‹ Éléments d'épigraphie assyrienne les écritures cunéiformes, exposé des travaux qui ont préparé la lecture et l'interprétation des inscriptions de la Perse et de l'AssyrieChapitre 33 sur 33 · OFFERT · texte numérisé non relu

OFFERT

Valeurs syllabiques, j Valeurs idtograpbiqors.

98 su, hui »

20 ka n

21 ki, kin forteresse , tirt.

22 ku. kuin. kuv fatiguer, hasal.

06 ra inonder, rahas.

67 ri , tal colline, lali.

68 ru »

69 ar »

70 ir »

72 ur,tas,iis,ran chien, kalb.

81 Sa gar lumière, aux; faire, aakan ; accurd

83 si, Un, Uv, pan œil, face, mille.

85 su , kat main , kat.

87 as mesurer, hasah; rais

89 is , mil , vil bouclier, temple.

91 us mâle .mouiller, étendre

29 ta

30 li

31 lu

36 at

37 il

38 ut, (am, tav, par, ta, lik

chien, kalb.

lumière, uur ; faire, takan ; accardtr, urak.

œil , face , mille, main , kat.

mesurer, hasah; raison, bouclier, temple, mâle , mouiller, étendre , stade, de , istu.

serpent , sil ; lancer, laka.

père , abu.

une [fém .) , ihil.

soleil, jour, nahar, fleuve, eau.

§ ». — l.’VM.MPTIUV* l>F. VAN, DE SISE. rit.

L'écriture anarienne comprend encore, ainsi que nous l’avons déjà dit , des inscriptions qui ont résisté jusqu'ici aux efforts de la science. Ces langues nouvelles, qui restent à découvrir, procèdent du même système graphique que l’assyrien; il ne faut pas en exagérer les difficultés. Les phénomènes bizarres qui tiennent à l’expression idéographique des idées, ou à la valeur multiple des signes, ne sont pas si étranges, quand on vient à les analyser, qu’ils le paraissent au premier abord. Aussi on peut espérer que toutes ces inscriptions, faites pour être lues, seront lues un jour.

Sur les bords du lac de Vàn , où Schulz tomba victime de son dévouement à la science, assassiné par les Kurdes, on voit un certain nombre d’inscriptions en caractères cunéiformes, qui ont été publiées par la Société asiatique de France (1). Elles sont, pour la plupart , gravées sur un énorme rocher que l’on aperçoit de plus de dix-huit lieues dans la plaine et qui domine la ville de Vàn et le lac qui porte son nom. Parmi les quarante-deux inscriptions qui furent recueillies pour la première fois par l’infortuné voyageur, il y en a trois qui appartiennent à l’époque des Achéménides, d’autres à une époque , à un règne dont on n’a pu préciser ni la date ni la place dans l’histoire. M. deSauleya reconnu, le premier , dans ces inscriptions les mêmes caractères, les mêmes

1 1. Jttunml asiatique, III' R*iic , I. IX.

ÊCIUITREK Cl'NÉIFOHMES.

signes idéographiques qu'on a constatés dans l'écriture assyrienne, et qui semblent y avoir conservé la même signification, tels que fils, Dieu , ville, etc. (1). Mais, quand on vient à articuler les mots que forment les lettres , il est tout-à-fait impossible de les comprendre : on soupçonne seulement , par les inflexions des groupes, que la langue ainsi représentée doit être une langue indo-germanique. Enfin dans ces inscriptions on a trouvé des tables généalogiques, sur lesquelles le D' llincks a lu le nom d’un roi d’Arménie, Argiste (2), qu’on retrouve dans les textes ninivites; mais c’est tout ce que la science a pu constater.

D’un autre côté, la capitale des Cissiens a fourni également des inscriptions en caractères cunéiformes, pour lesquelles les tentatives d’interprétation ne sont pas plus avancées : et pourtant la lecture de ces inscriptions est peut-être plus facile que celle de toutes les autres inscriptions en écriture cunéiforme anarienne. Mais la seule chose que l’on ait pu comprendre jusqu’ici , par l’ensemble des lettres, c’est que si la langue de ces nouvelles inscriptions est encore inconnue, elle diffère de celle de Vftn (3).

Enfin, les nombreuses tablettes de Ninive offrent des particularités très-remarquables. Quelques-unes représentent de véritables dictionnaires , dans lesquels un mot assyrien est traduit par un mot d’une langue encore inconnue, que M. Oppcrt désigne sous le nom de easdo-scythique. Ce sera évidemment lit le point

(1) Conf. Inscriptions de V4n t 20 juin 1847 ; et la lettre a M. Prisse d' Avenue . dans la Berne orientale du 15 juin 1852.

(2) Me moi r on the inscription of Vdn (1852), in lhe Journal of lin 1 2 royal Aftiatic S«»ciel>. — Voyez aussi !.;>> uni , Mneceh and Bahplon , chap. xvm , p. 400 cl suif.

13) Expédition scientifique en Mésopotamie, 1. Il, p. 08. — Voyez aussi les deux rotules inscription* que M. Oppori a essayé de Intnsrrirp pour l'ouvrage de M. !.. de llostiv , intitulé : Bêche i cl>ts sur récriture des différents peuples, p. 08 et 08.

ÉCHIIIHES ANAHIENNES.

de départ de nouvelles découvertes , d’autant plus importantes , que les inscriptions de celte nature sont très-nombreuses et permettent d'espérer de curieuses révélations sur l’anliquc civilisation de l’Asie centrale.

On découvre donc encore, de ce côté, des horizons sans bornes pour l'histoire. Quand la philologie saura rendre compte de tous ces idiomes , de toutes ces richesses , le paragraphe que nous ouvrons aujourd’hui pour les langues inconnues qui procèdent du même principe graphique que l’assyrien, et que nous sommes obligé de fermer aussitôt après avoir constaté l’insuffisance des connaissances actuelles, se remplira peut-être alors comme celui que nous avons consacré aux inscriptions de Babylone et de Ninive. Qui pouvait soupçonner, il y a vingt ans, tous les monuments que l'on a exhumés sur les bords du Tigre? Qui pouvait croire que dix ans d’étude suffiraient pour les faire connaître , et pour élever l’assyrien à la hauteur d'un idiome dont on peut désormais discuter toutes les formes?

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