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PRODUIT DE LA SÉCRÉTION DES GLANDES CÉRUMINEUSES

rend plus visibles en modifiant leur couleur et en leur donnant l'apparence de grains foncés quelquefois excessivement fins , mais qui peuvent atteindre 0mm,005 et plus; 3° des granules jaunes ou brunâtres et des agrégations de granules ; lx° enfin une petite quantité d'un liquide limpide , lorsque le produit sécrété a une certaine fluidité. Les cellules me paraissent appartenir à la matière sébacée du conduit auditif externe, tandis que les autres éléments mentionnés ci-dessus constituent le produit des glandes cérumineuses, qui sécréteraient, par conséquent, un liquide graisseux contenant des granulations brunâtres. Dans ces circonstances , l'analyse qu'a donnée Berzelius du cérumen ordinaire, est celle d'un mélange de matière sébacée et de vrai cérumen et ne doit être acceptée qu'avec réserve. Selon moi, il faudrait rapporter aux glandes cérumineuses cette substance amère, brun jaunâtre, soluble dans l'alcool et dans l'eau, qu'a découverte Berzelius ; le principe extractif jaune pâle, d'une odeur piquante, peu soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool, ainsi qu'une notable quantité de graisse; tandis que le reste de la graisse , la substance cornée , et probablement aussi la plus grande partie de l'albumine, devraient être attribués aux glandes sébacées. Pour ce qui est des sels, on comprend facilement qu'il nous est impossible de faire la part des glandes cérumineuses.

La distribution des vaisseaux dans les glandes cérumineuses est la même que celle des glandes sudoripares; j'ai pu voir, dans un cas, une fibre nerveuse fine, de ()mm,007 de largeur, dans l'épaisseur d'une glande cérumineuse. — Quant au développement de ces glandes, tout ce que je puis dire, c'est que chez un fœtus de cinq mois elles avaient l'aspect de prolongements rectilignes de la couche muqueuse du conduit auditif, prolongements formés entièrement de petites cellules à noyau très pâles qui se terminaient par une extrémité un peu renflée, de 0""", 05 de diamètre, tordue sur son axe et figurant les premiers rudiments d'un glomérule glandulaire ; en d'autres termes, les glandes cérumineuses, à cette époque, ressemblaient complètement aux glandes sudoripares. Cette circonstance, ainsi que l'analogie de structure qui existe entre les deux espèces de glandes, me donne la conviction que leur développement est complètement identique.

Tout ce que j'ai pu voir des glandes cérumineuses me porte à penser qu'elles ne sont qu'une modification des glandes sudoripares. Déjà j'ai fait cette remarque que le produit de sécrétion de ces dernières n'est pas partout le même; qu'il est tantôt plus aqueux, tantôt plus riche en graisse, en albumine, et qu'il contient quelquefois une matière qui répand une odeur particulière. Le cérumen, il est vrai, renferme quelques substances tout à fait spéciales, le principe amère jaune, par exemple, qui, d'après Lehmann, n'est pas de l'acide choléique ; mais si l'on considère l'analogie complète qui existe d'ailleurs entre les deux espèces de glandes, et qu'on se rappelle que presque toujours les glandes sudoripares renfermentdes granulations jaunes, insolubles dans les acides et dans les alcalis, et en nombre souvent très considérable, on nous permettra, je pense, de placer les glandes cérumineuses parmi les glandes sudoripares, notamment parmi les plus grosses de ces dernières, auxquelles elles ressemblent on ne peut plus sous le rapport anatomique et physiologique. Je serais même' tenté d'admettre que les petites glandes cérumineuses qui se trouvent à l'entrée du conduit

auditif diffèrent à peine des glandes sudoripares ordinaires. — Nous n'avons aucune notion sur les états pathologiques des glandes cérumineuses. Quant au cérumen , il est quelquefois très dur, d'autres fois liquide, pâle et comme purulent. Ce dernier état se montre dans les cas où le conduit auditif externe est congestionné; le cérumen contient alors beaucoup plus de liquide et de graisse libre que d'habitude, ainsi que de très belles cellules pleines de graisse. — Meissner prétend avoir trouvé aussi, dans le cérumen , des corpuscules amylacés semblables à ceux du cerveau. Pour la manière d'étudier les glandes cérumineuses, je renverrai à ce que j'ai dit à l'occasion des glandes sudoripares ; leur situation , les modifications chimiques que leur impriment les acides, les alcalis, etc., sont identiquement les mêmes que celles de ces dernières glandes.

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