‹ Éléments d'épigraphie assyrienne les écritures cunéiformes, exposé des travaux qui ont préparé la lecture et l'interprétation des inscriptions de la Perse et de l'AssyrieChapitre 21 sur 33 · PALAIS DE SARDANAPALE · texte numérisé non relu

PALAIS DE SARDANAPALE

La comparaison des textes peut seule faire comprendre toutes ces difficultés paléographiques , d’autant plus sérieuses que les publications les plus soignées ne peuvent en donner une idée. Le type ninivite, adopté à l’Imprimerie impériale pour la publication des découvertes de M. Botta , sert à la transcription de tous les textes; de même qu’en Angleterre on paraît avoir adopté le type de l'assyrien de Persépolis ; dès lors, il est souvent très-difficile de retrouver sur le monument même les signes imprimés , après en avoir compris la transcription actuelle. Ces difficultés sont , sans doute, très-secondaires. C’est pourtant une des premières que l’on a à surmonter dans ces études. Au surplus , ces différences accidentelles , que les signes pouvaient offrir , ne sont pas les seules que nous ayons à constater: il y en a de plus sérieuses qui reposent sur d’autres considérations que nous devons exposer, et qui tiennent au développement même de l’écriture assyrienne.

L’écriture assyrienne a suivi, en effet, plusieurs phases bien caractéristiques. A l’origine , elle dut être hiéroglyphique : les valeurs idéographiques qui ont été conservées à un grand nombre de signes suffiraient pour faire comprendre qu’il doit en être ainsi ; mais nous avons quelque chose de plus : il existe, à ce qu’il

(4) Layard, Ninei'tli and ils remain* , fifth. edit., t. Il , p. 180.

ÉCRITURES ANAR1ENNES.

parait, un monument susien écrit en caractères hiéroglyphiques , et de rares fragments de cette écriture sont même parvenus jusqu'à nous.

Toutefois , quand nous trouvons cette écriture aux mains des Assyriens, l’image primitive était déjà tellement altérée qu'il était impossible de reconnaître , dans les traits qui formaient des lettres, le type primitif qu’elles avaient d'abord représenté.

Lorsque le signe , ainsi dénaturé , se retrouve dans les plus anciennes inscriptions, l’écriture n’est pas encore cunéiforme ; les lignes ne se présentent que sous l’apparence de lignes brisées. M. Oppert donne le nom ({'hiératique à cette antique écriture.

Nous connaissons quelques monuments de ce style. Je citerai une inscription , encore indéchilTrée , publiée par M. Layard (1), et que je reproduis ici.

P'Jr'PIfr^timTIrn

Je citerai encore la légende du vase de Naramsin (2). Le nom de ce roi , dont le règne est antérieur au XV' siècle avant notre ère, était écrit ainsi :

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