‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 51 sur 83 · CHAPITRE T. iéf · texte numérisé non relu

CHAPITRE T. iéf

% Ironca d'arbres , des détiris de végétaui et de* fragments de ^eiss. La plupart des débris de végétaux étaient enlièraneot recouverts de cristaux microscopiques blancbâtres de fer plrasphaté, et de dép6ts pulvéralents de la même substance, qui, au untaet de l'air, prirent nne couleur bleu-indigo. Le bois sur lequel Btsit dépiMé le fer phosphaté avait servi évidemment de point de dipu-t pour la Tormation de ce composé; une cause quetconque avait âme attiré le fer et l'acide phosphorique. Cette simple observation wm a mis sur la voie pour reproduire électro- chimiquement le phosphate bleu : dans tes réactions chimiques du magma qui coitiposalt les terres du fossé . il y a eu dégagement des deux électricités , letqaeDes ont dû suivre les corps les meilleurs conducteurs , tefs fftt les snfostanecs carbonisées qui ont dû servir à fixer les composés formés. IVun autre cAté, quand on abandonne une famé de fer p)DDgé6 daus le phosphate d'ammoniaque , le fer s'oxyde et décompMO Jo pbospbafe ; l'alcali est mis à nit , et il se forme un perphos- ^«te blanc de fer. Mais si , au lieu d'une lame de fer , on prend un <Mii(tle voltaïque composé d'une lame de cuivre et d'une lame de ter, ou a du perphospbate , et en ouItc nne petite quantité de phosphate bleu , mais seulement dans la partie In plus rapprocliée des poials de contact du fer et du cuivre. Ce phosphate est en petits iiristaux bleus, dont la couleur est masquée par le perphosphate blauc. La formation do ce dernier est due aux actions combinées du phospliate d'ammoniaque, de l'eau et de l'air sur le fer, taudis que celle du phosphate bleu provient évidemment d'une action électrique. Kicn n'est plus simple que de donner un plus grand développement i\ lii %mation de ce phosphate , et de l'obtenir dégagé du perphosphate ^ masque sa couleur.

Onprendun tube recourbéen II, rempli inférîeurementd'argilehumide; dans une des branches on verse une dissolution de phosphate de wade, et dans l'autre une solution de sulfate de cuivre ; on met dans celle-ci une lame de cuivre, et dans l'autre une lame de fer, et l'on fait communiquer les deux lames par la partie supérieure. Le fer étant attaiiné, il en résulte un courant qui rend le cuivre négatif; le sulfate de cuivre est décomposé, et le cuivre se dépose sur la lame de mâme métal, tandis que l'oxygène et l'acide sulfurique se transportent dans l'autre branche. L'oxygène oxyde le fer; l'acide sulfurique, en se combinant avec la soude, chasse l'acide phosphorique ; il en résulte du snifate de soude qui l'este dissous, et du protophosphate de fer qui se dépuse

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3S3 ELEUENTS DELECTBO-CHIIflE.

châtres, lesquels devieDoent d'un beau bleu par l'action prolongée de la pile , ou bien eu les exposant à l'air. Ils possèdent en outre les propriétés du phosphate bleu naturel. Cette réaction n'a lieu toutefois qu'autant que l'action est lente , circonstance indispensable pour que les molécules prennent un arrangement cristallin^ car si Va veut accélérer lactinn en mettant la lame de fer en communicatioa avec le pâle positif d'une pile d'un certain nombre d'éléments, étli lame de cuivre avec l'autre pôle, on obtient alors le phosphate de fa ordinaire. D'après cela, une condition indispensable à la formation da phosphate bleu est une réaction lente. 11 est facile de concevoir cotament a pu se former le phospbatc bleu de Saint-Yrlex, ainsi que celnl des gisements analogues : pour peu que les maffères carbonacées sleot été mises en contact avec le fer ou son protoxyde , il a dû en résollcf des appareils analogues à celui avec lequel nous avons opéré. L'esp^ rience suivante servira à montrer l'influence des matières orgaoiquo. Nous avons mis une pyrite efHorescenlc, entourée d'un ûl, dans me soucoupe contenant une solution de phosphate de soude, ne la recoovrant qu'en partie ; il n'a pas tardé à se former du sulfate de fer qui. en réagissant sur le phosphate de soude , a produit du perphosphaB blanc de fer ; et dans les parties du lil qui adhéraient à la pari» de la soucoupe, de petits tubercules cristallins de phosphate bleu.

Double phosphate d'ammoniaque et de magnésie.

M. Mitscherlich a observé sur un calcul urinaire des cristaai de double phosphate d'ammouiaque et de magnésie. Cette substance H forme également spontanément dans les matières fécales, ténioio nt morceau de bois qui , ayant flotté pendant deux ans dans une fase d'aisance , fut recouvert de cristaux de double carbonate d'ammoDitque. On conçoit comment cette cristallisation s'est effectuée ; let matières fécales, et surtout l'urine, renferment plusieurs sels, particulièrement le double phosphate, tenus en dissolutiou par un acide; ni acide venant à être enlevé par l'ammoniaque qui se forme BUi dépens de l'urine , les substances insolubles se précipitent. Aussi l'on voit se déposer dans l'urine. abandonnée ù elle-même pendantqoelques Jours, le double phosphate en aiguilles, par suite d'une crlsUlUsation confuse. Dans la fosse, les mêmes phénomènes ont dû se ptoduii'e , partieulièrement à la surface du liquide ; mais comme le 3ï1. k mesure qu'il se déposait, était remplacé par d'autre venu de l*iDténegri un conçoit conitiient de groa erlitaiix ont pu se

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