit est également employé comme électrode dans les appareils électro-chimiques , et avec d'autant plus d'avantage que l'oxygène ne peut exercer aucune action sur lui.

La houille ne conduit pas l'électricité, en raison des matières bitu- Diineuses qu'elle contient; mais lorsqu'elle est à l'état de coke, c'est- ^-dire privée de ces matières par l'action de la chaleur, elle peut être employée comme bon conducteur de l'électricité , et servir avec avantage dans les grandes opérations de décomposition électro-chimique; Daais il est un inconvénient que nous devons ce^etidAXiX ^\%\vâ\&\^ ^

i5b iLimtni D^ktkË^ô'^ciiiKim. B

qu'où évitera dans les applleatioi» ai gntna , «n tftitÉat it<ÉÉM ^ ment le coke par les acides, puis le lavatktfbrtatl(ietttaprèft.IiM|B "^ renfSeftne ordinairement des pyrites que Ih eàletiiattoii fie ikmmÊ souvent qu'en partie. Si donc on emploie le edkè cuttfiM JeilmtiH ^ gatiye, Thydrogène venant aider ladéeotttpdkltlaa dM pyrites ^tfMB i talent péts décompoëées complètement , la quantité de gai hyÂsiB ^ sulfiiré qdi se dégage féagit sur les métaux prédpttéÉ, et ^andjienH ^ tion que l'on se proposait. Dâiià ces derniers temps, on a Ait tfeniB ^ lentes électrodes en mêlant enseinble de la hOulIlë gruM , di cÉ» ^ les présent fortement , et exposant le tout à une tarte Mupéntail L'anthracite 9 autre variété de charbon fbsstle, ne diflèredem houille qn'en ce qu'il brAle sans flammei ni flimée, ni odeoTi fipw on l'expose à une température convenable. Ce corps est asseskw conducteur de l'électricité libre et de réiectricité voltalqQe. EngU^ rai, toutes les fois que le ckarbon est exempt dé matières MtttiilUl ses , it est conducteur. ■

l^nni les variétés de charbon qai conduisent l'étàëtMetté ^ dk JH ranger lies dépAts qtii se forniËnt dflfas les apparëibl ^Idrir rëtiàiMJSftlH gaz. On sait que dans ces appareils due hulie eâtpyf-etttlliitlqas àm tombe du tuyau ascendant de la cornue échauffée, et q[ue les) gontttssf carbonisent en tombant les unes sur les autres et forment desmanal de charbon dur, gris, plus compact que le graphite, ayant i'a^l brillant d'un métal et présentant les apparences d'une végétation. I Le charbon bien préparé , avons-nous dit plus haut , est très-bn I Conducteur de Télectricité; toutefois ce corps foit exception panai 1 tous les corps conducteurs qui , d'après ce que l'expérience nous 1 1 prouvé, sont d'autant meilleurs conducteurs de l'électricité qiA 1 sont bons conducteurs de la chaleur; car le charbon qui conduit bia | l'électricité est un très-mauvais conducteur de la chaleur. Le charboi de bois acquiert de nouvelles propriétés à des températures élevées;il prend alors de plus en plus Taspect et le brillant métallique du cha^ bon obtenu des matières organiques. Les morceaux dé charbon qui, dans les hauts fourneaux, tombent avec les scories de fusion , et qô ont concouru à la fonte et la réduction du fer, s'éteignent prompteineot; mais après leur refroidissement ils sont plus pesants, et conduisent à bien là chaleur qu'on ne peut les toucher impunément, même à uoe distance assez éloignée du point d'ignition. Ce changetnèbt dans II propriété du charbon ne peut provenir que de l'action de la châleor qui modifie l'état moléculaire, puisque, la densité augmentant, tes molécules sont plus Rapprochées^ et lesû»ildes impondérables épM-

alors moins de difficultés à franchir les èÉipaces intermolécu- ^aires.

p. ,i Le charbon bien cuit , plongé dans une dissolution ammbniacale

^jfor, se couvre d'une belle couche d'or. Ainsi préparé, le charbon

^Jlêtit servir dans les expériences électro-chimiques, étant bien meilleur

JWiddeteur qu'avant ; il pourrait peut-être ftlire reconnaître des tra-

^^^jses de mercure dans une dissolution. Une dissolution ammoniacale

d'argent ou de cuivre rendrait également le charbon bon conduc-

^teur.

- "^ '■ GABBUBES d'hTDROGBNS.

•ï II y a deux carbures d'hydrogène , le protocarbure ou hydrogène =3protocarburé (gaz des marais), et le bicarbure ou hydrogène bificarboné.

al On évalue la densité du premier à 0,5595, ou deux fois celle de

l'hydrogène , plus une fois celle de la vapeur de carbone. Suivant si M. Henri , l'expérience donne 0,556.

^^ La densité du second , suivant M. Th. de Saussure, est de 0,9852; 1^ suivant M. Henri, de 0,967 ; suivant Thomson, de 0,9745. Le calcul S- donne 0,9814.

: i Indice de réfraction du gaz des marais, d'après Du-

3 long ^ 1,000443

^ Puissance réfractive (n* — l), suivant MM. Biot et

^ Arago 0,000703669

é Pouvoir réfringent (celui de l'air =1), d'après les

* mêmes 2,09270

i Puissance réfractive (n' — l) du gaz hydrogène bi-

d carboné, d'après MM. Biot et AragO 0,000630300

/ Pouvoir réfringent. idem. , idem 1,^1860

** Poids atomique de l'hydl^ètie pi^otocarbUré, j 0= lOO. . . loi, 40

?i d'après M. Berzélius I 2H= t 8,13

i Poids atomique de l'hydrogène bicarboné, j 0== 100.. .88,93 f d'après M. Befîléiius ( 2H== 1 7,13

^ On détermine la composition de ces gaz en tes mélangeant en quan- ' tités convenables avec l'oxygène, et les enflammant dans l'eudio- ' mètre à mercure au moyen de l'étincelle électrique. Pour l'hydrogène proto-carboné, il faut opérer sur un mélange composé d'un volume de ce gaz et de deux volumes un quart au plus de gaz oxygène ; car au delà la combustion n'a plus lieu. On trouve que ce gaz

IflO ELEMENTS D ELECTRO-CRIMIE.

est composé de deux volumes d'hydrogèue el d'un volume de vapeiM de carbone, condensés en un seul. Pour l'hydrogèue bk'nrboné, il fout opérer avec un volume de ce gaz et cinq volumes d'OKygto& Dans cette expérience, il se forme de l'eau qui se condense, et du gn acide carbonique qui resle mêlé à l'excès d' oxygène. On trouve qw ce gaz est composé de deux volumes de gaz hydrogène bicarboué de deux volumes de vapeur de carbone condensés en un sel

Le phosphore , un des principes constituants des os , propriétés physiques suivantes :

Densité

i Brewster et Young. 2,lJ

Indice de réfraction, d'après! Brewster ''?^g

) Idem :

Pouvoir réfringent ou — - — (M. Brewster} :

Chaleur spéciDque , d'après M. Régnault, de 10 à 30" (

Poids atomique, d'après M. Berzélius | „j71,"

Le phosphore, par le refroidissement, présente des effi ques remarquables. Chaulïé de oo à 70° , si ou le refroidi ment, il devient noir ^ si le refroidissement est très-lent, Ua rent et incolore ; un refroidissement modéré lui donne un asM Ce corps ne présente ces différents phénomènes qu'autant q distillé préalablement plusieurs fois.

Davy a annoncé que lorsque l'on soumet du phosphU à l'action voUnîque, il y avait formation d'hydrogène pU on en a tiré la conséquence qu'il pourrait bien se fniivJ phosphore transparent contint de l'hydrogène.

Le phosphore se colore en ronfçe sous l'action des rayouflJ dans l'air, comme dans l'hydrogèue et dans le vide; il I facilement en vapeur.

PHOSPHUHES d'hvdboggne,

Il existe deux phosphores d'hydrogène, le protophosphnre « " sesqaipbosphuK , ou hydrogèae petrphusi^horé.

CHAPITBB IT. tel

DBilé du protophosphare d'hydrogène (M. Dumas) ... 1,214

liée de réfiractioD (Dulong) 1,000789

lUYoir réfringent (Bulong) 0,9680

snsité de l'iiydrogène phosphore 1,761

Quand on fait passer une étincelle électrique dans un mélange d'un olome du premier gaz avec trois ou quatre volumes d'oxygène, il y a assitôt détonation , puis formation d'eau et d'acide phosphorique. )n trouve que ce gaz est formé en volume, de trois volumes d'bydro- ;èDe et un volume de vapeur de phosphore condensés en deux volumes.

Si Ton fait passer une suite d'étincelles électriques dans l'hydro- ;èDe perphosphoré , celui-ci finit par se décomposer, le phosphore se lépose sans que le volume change ; d'où il faut conclure qu'il se ransforme en proto-phosphure d'hydrogène. Ce gaz renferme un vourne et demi d'hydrogène.

SOUFBE.

Ce corps se présente à nous dans la nature tantôt pur, en octaèdres illongés ou en cristaux dont la forme dérive de l'octaèdre ; tantôt sombiné avec des bases métalliques et constituant alors les sulfures^ Ml bien encore avec l'oxygène, en donnant naissance à de l'acide sulbrique qui se combine avec les bases terreuses ou métalliques. Sa vésence dans les végétaux, et surtout'dans les animaux, est accusée Nur l'odeur que ces derniers répandent quand ils se trouvent dans un iertain état de décomposition.

Densité du soufre pur 1,98

Capacité calorifique 0,1880

Indice de réfraction (Haûy) 1,958

/d. (M. Brewster et Young).. . . 2,008

Id. (Wollaston) 2,04

lA. natif (M. Brewster) 2,1 16

là. fondu [Ideni] 2,148

»* — 1 Pouvoir réfringent — - — (M. Brewster) 2,200

Faculté inductive comparée à celle de l'air. 2,24

n .^ * . /m* T» ',. % ( = 100.... 201,17 Poids atomique (M. Berzelius) •I^tt . .^.^

Il exhale une odeur particulière par le frottement ^ ea m^tc^^ \^tk^ ^*U devient fort&ûent é/ectrique. Sa save\ir ei^ ae^Ti&\\Ae ^X^^fi^^ ^t^

163 ELEMENTS D BLBCTBO-CHIMTE.

attribuée à sa réaction sur les liquides dont les pat

sont humectées. Si on le chauffa brusquemeut , il se brise en éclat»

preuve d'un chanstement dans sa constitution moléculaire

le même motif qu'il fait entendre un léger bruissement quand on It

tient dans la main pendant quelque temps.

Le soufre soumis h l'action de la chaleur présente des propriété physiques très-remarquables que nous devons mentionner. A lOW, il est liquide, d'un jaune clair et transparent, et conserve cet étatja^ qu'à 140°; en élevant la température, il devient épais, visquenij à 1 60" , sa couleur cbange , et de jaune qu'elle était , devient bruoe; en continnant à chauffer, il perd son état liquide. Entre 230 et asif i sa couleur change de nouveau^ elle passe successivement du ordinaire au brun foncé, au brun noir et au noir, A cette températnrt^ si on laisse refroidir le soufre , il passe par tous les états précédeDtl qui indiquent autant d'états moléculaires différents;enfin,sl,aprS l'avoir tenu en fusion pendant longtemps , on le verse dans l'eau change en une masse brune et pâteuse, qui ne reprend de la soli^ qu'au bout d'un certain temps.

On obtient ordinairement le soufre cristallisé en octaèdres donnant à l'air une solution de cette substance dans le carbafC A soufre , ou bieu quelquefois par la décomposition lente de l'hydr^W sulfuré et des matières fécales.

Les protosulfures éprouvent à l'air deux genres de décomposittoir souvent il se forme des protosulfates, d'autres fois, il se dépose A soufre avec formation de peroxyde. Les persulfuresdefer, daiuCI^ taines circonstances, sont décomposés, le soufre est enlevé par de cémentation, et est remplacé par une quantité atomique d'ojg^Bt correspondante. Les pyrites qui éprouvent ce mode de décompvsi^ sont ordinairement aurifères, ce qui semblerait annoncer que 1' produit est dû à une action électi'o-chimique. Le soufre se tronvB cristallisé dans les fosses d'aisances, dans des \K\a. plâtras, ain^^'OB l'a reconnu dans ceux provenant de la démolition de la porte Antoine. Les sulfates , quand Ils sont en contact avec les matlM organiques, donnent naissance à du carbonate de i^aux et &dii Koll Quiconque a visité les carrières de Montmartre , même dans les pi ties qui ne sont plus exploitées, et où l'on n'emploie plus la mine, senti nne odeur d'hydrogène sulfuré qui ne peut être attribuée ((n'A U décomposition du sulfate de chauKpnr les matières organiques. Oc I* sulfate de chaux , l'eau, la substance (Hgunique, conetituent no t^ Iflcoujute vpUaiaB6., comoift iittwimj* qttwftift'

HR-ds

CHAPIÏBE IV. IU3

dans l'eau , «t ilaus lequel le sulfate de chaux représente rai t le La faible réactiOD qui a lieu doit donc être de beaucoup auglentée si la matière orgauique eat très-earlionacée, attendu que l"éectricité déj^agée est mise 6 profit. Le carbone devient alors le pôle ;iositif , et le sulfate de chaux, le pôle négatif. Ou pourrait objecter tue le sulfate de chaux et les matières organiques ne sont pas couducteurs de l'électricité; cette objection serait vraie s'il s'agissait du transport de l'électricité dans les masses ; mais il ne faut voir ici que dts effets de surface , et l'expérience a prouvé, dans un grand nombre dccas, que les effets éleetro^himiques s'opèrent â la surface des corps DWiûllés par les liquides. C'est par une cause semblable que lorsque l'on fait passer un courant , même d'une intensité modérée, dans un vue de verre , de carbonate de chaux , de basalte ou d'un composé quelconque renfermant un alcali ou une substance insoluble renfertnanl de In potasse ou de la chaux , le courunt , en glissant le long de la surface, décompose la combinaison alcaline ou calcaire, et transporte SCS éléments ù leurs pôles respectifs. En général , les particules àea corps sont toutes conductrices de l'électricité. Le soufre en est m exemple , puisqu'on peut le déposer au pôle positif; du reste , on «it que la conductibilité parait dépendre de l'arrangement des particules.

Nous ferons encore remarquer que lorsque deux corps réagissent l'uQ sur l'autre , même très-lentement, il se dégage une quantité con- (idérable d'électricité. Si un troisième corps se trouve en contact avec la deux autres , l'électricité dégagée n'est plus perdue ; elle sert à donner une nouvelle énergie aux aftiaités, de sorte que d'effet qu'elle Blait, elle devient cause. Citons pour exemple la réaction de l'acide •alfarique sur le cerbonate de chaux. L'acide peut être aJihydre 6u mifermer de l'eau. Dans le premier cas, il y a formation de sulfate nhydre, et dégagement de gaz acide carbonique qui reste dans les caTîtés, s'il n'a aucune issue pour s'échapper. Dans cette réaction, l'aidde snifurique prend l'électricité positive , le carbonate l'électricité négative; et si par iiasard il se trouve quelques substances métalli- , qnes telles que des pyrites , ou bien des substances organiques I qui se carbonisent promptement, il en résuite uue foule de cou- I rants électriques partiels qui activent l'action chimique, et fout naître it nouveaux composés dont la nature dépend de celle des corps environnants ou intermédiaires. Dans le second cas , les effets sont analogues, 9i ce n'est qu'il se produit du sulfate hydraté, D'om wi.- ■\a c6té> l'acide carbonique, eu se dégageaut) i^s^eàa \u\ &'^- ^ 1 T-l-^

le i^9q

164 ELEMENTS D ELECTEO-CHIHIE.

CES d'électricité négative ; l'eau vaporisée par suite dégagée dans les diverses réactions cliimiques , emporte avec elA un excès d'électricité qui dépend de la nature des substances qu'elM tenait en dissolution, ^i le gaz et cette vapeur se dégagent pm* de simples fissures , les effets éiectriques sont peu sensibles; mais si' le dégagement s'opère par l'orilice des cratères, la quantité trèiabondante de l'électricité est indiquée par la préseoce des éclairs qui sillon neut cet amas de vapeurs.

Indiquons le procédé électro- chimique à l'aide duquel on obtient des cristaux de soufre, dont les dimensions peuvent croItM pour ainsi dire indérmiment quand l'opération est bien conduittl On prend deux bocaux en verre, dans l'un ou verse une soIntM de sulfate de cuivre , et dans l'autre une solution alcoolBjiii de sulfocarbonate de potasse ; puis on établit la communiCBlifll entre les deux liquides , d'une part avec un tube de verre i* courbé rempli d'argile humectée d'une solution de nitrate de jw tasse , et de l'auti'e , avec un arc métallique composé de deux )* mes , l'une de cuivre, l'autre de plomb ; la première plongeant dgn le sulfate, la seconde dans le sulfocarbonate. Dans cet appardli R plomb est le p^le positif, et le courant a assez d'énergie pour déeompo ser le sulfate de cuivre : le cuivre est réduit; l'oxygène et l'acide sel* furique sont transportas sur le plomb. L'acide, dans son trajet, décompose le nitrate de potasse par suite d'une plus forte affinité pou In potasse que l'acide nitrique. L'acide nitrique et l'osygène réagisHDl sur le plomb et le sulfocarbonate de potasse; il se forme alors dlffii rents produits dont nous n'avons pas à nous occuper pour l'instant. INous dirons seulement qu'une partie du soufre est mise à nu et crialàllise en octaèdres à base rhomboïdale sur la lame de plomb. Dam une expérience que nous fîmes et qui dura un mois , ces cristanl avaient atteint un millimètre de longueur. On obtient égalemeot ils jolis cristaux sur des lames de platine, au moyen d'un appareil dotll nous donnerons la description , en faisant connaître un procédé poU obtenir cristallisés les sulfates insolubles.

SuLFtBE DE BOBE. — SULPOUE DE SILICIDM. —

SULFURE DE CABSONE.

■— deia vap^r..

CHAPITBB lY. 165

Sa tension à âS^^^S est de 0,3184

Indice de réfraction de sa vapeur (Do-

long) 1,001500

— du sulfure de carbone (Brews-

ter) 1,678

— ( Wollaston)...- 1,645

Poids atomiqae d'après M. Berzélius. L^H. "^ «^.'^

I 2 xl i^^ 1 ^^ 38, 36

[iC salfnre de carl)one est tellement combustible, que lorsque l'on passer une étincelle électrique dans un mélange de sa vapeur et Kygène, il y a inflammation subite et détonation très- violente; et Inte d'accident, il faut opérer sur le mercure dans un eudiomètre arois épaisses, l'eau dissolvant la vapeur. Pour que toute la vair du sulfure de carbone soit décomposée , il fhut que le mélange, { pression et à ia[température ordinaires, soit composé d'un volume sapeur et d'un volume d'oxygène. On retrouve dans l'eudiomètre gaz acidej sulfureux, du gaz acide carbonique et de l'oxygène en

IcS*

>DLFDBE DE PHOSPHORE. —

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