CHAPITRE Vttl
pdôr y Rdapter «il dès fils conducteurs; on commence d’abord par les frotter sur la {wau de ciiamnis, avec dit rouvre d’Angleterre, pour leur donner le plus beau brillant possible; après quoi on les plonge dans un bain bouillant de potasse caustique pour enlever les corps étrangers, que la préparation mécanique a déposés sUr leur surface; en un mot, les surfaces doivent être décapées de la même manière que pour la dorure. Cela fait, on procède au dépiH des couches de peroxyde; on voit apparaître successivement les couleurs des anneaux colorés, en commençant par le rouge, altéré par la couleur de l’or. Il faut avoir l’attention, après l’opération , de laver à grande eau pour enlever la potasse qui, sans cela , réagirait sur le peroxyde et le décomposerait; c’est ce qui arrive quand on colore de petites sphères creuses qui retiennent de la dissolution potassique. On évite cet inconvénient en séchant à la sciure.
On conçoit parfaitement que ce mode de coloration ne peut servir que pour de petits objets, afin que la teinte soit uniforme; aussi doit-on agir sur des pièces isolées, que l’on monte ensuite pour former des objets d’ornement ou de parure.
La coloration commençant toujoure par se manifester dans les parties extrêmes des électrodes, il est quelquefois convenable de toucher en différentes parties les objets que l’on a plongés dans la dissolution plombique, en les tenant entre les branches d’une pince en bois, avec l’extrémité d’un fil de platine en relation avec le pôle positif. En variant les points de contact, on finit par colorer d’une manière uniforme ou diversement, les objets, suivant le goût de l’expérimentateur. On peut encore prendre l’objet entre les branclUiS d’une pince en fer, en relation avec le pôle positif, et le plonger dans la dissolution pendant le temps nécessaire pour que la coloration soit produite.
Les couches de peroxyde déposées adhèrent tellement, nous le répétons, qu elles résistent au bruni ; mais il y a là seulement adhérence et non combinaison.
Il n’en est pas de même probablement du dépôt de peroxyde de fer sur du fer, parce qu’il y a combinaison de protoxyde de fer qui se forme à chaque instant, avec le peroxyde de fer provenant de la combinaison du protoxyde dissous dans l’ammoniaque.
Si l’on veut obtenir des teintes uniformes sur une lame d’or, en employant le peroxyde de plomb , il faut disposer l’appareil pour que cette lame soit parallèle à l'électrode négatif, ainsi qu’au diaphragme, afin que tous les points de la lame reçoivent la même action électro-chimique. Il en est encore de même pour un objet d’une
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forme quelconque ; il faut que l’électrode négatif soit encore parallèle en tous points avec cet objet. Quand une pièce est manquée , il suffit de la plonger pendant quelques instants dans une dissolution bouillante de potasse qui décompose le peroxyde de plomb et dissout le protoxyde; cette pièce devient aussitôt briliante. li est probable que l’on pourra obtenir des couleurs avec d’autres peroxydes, en suivant la marche que nous venons d’indiquer.
Quoique les objets en cuivre doré, qui ont été polis avec du rouge d’Angleterre, se colorent parfaitement, néanmoins les objets d’or sont plus convenables , attendu que l’on n'a pas à craindre , par l'action du poli, de mettre à nu le cuivre et de produire des taches. Aussi nous • pensons que la bijouterie en fin en tirera un parti plus avantageux que la bijouterie en faux, à moins cependant d’opérer sur la dorure électro-chimique qui, ayant plus d’épaisseur, résistera plus longtemps à l’action du poli.