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Fig, 127. — Trichophyte tonsurant. — a , cheveu malade avec une rupture dans uu point; 6, filament sporophore articulé ; c, spores.
La production des spores de ce petit Champignon est très-rapide ; elles remplissent bientôt le cylindre pileux, de sorte que la substance propre du poil n’est plus reconnaissable (Ch. Robin). Les cheveux attaqués paraissent d’abord plus gros que d’ordinaire ; ils se décolorent et deviennent grisâtres; ils perdent leur élasticité et leur cohésion. Quand la maladie est arrivée à 2 ou 3 millimètres audessus du niveau de l’épiderme, le cheveu se brise (Ch. Robin).
Les poils envahis deviennent en effet assez fragiles ; ils se rompent au plus léger effort de traction (Bazin). Leur cassure est inégale, filamenteuse, et se fait à 2 ou 3 millimètres de la
(I) Champignon des cheveux, Herpcs tonsurans, Bhizo-phyto-alopécie .
surface de la peau. Quelquefois le cheveu se casse avant de sortir de cette dernière; alors la portion restante se gonfle, se durcit, soulève l’épiderme, et produit des élévalions qui donnent au cuir chevelu une couleur bleuâtre et un aspect chagriné plus ou moins prononcé de chair de poule (Ch. Robin). On remarque aussi des écailles blanches, minces, pulvérulentes, qui forment comme de petites gaines à la base des poils.
On a remarqué que les topiques trop irritants accroissent le mal (Cazenave), et que, sous leur influence, le cryptogame se multiplie d’une manière souvent effrayante (Bazin).
La maladie dont il s’agit n’est pas exclusive à l’espèce humaine. Un cheval venu de Normandie a répandu la contagion dans son écurie, et communiqué le mal à huit autres chevaux. Ceux-ci l’ont transmise à cinq ou six gendarmes. Les spores des chevaux étaient plus petites que celles de l’homme (Deffis et Bazin).
2° Le Trichophyte? sporuloïde (I). — Cet autre Trichopliyte a été observé par M. Walther, dans la matière visqueuse de la plique polonaise probablement en voie d’altération.
Description. — Les spores de cette espèce sont en quantité innombrable et réfractent fortement la lumière transmise. Elles ont une forme ovoïde ou arrondie, aplatie. Elles sont composées de deux vésicules emboîtées, de grosseur relative constante. Elles exécutent dans l’eau des mouvements moléculaires.
Ces spores ne s’alignent pas en séries; ce qui fait que c’est avec doute que M. Ch. Robin a considéré la plante comme un Trichophyte.
3° Le Trichophyte? des ulcères (2). — C’est à M. Lebert que l’on doit la connaissance de cette espèce. Il l’a découverte dans les croûtes d’un ulcère atonique de la jambe.
Ces croûtes offraient çà et là des taches jaunes, sèches, de un à 2 milli mètres d’étendue, avec l’apparence d’une Moisissure(Lebert).
Description. — Chaque tache était composée de spores arrondies oulégèrement ellipsoïdes, offrant un grand diamètre de 0mm,005 à 0mm,0t0, renfermant un ou deux noyaux de 0m“,002. Dans quelques-uns, on reconnaissait une double, membrane d’enveloppe. Il y avait encore d’autres globules, de Om,n,OIO à 0m“,01o, remplis de petits granules. Les premiers se réunissaient en fils moniliformes dont quelques-uns étaient ramifiés. On pouvait suivre toutes les transitions entre les simples globules et les fils moniliformes ramifiés.
(1) Trichophyton9sporuloid.es Ch. Rob.
(ï) Trichophyton ? ulcerum Ch. Rub.
CONSIDÉRATIONS BOTANIQUES