‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 3 sur 83 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

leulemenl , caminti le pl.m a deux surfaces , In quantité d'électricité qu'il possède est double de celle dti point touehé.

L'expërieuce démontre que l'épaisseur de la couche électrique n'est fis II) même sur tous les points d'un même corps autre que la sphè Coulomb a trouvé , par exemple , que pour un cylindre de métal de i cent, de diamètre et S décim. de longueur , terminé par deux petiles sphères et posé sur un support isolant , l'épaisseur de la eoucbe électrique ou la deosîté électrique au milieu du cylindre est it celle de l'ettri^-raité comme 1 est à 3,3. Ea comparant le point milieu du cylindre avec un point pris à 6 cent, de l'extrémité , Coulomb a reconnu que le rapport est comme 1 : 1,35. Dans une lame mince et iwlœ d'acier, de 3 déeim. de long, d'un cent, de large, et d'un Billiro. d'épaisseur , il a trouvé avec son disque d'épreuve que sur des ï pris dans toute la largeur de la leme^ au centi'e et à 3 JB. de s» extrémités, les quantités d'électricité sont comme I est b^; de plus, que le rapport entre les quantités d'électricité prlsA lUien etauxexil'émitésest plus que double. Ainsi, l'on voit que DTti après avoir été presque constant depuis le milieu jusqu'à Kpeu plus de a cent, des extrémités , augmente ensuite rapidement. J) plaçant le plan d'épreuve dans le prolongement de la lame, et ■touchant répaissËur sur son tranchant seulement, la tension est Ulmple de celle des points milieux. Coulomb a observe que lagmentation de l'électricité vers les extrémités se retrouve égapent dans les corps prismatiques ou cylindriques très-allou){ég , [u'elle est d'autant plus grande aux extrémités que ces corps A plus minces ou d'un plus petit diamètre. 11 résulte de là que ■tis les fois qu'un cylindre s'amincit en allant vers \es extrémi* Il l'accroissement de l'électricité devient de plus en plus rapide^ e cylindre se termine en pointe , l'accumulation est si forte p réiectrïcité ne peut plus être retenue par la résistance de l'air, la'elle s'échappe alors sous la forme d'aigrette lumineuse : telle est Bplicatiou du pouvoir des pointesqui jouissent de la propriété de KUrer l'électricité.

De la bouteille de Leijde et du condensateur.

B4 deux appareils aont très-importanis dans l'étude des phénotnes électriques, en particulier le dernier, qui a été {«rfec tienne par Volt», et sans lequel il serait impossible d'étudier le dégagement d'é- '^biiiihi libre iàua les actions chimiques, etpaFtwaVV&teiTaË'cA^«:(AVtft J

8 ELEUENTS D'EUCTBO-CHIUrE.

actions lentes; par conséquent , la personne qui veut approfondir les phénomènes électro-chimiques doit s'étra familiarisée avec le condensatenr. La construction de ces appareils repose sur l'action par influence ; on n'a aucun autre principe à invoquer pour produire les effets que l'on cherche. On a vu que lorsqu'un corps électrisé est séparé d'un autre corps isolé, l'électricité naturelle de celui-ci est décomposée , l'électricité de nature contraire se poite vers la partie la plus voisine du corps électrisé , et celle de même nom est repoussée. Vlenton à toucher le corps dans la partie la plus éloignée, on lui enlève l'électricité qu'elle possède ; de sorte que le corps se trouve électrisé d'une nature contraire. Cet effet a encore lieu lorsqu'on remplace la couche d'air par une lame de verre ou un gâteau de résine. Dès lors , si l'on prend une grande lame de verre , que l'on colle sur , les deux surfaces une feuille d'ctain, que l'une d'elles soit mise en communication avec une source d'électricité positive , l'autre avec la terre, et que l'on enlève ensuite, d'une part, la source d'électricité, de ' l'autre , la chaîne conductrice , les deux surfaces seront électriséefl différemment , et il ne restera qu'un très-faible excès d'électricité positive libre sur la première.

Dans ce cas, les deux électricités seront retenues sur les surface! par suite de leur puissance attractive réciproque , et ne pourront psB Ee rccombiner en raison de la mauvaise conductibilité du verre, qnd transmet les actions électriques sans permettre à l'électricité de passer. •

Vient-on ensuite à mettre en communication les deux feuilles àa métal avec une tige métallique recourbée, il en résulte aussitôl une décharge accompagnée d'une vive lumière.Telle est la construction Stln théorie du fameux tableau magique de Frankliu. Si les lames ont um grande étendue, ainsi que les feuilles de métal , les effets de la décharge sont suffisants pour fondre et volatiliser les fils de métal qni servent à la transmettre; mais comme il est difficile d'avoir dai lames de verre de grande dimension , on emploie des bouteilles qn'<Hi remplit de feuilles d'or ou de cuivre pour multiplier les surfaces. Od ,{ met ensuite en communication l'intérieur de cette bouteille, au moyen I d'une lif^e terminée par une petite boule de métal , avec une source I d'électricité que l'on fait fonctionner pendant que l'on tient la boa- ! teille à la main. Ou peut alors charger cet appareil , qui n'est autre que le tableau magique , de manière à donner des commotions violentes aux personnes qui , tenant d'une main la surface extérieure de }a houteiile recouverte d'une feuille d'étain , touchent le bouton avec

CHAPITBE I. 9

. Cette bouteille, qui a joué uu grand rôle dans le siècle a été appelée bauteiUe de Leijde , du lieu où l'on a découvert ipriéléa.

ipérer la décliarge d'une bouteille électrique sons éprouver toi-mëroe des connmolious , oq se sert d'excitateurs composés de deux figes de métal réunies par «ne charnière et lerniinées chacune par

manche isolant, et des autres c6tés par une boule de métal. Cet ippareil est tenu par les manches isolants; on met les deux boules en (ontaet avec les deux surfaces, et la déchnrge s'opère par l'intermé- £tire des deux liges.

Les appareils précédents servent évidemment à accumuler l'clectrinitésnr des surfaces, nfm de pouvoir produire au besoin de fortes détharges électriqiies. Si l'on veut encore disposer de décharges électriipRS plus énergiques que celles qui sont fournies pur iifs machines briques ordinaires et par une bouteille de Leyde , on réunit plurieurs de ces dernières , de manière que les surfaces extérieures com- BHDiquent entre elles au moyeu de feuilles d'étain apphquées sur les pirais intérieures de la caisse qui les renferme , tandis que toutes les tiges qui pénètrent dans les bouteilles sont en relation entre elles. Ct^téme se charge comme une bouteille de Lcyde ordinaire, c'està^re que l'on met les boutons métalliques en communication avec rnn des conducteurs d'une machine éleelrique que l'on charge , et b garniture extérieure en communication avec le sol. Cet appareil , çi'on appelle batterie électrique , peut donner les plus grands effets de chalt^ur que l'on puisse imaginer, surtout quand on en réunit un nntaiu nombre. La différence qui existe entre les effets produits par M batteries et les piles voltnlques, dont il sera questipn ci-après ^ Moaiste en ce que, avec les batteries, l'effet calorifique cesse dès llnatant que la décharge est opérée , &ndis que , avec les piles , l'action est continue. Les effets calorifiques s'ajoutent successivement ; tt<Gomme [a vitesse de l'électricité est de quatre-vingt-dix mille ligues par seconde, il en résulte que dans un temps très- court la qnDniité de chaleur produite est immense.

Voyous maintenant comment on peut rendre sensibles des quan- ■Ki d'électricité libre excessivement faibles: il faut se servir pour Bft du coudensateur de Voila.

PSeprenons le tableau magique composé d'une lame de verre recou- «tte sur ses deux faces d'une feuille d'étain ; l'une des surfaces est mise en communication avec le conducteur d'une machine électri- ÏUfretJ'autreavecJesoJ. J>'iiprès cequi aété dit,û Vou toTa^XV^ .

ctriqo^^

10 RLÉHENTB O'SLIGTIIO-CHIHIB.

commuDlcatlon avec te coDduetcur de la machine électrli

part , et de l'autre avec le sol , appelé réservoir commun , les dt

surfaces sont chargées d'électrk'ité contraire, a\ oc cette différas néanmoinB que la surface en commun jcatloii avec le conducteur dek machine possède un lé^r excès d'électricité positive, qui dépende ré])uisseur du verre. Voici pour quel motif cette épaisseur exerce n inlluence : l'action des forces électriques s'exerce en raison invoi du carré de la distance ; par conséquent , plus le verre sera épiîi moins il y aura d'électricité négative dissimulée sur la surface (çp sée. De sorte qu'il sera nécessaire que la surface positive poetèdl pour compenser la distance, un excès d'électricité libre, qui ne nt maintenu que par la résistance du l'air. Si l'on enlevé cet exolli ce sera alors la face négative qui possédera uii léger excès d'él trieité libre. On voit par lii que la faculté condeusafite, al Ev^ peut s'exprimer ainsi , dépend de l'épaisseur du verre; car f le verre sera mince, plus In qunntité d'éleclrlclté négative dii mulée tendra à Ëlie égale à la quantité d'éleclricité positive ae mulée sur la première face. Volta a trouvé un moyen de ra la couche interposée entre les deux surfaces métalliques 8j mince pour que la faculté condensante soit portée à son RuixinHA Voici son mode d'expérimentation. Il a pris deux plateaux de a vre parfaitement polis et rodés l'un sur l'autre , de manière à fd voir se superposer parfaitement; il a ensuite déposé sur les Cm des deux plateaux qui devaient être en contact , une couche trt^ mince de vernis à la gomme laque. En appliquant ensuite ces d plateaux l'un sur l'autre , la couche de gomme laque remplit évld ment les mêmes fonctions que le verre dans le tableau maglqact mais avec celte différence que la couche isolante est tellement s qu'elle facilite au plus haut degré le dégagement de l'électricité^ influence ; il est bien entendu que cet appareil ne peut servir à c denser que des électricités d'une faible tension , car la «n isolante étant très-mince , on conçoit très-bleu que l'actioa attraeWB des deux électricités accumulées sur les deux plateaux pourrait M) suffisante pour vaincre la résistance qu'oppose la faible couchs d vernis de gomme laqus; on ne peut donc en faire usage que pour M quantités d'électricité ç,xcessjvement faibles. Voici comment VsNt a disposé son appareil pour condenser de très-faibles quantités d'fr lectricité libre, telles que celles qui sont produites dans les action chimiques.

On prend iiue doclie BtiHiia d'une tubtilure et fn'raée par ea^

CHIPITBE I. II

àe cuivre muni de rebords qni peuvent être ■ppliqués sur les parois du verre avec de la réaioe. La tubulure est munie d'une douille dans laquelle pusse mie tige de métal terminée par une pince munie d'un anneau. Entre les branches de cette pince tant placées deux feuilles d'or irès-minces , telles que celles qui servent à dorer, et destinées à servir d'élcctroscope. La haut de la cliœhe , latérieuretneut et extérieurement, eit recouvert d'une coucbe de vernis kis gomme laque, appliquée à ciiaud, afin d'empêcher l'eau hygro- Biétrique de se déposer sur le verre, qui deviendrait alors conducteur de l'électricité.

I Vient-DD à électrlser la tige de métal , les deux lames d'or qui poBlident la même espèce d'électricité, positive ou négative, s'écartent, et l'nngle d'écartement indique approximativement la quantité d'éleclriidté transmise. A l'exlrémité supérieure de la tige, on visse l'un des plateaux du condensateur, sur lequel on place le second plateau muni d'un manche de verre par lequel on le prend pour ne pas enlever l'électricité ; ces deux plateaux sont recouverts d'une couche ' flc gomme laque, excepté eu quelques points sur la tace qui n'est pas loi contact. Pour faire usage de cet appareil , nommé e/eciroscojJc I tmdentalettr, on opère comme il suit r

On met en communication le plateau condensateur inférieur avec ' b source d'électricité , et le plateau supérieur avec la terre au moyen ' du doigt. Au bout de quelques instants . on retire d'abord le doigt, puis on rompt la communication avec la source électrique; on sépare kl deux plateaux, et on trouve que les deux feuilles d'or divergent ■Dssilôt en raison de l'électricité acquise qui est plus ou moins forte , nivaut que la couche de gomme laque est moins ou plus épaisse. Bi«i n'est plus simple que de se rendre compte des effets produits 4iDs ceT&ode d'expérimentation.

(jue fait-on quand on tuncbe le plateau supérieur avec le doigt? On «soutire la quantité d'électricité dégagée par influence et d'une naître contraire à celle de la source. Supposons qu'il en arrive dans le Fwiier instant une quantité +o, le plateau supérieur aura une Mutité d'électricité dissimulée de nom contraire ^a — ô; celle-ci toerademêmeàsontour une porliona' de l'électricité du plateau collKtenr,et luiAterasaforceexpansive. Ce collecteur se trouvera dansle Wine cas que s'il avait seulement a — a' d'électricité libre ; Il devra donc continuera se charger jusqu'à ce que cette quantité soit égale à Wl* qu'il prendrait immédiatement aux conducteurs avec lesquels , 1 muDunigae, s'il eût été mis kbI en contact avwi iras, wwa Sl'vts-

rertJ iielesli

i ]> ELECTRO-CHIMIE.

fluence du plateau supérieur. Ce qui précède sufBt pour montrer mode d'action du condensateur, qui ne peut servir que lorsque quantités d'électricité dissinaulécs n'exercent pas une action atti'a&tfve capable de vaincre l'obstacle que leur présente la couche ig lante. Voir ce que nous avons dit à cet égard , Traité d'éleclrieité\ t. II, p. 216.

Cet appareil est d'nn usage fréquent en électro-chimie ;oa M doaU i plus de sensibilité encore en employant une seule feuille d'or que 1' place entre les deux pôles contraires de deux piles sèches , c<Hnd | dans l'éleetroscope décrit précédemment. Nous ferons remarquer an qu'au lieu de plateaux de cuivre doré, il vaut mieux employer d plateaux de verve doré, attendu d'une part, que l'on dresse W mieux le verre que le métal, et de l'antre, qu'on est certain qu'i touchant l'une des surfaces avec un corps humide , ce dernier 1 peut réagir sur le laiton à travers les parties qui n'auraient pas été di | rées complètement. Le diamètre des plateaux varie eoDsidérabli | ment; maison est dans l'habitude de ne leur donner que de i àafl | cimètres, attendu que des dimensions plus grandes offriraient des i Acuités pour obtenir un contact parfait ; l'éleetroscope condensai doit toujours être placé dans une cage de verre desséchée par de t | cbaux vive.

11 existe un autre appareil, nommé éiectrophore ou porteur d'éli tricité, qui est d'un grand secours quand on veut toujours avoir i disposition une source d'électricité. On prend un plateau de entouré d'un cercle de bois et reposant sur un plateau de bois, qu'il ne puisse pas se briser ; on électrise la résine en lu frottant en lafrappont huit ou dix fois avec une peau de chat, par un sec ; elle est alors électriaée négativement. Fose-t-on sur le un plateau de bois recouvert d'une feuille détain et muni dW tube de verre vernissé à la gomme laque, afin de pouvoir l'enleni l'électricité négative ne pourra élre transmise à la feuille d'étaâh puisque la résine, très-mauvais conducteur, retient opiniâtréoMI l'électricité qu'on lui a communiquée par frottement. Mais celtei électricité agit par influence sur le plateau supérieur ; et si l'on l celui-ci avec le doigt, on enlève l'électricité négative, qui est sée par l'action répulsive de l'éleclricité de même nom du platean^V ou enlève ensuite le plateau et qu'on lui présente k doigt, 11 enjiUW une étincelle : lorsque le temps est sec et que le condensateur a tn* ou quatre décimètres de rayon , l'étincelle a plus de 30 mill. de long'

Ce court exposé suffit pour aç ptéciet les a,v9Li\lag,es de cet appanU,

)is, aB

rCHAPITBE r. IS

veut l jujours avoir ù sn disposition de l'électricité libre, vu [D'il fonctionne intime dans les temps humides , lorsque le plateau en erre des macliines électriques est recouvert d'une couche d'eau hy- ;roin«trique qui s'oppose au dégagemeot de l'électricité.

Propriélés de l'èkclricité dynamique ou en mouvement.

On a TU qae, lorsque l'on frotte deux corps I'ud contre l'autre, ils ir^inent chncun un excès égal d'électricité contraire, et que si l'on Baintieut le contact , les denx électricités se recombineut et forment tloTB du fluide neutre; mais si l'on frotte l'un contre l'autre deux »rps conducteurs, tels qu'un morceau de bismuth et un d'antimoi- M, la recomposition est immédiate; de sorte que l'on n'obtient ncnn excès d'électricité libre, quelque prompte que soit la séparaton. Il n'en est pas de même si les deux métaux communiquent enlemble au moyen d'un fil métallique. Dans ce cas, les deux élec licites, devenues momentanément libres en partie, suivent le fil métallique pour se recombiner, tous les signes d'électricité libre disnraissent, et le fil acquiert alors des propriétés particulières.

Supposons maintenant que les deux corps qui sont en contact Iprouvent des effets tels, qu'il eu résulte un dégagement continnel des deux électricités sur chacune dis deux surfaces ; Il y aura donc une Ncomposition non interrompue de ces deux électricités par l'inter- Riéâiaire du fil de métal. Or, comment cette recomposition peut-elle ^i^rei'7 Kien n'est plus simple à concevoir. L'un des corps étant po^tif, l'autre négatif, l'électricité du premier réagit sur l'électricité batarelle de la partie du 01 qui est eu contact avec lui ; elle attire l'élleotricité négative, et repousse la positive dans la molécule suivante. Cette électricité repoussée agit sur l'électricité naturelle de la troi- Dlème molécule, attire de même l'électricité négative et repousse la ipcoitive dans toute la longueur du fil jusqu'à l'extrémité opposée. Ii'Étectricilé négative du second corps réagit de même, mais en sens Inverse, sur la partie du fil mise en contact avec lui ; mais temmeil y a continuel lement émission d'électricité positive et d'étutricité négative, il en résulte dans toute la longueur du fil une nitenon interrompue de décompositions et de recompositions électriques qui lui font acquérir des propriétés magnétiques telles, que le 81 métallique réagit d'une manière révolutive sur une aiguille aimantée, librement suspendue, placée a peu de distance. Voici quelles uat ces propriétés.

Sup|ioAou5 un SI de métal pl&cé au-dessus d'une sâgtuûfi ùsosAka i

le, le PAU

14 ÉLËUGniS d'électro-chiuie.

et dans sa direction , se trotivant par conséquent dans le mi niugnétique. Si ce fil est parcouru par un courant électrique nord, suivant le sens du courant, sera chassé à drolEeet à gauche' fll,et l'aiguille tendra à se mettre à angle droit avec ce dernier. l'aiguille est au-dessous du 111 , le piïle nord sera chassé dans une direction opposée. Vient-on à la placer à droite ou à gauche dn SI la pointe nord s'élève ou s'abaisse ; tels sont les faits qui donnent A la force émanée du 111 un caractère révolutif.

Le courant ne subsiste, bien entendu, qu'autant que le circuit m tallique est fermé complètement, soit par un til de métal, soit pari liquide conducteur. Il résulte des faits précédents que si un UI m tallique parcouru par nn courant est replié sur lui-même , et qu'ai aiguille ^oit placée dans l'intérieur, elle recevra ta même action de partie du lil qui se trouve nu -dessus et au-dessous, et alors l'acfic exercée sur elle sera doublée.

Si donc on enroule le til une, deux, trois fois, etc., autour de h même sans qu'il y ait contact métallique d'une circonvolution l'autre (condition facile à remplir en l'entourant de soie), chacunei celles-ci agira partiellement, de sorte que l'action surTaigullle aimai tée sera doublée, triplée, etc.

Tel est le principe d'après lequel on construit les multIplicatetMf autrement dit galvanomètres, qui servent à déterminer la directt et l'intensité d'un courant électrique, et dont on peut voir la desoripl tlon dans notre Trailé d'électricité. Nous allons seulement indiqa ceux qui sont le plus généralement employés.

On prend une petite boite en sapin ouverte sur deux faces et b maut un pnrallélipipède allongé (pi. 1, fig a ). On enroule autour i quatre faces fermées, de manière à former 10, SO, 100 révointitn un fli de cuivre recouvert de soie et dont lesdeux bouts libres sont n en communication avec les sources d'électricité. Cette boîte, bH préparée, est lixéc par une de ses faces sur un pied, de telle m niëre que les circonvolutions latérales soient verticales : au milieu la face opposée, on pratique une petite ouverture par laquelle pai un 1)1 de cocon , dont l'un des bouts est attaché à un point fixe, tel dis que l'autre, qui est dans la boite, est muni d'une chappe en p»* pler dans laquelle on place une petite aiguille aimantée.

Quand on veut observer des courants électriques d'une certsiitt infensité. ou se boine à mettre dans l'intérieur de la boite une aiguill* aimantée suspendue ù un pivot. Veut-on donner beaucoup de sensl* Mité aa inuiljplicaleur , on forme un Gyatèmede deux aiguillWi

^Hftsnblables cfuc possible , et aimantées à peu près au même degré

^BMtaration. Ces deux aiguilles soot placées dans une position par-

^^pement parallèle (les pâles inverses en regard), et assujetties l'une

Strantre par leur milieu au moyen d'un 111 métallique ou d'une

piUle légère. Ce système a pour but de diminuer, autant que pos-

liWe, l'action du magnétisme terrestre qui , étant en partie détruite ,

w s'oppose plus autant à l'actiùii do courant. Ces deux niguilles,

liosi préparées, sont attachées au III de cocon, l'ai^^ruille inferieai'e

jlacée dans la boîte et la supérieure au-dessus. Pour introduire la

pnmIërË dans la boite, on pratique une fente dans la planche Kupé-

linre du multiplicateur. Un cadran divisé placé au-dessus sert à

Msurer les déviations de l'aiguille aimantée.

Lailgures, pi. I, représeutc un appareil de ce gpnre, le plus sim-

H ftaqDe l'on puisse construire.

Au Heu de cet appareil, on peut se servir d'une petite boussole oriinaire, tellement placée qu'une portion du fli formant le circuit se iMlve au-dessous de la boussole, dans la direction de l'aiguille ai- I Hantée, c'est^à-^lre, dans le méridien magnétique.

G« deux appareils ne servent qu'à indiquer des différences dans ka loteusités du courant; si l'on veut mesurer rigoureusement cette talengité, il faut se servir de la boussole des sinux ou de celle des i tn^entes. La première, pi. I, (ig. 4, se compose d'un rectangle formé n ruban de cuivre rouge vers le milieu duquel, dans l'intérieur, se tfOùve une aiguille aimantée à chappe d'agate qui se meut sur un pivot 'acier Irés-ûn, Ce rectangle est placé sur une alidade qui se meut sur n cercle divisé, de telle sorte que le pivot de l'aiguille se trouve toBjotirs dans l'axe de rotation. Les deux extrémités du ruban sont s de manière à être mises en communication avec la source itSectricité. Le rectangle doit être placé dans le méridien magnét)fU. Quand l'aiguille aimantée est déviée d'un certain nombre de ï fait mouvoir le rectangle de manière à le ramener dans le ^a vertical de l'aiguille. Dans ce cas, l'intensité du courant est fropertionnelle au si/hk de la déviation. Au lieu d'un circuit simple, c'«t-à-dirc d'un seul ruban de cuivre, on peut opérer avec un cirtnit multiple dans le cas où l'on veut donner plus de sensibilité it l'appareil ; on remplace alors le rulmn par un lil de cuivre recouvert u enroule autour d'uu rectangle ou dun cercle en bois, s ce cas, un multiplicateur. La boussole des tanle compose {pi. I, flg. 5) d'un grand cercle de 4 à â décimé- I, formé par ub ruban de cuivre àe & m\Vti.nÀ\,t«ft &»

16 ELEMENTS d'ELECTBO-CHIMIE.

largeur. Ce ruban est revêtu de soie , et ses extréraitiîs, replH venableraeDt, vienneot plonger chacune dons un godfl contenant dtt mercure. Le cercle du courant est disposé vei-ticalenrn;nt sur un autre cercle horizontal que parcourt une aiguille de boussole suspendueà un assemblage de Sis sans torsion dans l'intérieur d'une cloche. Le centre de l'aiguille est le même que celui du cercle du courant; quand la longueur de l'aiguille est petite par rapport au rayon dn cercle , l'inteDsitc du courant est mesurée par la tangeute de déviation. Le multiplicateur étant d'un usage fréquent en électro-chimie, nous allons donner la description de celui qui est généralement ei»ployé aujourd'hui dans des recherches délicates. Laûg. 6, pi. I, représente un appareil complet. ABC est le châssis enveloppé par le tl* de cuivre, dont les bouts aboutissent au tube métallique FF'. Ce châssis est lixé sur un plateau horizontal DE, qui peut tourner dau son plan et autour de son centre au moyen d'une roue dentée à pignon placée en - dessous , et mise en mouvement par le bouton G.UMN est le support du système astatique des deux aiguilles i mantées suspendues à un lit de cocon VL; RS est le cylindre verre qui enveloppe l'appareil et repose sur la base KL. La âg.r représente la coupe de cet appareil suivant un plan qui passe par la fil et l'un des tubes de communication. Le cadran placé sur le châs est percé à la partie centrale d'une petite ouverture circulaire d'une fente transversale, afin de pouvoir placer et retirer l'aiguillai volonté. Les trois vis v,v",v", servent à cenlrer l'aiguille ; (, (' senti cAnes creux en cuivre où viennent aboutirles deux extrémités du filjh multiplicateur, et dans lesquels on place les deux conducteurs qi servent à transmettre l'électricité. Quand on veut transporter le mol tiplicateur, il faut abaisser les aiguilles jusqu'à ce que celle de dessU vienne se poser sur le cadran, et, après avoir r liés de l'aiguille servant d'index un large ruban de soie, de manièn que les deux bonis en ressorteut par les bords du cercle métalli^ ys, on remet en place la cloche et l'écrou.

L'appareil ne peut servir qu'alors que l'on a formé la table des in tensilés qui donne le rapport entre la déviation de l'aiguille aii et l'Intensité du courant qui l'a produite. Voir à cet effet les mé^ des employées pour former cette table, tome 11 de l'ouvrage cité dessus, page 20 et suivantes.

Il existe encore un autre galvanomètre , qui ne diffère du précédent qu'en ce qu'il est formé de deux fils de même diamètre, mêtae loogoeur, entourés de soie et enroulés de

iamètre, W meinaBièts

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