GÉNY, Science el technique, I, n* 14, pp
quelques nuances près, que celui de MM. May et Hue. Voyons maintenant les conséquences qui s'en dégagent.
Logicien averti, M. Gény, dans une autre partie de son ouvrage, rappelle, à propos des définitions juridiques, que toute définition d'une notion, doit, pour être complète, c'est-à-dire pour faire connaître par Vcssencc la compréhension de l'idée à fixer, renfermer dans sa formule ce que les philosophes appellent : 1» le genre prochain, et 2" la différence spécifique ^ .
Appliquant implicitement ces principes fondamentaux à la notion de droit, objet de sa définition, M. Gény analyse alors successivement ^ :
1<* Le genre prochain du droit : ce sont les diverses disciplines, religion, morale pratique, mœurs (politesse, bienséance, hygiène, décence, mode, voire même « préjugés sociaux ») qui, à l'égal de la notion de droit, s'expriment par des préceptes ou règles de conduite, et sont armées, les unes et les autres, de sanctions variées;
2» La différence spécifique. Qu'est-ce qui va distinguer le droit de la religion, de la morale, et des mœurs? Ce sera, en premier lieu, la force de la sanction : sanction extérieure et au besoin coercitive, émanant de l'autorité sociale : « tendance à la contrainte », encore plutôt que contrainte effective,
1. /d.. ibid., n* 52, p. 153. — Liard.- Logique, livre I, ch. iv, dcR notiont; el des termes ; la dénnition, p. 19.