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même qui débutent, dans la possibilité de trouver par eux-mêmes le nom des plantes. Quel plaisir le jour où pour la première fois l’on a réussi à faire l’analyse d'une plante ! Ajoutons que l’occasion d’herboriser ne manque pas de se présenter d'elle-même. Tous les ans la plupart des familles qui habitent les villes vont passer quelques jours à la campagne. Que faire pendant ces longs jours de villégiature si nécessaires à la santé, mais quelquefois si préjudiciables à l'esprit et au cœur ?
Le moyen de secouer cette molle indolence c’est de parcourir la forèt, de sauter de rocher en rocher pour courir à la recherche des plantes, L'esprit et le cœur y rencontrent leur profit, parce que l’homme se trouve sans cesse dans un commerce intime avec cette Providence de Dieu, si admirable dans la beaute et la diversité des formes que présentent les végétaux, “ Voyez les lis des champs... je vous déclare que Salomon, même dans sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un d'eux.” Puis après avoir passé tout le jour à parcourir les bois, à visiter l’un après l’autre les mornes qui bordent notre grand fleuve pour y cueillir quelques plantes que l’on destine à l’herbier, l’on rentre chez soi le corps dispos et le cœur plein d’une joie qui dissipe la mélancolie, et qui fait oublier bientôt la fatigue d’un travail long et sérieux, Le
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savant abbé Haüy disait: “ Un cours de Botanique est de l'hygiène toute pure; l’on n’a pas besoin de prendre les plantes en décoction : il suffit d'aller les cueillir pour les trouver salutaires.” di
C’est pour les raisons exposées ci-dessus que nous avons fait suivre ce traité d’une petite Flore simple et facile, qui renferme les plantes les plus communes ‘du Canada. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettaient pas de décrire un très-grand nombre de plantes; cependant nous avons trouvé moyen d'y faire entrer les végétaux les plus intéressants du pays, tels que les grands arbres, les arbustes à fruit, la plupart des plantes employées dans la médecine populaire, enfin les mauvaises herbes qui infestent les jardins et les champs de nos cultivateurs. C’est surtout à ce dernier point de vue que ce livre peut être trèsutile aux agronomes. ( |
Les tableaux analytiques, qui accompagnent cet ouvrage, sont complets par eux-mêmes, c’est-à-dire qu'ils renferment toutes les familles qui composent la Flore du Canada. Mais comme la petite Flore qui les suit ne présente que les plantes les plus commurnes, il arrive que plusieurs familles n’y sont pas représentées. Ceci explique pourquoi les numéros de la Flore ne sont pas toujours consécutifs.
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Il était important de distinguer les espèces indigènes de celles qui ne le sont pas. Dans ce but, nous avons eu recours aux signes suivants :
Le signe Ÿ, précédant une espèce, indique que cette plante a été introduite. Le signe *, accompagnant un genre, veut dire que les espèces décrites dans cette Flore, sont les seules que l’on rencontre en Canada.
Aux noms latins, nous avons ajouté, de la manière la plus complète qu’il nous a été possible, les noms vulgaires sous lesquels les plantes sont connues dans nos Campagnes ; nous avons de plus donné les noms vulgaires usités en France, et cela de la manière suivante : les noms employés en Canada sont précédés du mot Vulg.; tandis que ceux qui sont usités en France viennent entre parenthèse, à la suite du nom latin.
Puisse ce petit livre contribuer à répandre le goût d’une science si utile et en même temps si propre à nous faire admirer la sagesse et la toute-puissance du Créateur. Celui qui se livre à l’étude des sciences naturelles ne peut s’'empécher de dire avec l’immortel Linnée: “J'ai aperçu le Tout-Puissant; je n’ai fait que l’entrevoir, et je me suis incliné sur son pussage pour l’adorer.”