LIV. I, CHAP. IX, HYDROGÈNE TELLURE
A 100°, il donne l’hydrate normal
Te206,H202,
et enfin au rouge l’acide anhydre TH)8; à une température élevée, il perd de l’oxygène et se transforme en acide tellureux.
Les tellurates sont isomorphes des sulfates et des séléniates.
HYDROGÈNE TELLURÉ
HTe — 05,5 2to1.
H2ïe = 131
551. L’hydrogène telluré est un gaz combustible, très odorant et très délétère.
Il prend naissance comme l’acide sélénhydrique quand on chauffe le tellure dans l’hydrogène, et, comme lui, se décompose par abaissement de température.
Berzélius avait observé qu’en distillant du tellure au rouge dans un courant d’hydrogène, on l’obtenait en aiguilles cristallines très fines, à l’endroit où le gaz se mélange à la vapeur de tellure ainsi qu’au point où cette dernière commence à se condenser.
La volatilisation apparente du tellure et sa cristallisation ont été étudiées par M. Ditte. Si on chauffe à 600°, au bain de sable, la partie inférieure d’un tube scellé renfermant de l’hydrogène et du tellure, on constate, au bout d’environ douze heures, en un point du tube où la température est un peu inférieure à la température de fusion du tellure, la formation d'un anneau de longs cristaux de tellure, blanc d’argent, ayant l’éclat de l’acier poli. Ce sont des prismes hexagonaux terminés par une pyramide à six faces. L’explication du phénomène est identique à celle que M. Ditte a donnée pour le sélénium (347).