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FEB

Ce métal est très-répandu dans la nature, non-seulement dans les minéraux qui en renferment presque tous , mais encore dans le règne animal et végétal ; très-rarement on le trouve à l’étal métallique. Son point de fusion est, suivant Daniel, à 1530° du thermomètre à air.

Densité du fer en barres 7,8439

— en lames très-minces. . . 7,6

— moyenne 7,7

Chaleur spéciflque

Poids atomique.

CHAPITRR IT.

Le fer se montre à l’état métallique dans les pierres météoriques, ainsi que dans ces grandes masses de fer que l’on trouve répandues dans l’Amérique.

Le fer obtenu par les procédés en usage est loin d’être dans un état de pureté parfaite. Le fer en barres le mieux préparé renferme encore près d’un demi pour cent de carbone et un demimillième de silicium. Ce carbone fait acquérir au fer une certaine solidité; quand on le forge, c'est-à-dire en brûlant le carbone, il devient alors tlexible et s’use plus facilement. Le fer qui renferme du manganèse est d'une bonne qualité , tandis que celui renfermant du soufre, du phosphore, de l’arsenic ou du cuivre, est réputé mauvais.

Quand le fer est pur, sa couleur est le blanc argentin , sa cassure est écailleuse, conchoïde et parfois cristalline. Le fer jouit, comme l’on sait , de la propriété magnétique à un haut degré , qu’il partage avec le nickel et le cobalt.

Plusieurs rainerais de fer, particulièrement les oxydes ainsi que diverses combinaisons de ce métal avec le carbone , le soufre et le phosphore, jouissent de la propriété de conserver le magnétisme qu’on leur fait acquérir. Il ne faut pas pourcelaque ces combinaisons renferment une trop forte proportion de ces différents corps; car elles perdent alors non-seulement la propriété de conserver le magnétisme, mais encore d’être attirées par l’aimant.

On obtient facilement le fer cristallisé ou en tubercules cristallins dans les appareils simples avec la dissolution de proto-sulfate de fer.

Servons-nous du tube en U , préparé avec de l’argile. Dans l’une des branches , on met une solution de proto-sulfate de fer, et dans l’autre une solution de chlorure de sodium; puis l’on plonge dans chacune d’elles une lame de platine, mise en communication, la première avec le pôle négatif d’uiie pile à courant constant, composé de deux ou trois éléments; la seconde, avec le pôle positif. On règle l’action décomposante, de manière que le dégagement d’hydrogène soit à peine sensible. La soude et l’hydrogène, en se rendant dans la branche négative, y opèrent les changements suivants: l’alcali, en se combinant avec une partie de l’acide sulfurique , donne naissance à un double sulfate de fer et de soude , tandis que l’hydrogène réduit l’oxyde de fer; l’action étant lente , le fer ne se précipite pas tumultueusement, il se dépose sur la lame négative, tantôt sous la forme d’une couche composée de petits cristaux qui lui donnent un aspect chatoyant, tantôt sous celle d’un métal fondu, tantôt enfin sous celle

ÉLÉMENTS D’ÉLECTBO'CniMIE.

de tubercules arrondis, plus ou moins cristallins. Dans tous les cas, le dépôt possède la polarité magnétique, à un degré assez marqué, qui, en raison de la pureté du fer, ne peut être attribuée qu’à la solution de continuité existant entre toutes les parties déposées. Ainsi, les solutions de continuité dans ce cas-ci remplacent le carbone dans l’acier. Le proto-chlorure fournit la plupart du temps un précipité uniforme sur toute la lame, tandis que le proto-sulfate donne assez ordinairement naissance à de petits tubercules. Dans ces deux cas, le fer, au contact de l’air, s’oxyde avec une assez grande rapidité.

On obtient les mômes effets avec l’appareil simple , c’est-à-dire , le tube en U, disposé comme il a été dit , avec cette différence que l’on remplace par une lame de zinc la lame de platine qui se trouve dans la solution de sel marin. Les deux lames sont mises ensuite en communication. La réaction de l’eau salée sur le zinc fait naître un courant , dont l’action produit les effets décrits précédemment.

Quoique le fer soit très-oxydable, on ne l’emploie pas comme métal producteur de l’électricité , parce que sa surface se couvre d’oxyde qui empêche la circulation du courant. Cependant quand on emploie la chaleur, comme l’action chimique est vive et que la surface reste décapée, on pourrait s’en servir avec avantage.

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