‹ Eléments d'introduction générale à l'étude de science juridiqueChapitre 10 sur 95 · Insl., loc. cit., i · texte numérisé non relu

Insl., loc. cit., i

même Ulpien, dans le premier texte recueilli par le Digeste^^ ne reconnaît-il pas aux juristes une majesté sacerdotale, héritée des pontifes ? Le droit aurait été pour eux la science suprême, comme l'est, de nos jours, la sociologie pour les disciples d'Auguste Comte. Peut-être même fut-il à leurs yeux, surtout à l'époque des grands jurisconsultes, la science unique : nous voyons Cicéron le confondre avec la philosophie', c'est-à-dire avec la morale.

Quoi qu'il en soit, ici encore, la plupart des commentateurs répugnent à cette interprétation 3. Ils se lancent alors dans des conjectures qui ont le défaut d'être arbiti'aires. « Le texte se réfère, dans un style tout à la fois vague et ambitieux, à la distinction, jadis si importante, du droit religieux et du droit profane », dit Accarias^. Mais alors, encore une fois, qu'est-ce que le droit ?

Même conclusion interrogative, renvoyant toujours, quoi qu'on veuille, à la définition du droit, lorsqu'on examine la seconde partie de la définition delà jurisprudence : « jusii atque injusLi scientia ». Discriminer le juste et l'injuste, c'est faire ^retour à la notion de justice, c'est-à-dire, nous l'avons vu, à celle du droit. Et si l'on essaie de suggérer, comme certains auteurs, qu'il faut éviter de conlondre Jus tus et injustus avec œquus et iniquus, justus s'employant pour qualifier toute chose qui, équitable ou

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