III. — PARTIES DES FLEURS
Les parties des fleurs recherchées par la matière médicale sont les pétales et les stigmates.
Parmi les pétales se trouvent : 1° ceux de la Rose, 2° ceux du Coquelicot , 3° ceux de Y Œillet.
On n’emploie que les stigmates du Safran.
§ I. — t'étales «le I108CS.
1° Plante. — Le Rosier de France (12) appartient à la famille des Rosacées. 11 croît sur les collines boisées.
(1) Colchicum autumnale Linn.
(2) Voy. page 89.
(3 ) Genistatinctoria Liun. [Genistoidestinctoria Mœnch, Spartiumtinctorium Roth).
(4) Yoy. le chapitre des Graines.
(5) j Punie a Granatum Linn.
(6) Yoy. page 69 et le chapitre des Fruits.
(7) Lavandula Stœchas Linn.— Off. , flores Stœchadis Arabicas, flores Stœchados.
(8) Convallaria maialis Linn.
(9) Nymphœa alba Linn.
(10) Ranunculus flammula Liun.
( 1 1) Yoy. page 83.
(12) Rosa Gallica Linn ,[R. rubra Lam.).
Description. — Arbrisseau ci souche longuement traçante. Tiges hautes de6 à 12 décimètres, dressées ou étalées, cylindriques, plus ou moins rameuses.Rameauxhérissés d’aiguillons nombreux, inégaux, rougeâtres, caducs. Ces aiguillons sont : les uns plus ou moins courbés, élargis à la base, comprimés et robustes; les autres, droits, sétacés, et enlremélésde soiesspiçescentesou glanduleuses. Feuilles alternes, pétiolées, composées de 3 à 7 folioles sessiles, oblongues ou ovales-cordiformes, aiguës, simplement ou doublement dentées en scie, à surface crépue, glabres et d’un vert foncé supérieurement, un peu tomenteuses et pâles en dessous. Leurs denticules sont larges et glanduleuses. Stipules adhérentes au pétiole, oblongues- linéaires, à oreillettes divergentes, un peu ciliées. Fleurs réunies au nombre de 2 ou 3 au sommet des rameaux, très-grandes, à pédoncules grêles, cylindriques et glanduleux. Calice ovoïde, pubescent et glanduleux, à limbe peu grand. Fruit un peu globuleux, d’un rouge foncé, très-coriace.
La variété employée en médecine est connue sous le nom de Rose de Provins ou Rose pourpre.
2° Pétales. — Au nombre de 5, dans l’état sauvage, arrondis, un peu échancrés en cœur, d’un rouge cramoisi très-foncé. La fleur double ordinairement dans les individus cultivés.
3° Propriétés et usages. — Odeur peu prononcée. Saveur astringente assez forte. On assure que, lorsque ces pétales ont été séchés rapidement, cette astringence se manifeste davantage.
Propriétés toniques. On prescrit ces pétales dans la leucorrhée et la blennorrhée chi’oniques, et généralement dans tous les écoulementsqui dépendentde causes débilitantes. On en fait usage aussi dans les inflammations légères du larynx et dans certaines maladies des yeux. On vantait, autrefois, leur efficacité dans la phthisie pulmonaire.
On les administre en infusion et en poudre. Ils entrent dans la composition du viu rosat, du \ inaigre rosat et du miel rosat. On prépare aussi une conserve de roses rouges, une eau distillée et un sirop.
4° Succédanés. — Une partie des Roses de France peuvent être employées comme la Rose de Provins. C’est avec les pétales du Rosier à cent feuilles (I) que l’on compose une eau distillée odorante et très-légèrement astringente.
(I) Rosa centifolia Linn.