Surville, op. cil., préface de la 2* édition
MM. Ambroise Colin et Gapitant, dont les trois beaux volumes, récemment parus ^ se réclament, •« avant tout, d'une inspiration et d'une méthode proprement pédagogiques^ ■» fournissent, à l'heure actuelle, pour ce qui concerne l'ensemble du droit <:ivil exposé systématiquement, le dernier mot de la doctrine.
Il est donc intéressant de noter, pour clore cet .aperçu du procédé de définition des civilistes contemporains, qu'eux aussi, expliquent la signification du mot « droit » en recourant à plusieurs formules :
« Le mot droit peut être pris dans trois acceptions différentes : 1° Il désigne d'abord l'ensemble ■des préceptes, règles ou lois qui gouvernent l'activité humaine dans la société et dont l'observation est sanctionnée au besoin par la contrainte sociale, autrement dit par la force publique. Ce corps de préceptes porte le nom Droit (avec un grand D). ■Certains jurisconsultes y ajoutent l'épithète d'objectif. Le droit objectif, dans la société moderne est, en général, unique pour tous les individus ou sujets d'une même communauté politique. C'est ainsi, par exemple, qu'on dira : le Droit français, le Droit allemand, le Droit italien, etc. 2° Le mot droits (avec un petit d et au pluriel) désigne les facultés ou prérogatives appartenant à un individu et dont il peut se
1. Cours élémentaire de droil civil français, par MM. Ambkoise Colin, professeur de droit civil à la Faculté de droit de Paris, et H. Capitant, professeur de législation civile comparée à la Faculté de droit de Paris, 1914-1916.