‹ Éléments d'épigraphie assyrienne les écritures cunéiformes, exposé des travaux qui ont préparé la lecture et l'interprétation des inscriptions de la Perse et de l'AssyrieChapitre 23 sur 33 · PAL . IB B A . AO · texte numérisé non relu

PAL . IB B A . AO

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’/IKAR . AO.

c’est-ii-dire : Ninituram , fils d’ibba Ao, adorateur du dieu Ao.

ÉUUITKKS À.VAKICNNKS.

La plupart des cylindres de trois lignes reproduisent la même formule, en y substituant d’autres noms.

Avec le temps celle écriture archaïque s’est modifiée; les signes les plus compliqués ont perdu quelques-uns de leurs traits qui parurent sans doute superflus, et qui ont donné lieu à des signes nouveaux, à une écriture nouvelle que l’on peut appeler moderne , relativement toutefois.

Les différentes phases de certains caractères ont pu être constatées : ainsi l’idée de Dieu est exprimée par un monogramme qui parait procéder de l’image même de la Divinité, ou de l image d'une étoile dont ce signe a également la valeur.

Les Assyriens représentaient la Divinité, ainsi que nous l'avons déjà dit, comme la plupart des peuples antiques la représentaient alors : sous la forme d’un buste d’homme terminé par une queue d’oiseau, et passé dans un anneau entouré d'ailes déployées. Mais quelquefois la forme humaine a disparu, et il ne reste plus qu’un disque orné des appendices ornithomorphes.

11 est facile de supposer, dans l’une ou l'autre de ces formes, les lignes que l’on obtient en figurant une étoile :

Quel que soit le type que l’on adopte pour l'origine de l'hié-

268 ECRITURES ANARIK.NNKS.

roglvphe divin, il a donné lieu à la série suivante: Hiératique Archaïque Moderne

Ces signes se voient dans toutes les écritures cunéiformes anarienncs , et n’ont subi que l’altération des temps. M. de Saulcy, le premier, remarqua qu'ils se retrouvaient en inédo-scythique avec la même forme et la même valeur qu’ils ont en assyrien moderne. Ce savant avait déjà compris la grande ressemblance des caractères de ces deux écritures : un examen approfondi a permis à M. Oppert de constater que ces deux écritures procèdent du même système graphique. La plupart des caractères sont identiquement les mêmes ; d’autres diffèrent moins entr’eux que deux transcriptions du même hiéroglyphe , dans les styles de Ninive et de Babylone. Cependant tous les types primitifs n’ont pas été interprétés de la môme manière suivant les localités : le même hiéroglyphe n’a pas été traduit par les mêmes traits sur les bords du Tigre et sur les rives de l’Euphrate ; de là, des différences graphiques dans des signes qui, au fond, sont identiques. Ainsi le signe royal semble procéder, en Assyrie comme en Égypte , de la représentation d’une abeille. Rien n’empêche de supposer qu’il en soit ainsi , du moins ; mais alors le signe royal présente les variétés suivantes :

Hiéroglyphe primitif.

ÉCKITL’HKS ANARIE.NMES.

NLNIVITE.

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