TIGES. — DOUCE-AMÈRE
lobes et d’autres presque entières ou entières, ovales-acuminées. Les supérieures ne sont pas lobées. Inflorescences en corymbes rameux, opposées aux feuilles, longuement pédonculées, pauci-
Fig. 34. — Morelle douce-amère.
flores. Fleurs pédicéllées, violettes. Calice très-petit, turbiné, hérissé de quelques poils, à cinq lobes, courts, triangulaires et aigus. Corolle rotacée, à tube à peine marqué, à cinq lobes
étroits, ovales-lancéolés, aigus, pourvus à leur base de deux petites taches glanduleuses luisantes et vertes, bordées de blanc. Etamines rapprochées en cône allongé, formant une petite pyramide jaune au centre de la fleur. Anthères s’ouvrant par un petit trou terminal. Ovaire ovoïde, glabre; style grêle, dépassant un peu le faisceau des étamines; stigmate à peine capité, papilleux. Fruit (baie) entouré à sa base par le calice persistant, ovoïde, lisse, glabre, rougeâtre.
2° Tige. — La tige est longue de 1 à 2 mètres, sarmenteuse, se soutenant sur les plantes voisines, ligneuse à sa base, herbacée dans le reste de son étendue, grêle, cylindrique, pubescente, rameuse. Écorce grisâtre. Rameaux flexueux, à écorce pubescente, verte.
Ce sont les jeunes rameaux de l’année précédente que l’on recueille au printemps; ils sont demi-ligneux. On les conserve, dans les pharmacies, en petits morceaux, fendus longitudinalement en deux parties.
La matière douce et sucrée de la Douce-amère a reçu le nom de picroglycion. Elle est cristalline, fusible, soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther acétique (Pfafl). — On retire encore de ces tiges un alcali pulvérulent, d’un blanc brillant, micacé (s olanine).
3° Propriétés et usages. — ■ Les rameaux exhalent par le froissement une odeur désagréable. Saveur d’abord douce, puis assez amère.
La Douce-amère augmente la perspiration cutanée. On la prescrit dans les maladies de la peau, la syphilis, le rhumatisme chronique.
On l’administre en poudre, en décoction, en sirop, en extrait. CHAPITRE Vil