‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 90 sur 111 · SS · texte numérisé non relu

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tandis que l'éléraent électro-positif , qui est une iame de ziuc amalgamé ou non amalgamé, plouge dans l'eau salée ou acidulée par l'acide sulfurique ; les deux dissolutions étant séparées l’une de l'autre par un diaphragme opposant le moins de résistance possible à la transmission du courant, et dont la nature dépend de celle de la dissolution. Les détails dans lesquels nous sommes déjà entrés sur la construction de ces appareils, ne pouvant suffire au praticien, noua y ajouterons quelques données indispensables.

L’art de la dorure électro-chimique consiste dans l’emploi de ces appareils , dans la composition des dissolutions et dans la préparation des surfaces des corps qui doivent recevoir le dépôt d’or. Dans l’appareil do M. de la Rive (page 337), aussitôt que le circuit est fermé, la dissolution d’or est décomposée; l’or se précipite sur la surface du métal , qui devient noirâtre et légèrement dorée. On est dans la nécessité de frotter la pièce à dorer avec un linge fin pour obtenir le brillant : après plusieurs immersions et opérations semblables, la pièce est dorée avec un aspect brillant; mais il est bien difficile d’obtenir le mat par ce moyen , ce qui restreint nécessairement ses applications, car le doreur tire un parti avantageux du mat, qu’il transforme à volonté en poli à l’aide du brunissoir. On conçoit très-bien ce qui se passe dans cette circonstance : la dissolution ii’étant point complètement neutre, ni assez étendue, la pièce à dorer réagit chimiquement sur la dissolution d’or; il en résulte un courant électrique dirigé en sens inverse du premier, de façon que l’on n’a que la différence d’action des deux courants. L’est pour ce motif que la pièce est en partie dorée par l’action électro-chimique, et en partie recouverte d’or réduit. En général , pour que l’effet électro-chimique produit par le courant provenant de la réaction de l’eau acidulée sur le ziuc soit à son maximum , i^faut que la pièce à dorer ne soit pas attaquée par la dissolution aurifère ; c’est ce qui a lieu pour le platine, qui se dore alors avec une extrême facilité , ou bien quand on opère avec une dissolution alcaline d’or.

Dans la méthode de M. de la Rive, une partie de la dissolution d’or est décomposée par la vessie, qui se recouvre d'or; une autre ne tarde pas à passer au travers et est réduite par le zinc , dont l’action est alors diminuée, en raison des couples secondaires zinc et or qui se forment à sa surface. Ou est alors forcé de recueillir l’or disséminé, soit sur la membrane , soit sur le zinc , manipulation qui interrompt l’opération. Pour éviter ces inconvénients, on opère de la manière suivante.

Lorsque deux dissolutions de même nature, ayant même densité et

ÉLÉMENTS D’ÉLKCTKO-CHIMIE.

ne différant l’une de l’autre qu’en ce que l’une renfenne une très-petite quantité d’un composé qui ne se trouve pas dans l’autre, sont séparées par un diaphragme de toile , de terre à demi cuite , de porcelaine dé> gourdie ou d’argile humide, les phénomènes d’endosmose et d’exosmose ne se manifestent qu’à un faible degré, et même n’unt lieu qu’après un certain laps de temps ; mais lorsque la densité est différente, ainsi que les composés, le diaphragme doit être formé d’une couche d’argile suffisamment épaisse et humectée de l’une des dissolutions. Cela posé, voici un dispositif commode pour des essais en petit.

On prend un tube de verre de l centimètre de diamètre et de t décimètre de longueur, dont le bout inférieur est fermé avec du kaolin en pâte peu consistante, humectée d’eau salée, et retenue avec du linge fixé sur la paroi avec du âl. Le tube, rempli de la dissolution d’or, qui est ordinairement un double cyanure d’or et de potassium, est placé dans une éprouvette en verre , contenant une dissolution à même densité de cyanoferrure jaune de potassium , avec une petite quantité de sel marin, et dans laquelle se trouve une lame de zinc, que l’on met en communication, au moyen d’un fil de cuivre, avec l’objet plongé dans la dissolution d’or. L’éprouvette est fermée avec un bouchon évidédans lequel passe le tube, qu’on descend jusqu’à ce que le niveau des deux liquides soit le même. La réaction électro-chimique ne tarde pas à se manifester, surtout si l’éprouvette est mise dans de l’eau à 25 ou 30°.

Quand on s’aperçoit, à la lenteur des effets produits, que le zinc n’est plus que faiblement attaqué par le liquide environnant, on remplace ce dernier par un autre plus actif; ou bien on y substitue une dissolution plus ou moins concentrée de sel marin ; ou bien encore , de l’eau acidulée par l’acide sulfurique; mais on donne toujours la préférence à celui qui donne les effets d’endosmose les moins marqués, et qui réagit avec une énergie suffisante sur le zinc pour produire un courant convenable. Mais comme l’argile s'imbibe peu à peu de la dissolution d’or, et qu’alors l’endosmose acquiert de la force , et qu’il peut arriver aussi que l’argile devienne trop compacte , soit parce que l’eau a été enlevée par la cristallisation des sels , soit par toutes autres causes, dans ce cas ou remplace le bouchon d’argile. Avec cet appareil ainsi disposé , on dore parfaitement de petits objets. Il peut servir de type à ceux qu’on destine à dorer de grands objets. Nous allons décrire celui qui nous sert habituellement.

On prend une cloche en verre (pl. 111, fig. 1 4) ayant à sa partie supérieure une large tubulure que l’on remplit de kaolin ou d’argile ordinaire, privé de calcaire, et retenu par une coiffe de linge ficelée autour

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