OB
Ce métal se trouve dans presque toutes les parties du globe;
326 Eléments d’électbo-chimie.
mais il est plus abondant dans les régions chaudes que partout ailleurs.
Gahn prétend qu’il n’existe pas de pyrites qui n’en contiennent. La présence de ce métal dans ces composés est souvent la cause de leur décomposition , parce qu’ils constituent un couple voltaïque. An fur et à mesure que les pyrites se décomposent, l’or est enlevé par les eaux, et se mêle avec les sables qui constituent alors les sables aurifères, d’où on le retire par le lavage.
La présence de l’or dans certaines pyrites, comme à Bérésoff, en Sibérie, aide tellement à la décomposition, qu’en parcourant les Challanches (montagnes d’AIlemont , en Dauphiné) , nous vîmes répandues Sur le sol des pyrites en décomposition , ayant l’aspect de celles de Bérésoff. Nous supposâmes que l'or n’était pas étranger à cette décomposition. En effet, les ayant broyées et soumises au lavage, nous obtînmes au fond du mortier d’agate des paillettes d’or. Noos recommandons ce procédé toutes les fois que l’on voudra s’assurer de la présence de l’or ou même de parcelles métalliques dans des minerais.
L’or a été trouvé jusqu’ici à l’état métallique , en poudre, en paillettes, en dendrites, en filaments, en grains et en masses plus ou moins considérables.
Densité, suivant qu’il a été plus ou moins i comprimé. )
Chaleur spécifique (Dulong et Petit)
Poids atomique. . .
de 19,4 à 19,65
L’or ne s’oxyde à aucune température. Jadis, on prétendait que la poussière pourpre que l’on obtenait en faisant passer la décharge d’une batterie voltaïque dans un fil fin d’or était un oxyde; mais il ne peut en être ainsi, attendu que la poussière purpurine se produit encore quand l’expérience se fait dans le gaz hydrogène. D’un autre côté , il y a peu de probabilité que l’or puisse s’oxyder par l’effet de la décharge, à une température comme celle qui existe dans ce caslà, et à laquelle il se réduit ordinairement. La poudre purpurine n’est donc que de l’or dans un état de division extrême.
Si l’or est allié à un métal oxydable, la poussière purpurine renferme l’oxyde de ce métal; c’est même ce moyen qui fait reconnaître, sans opérer des dissolutions, si l’or est allié à tel ou tel métal.