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Action de l’électricité et de la clialenr

passer une série d’étincelles à travers le gaz chlorhydrique contenu dans un eudiomètre de Mitscherlich, sur la cuve à mercure, on observe à la longue une légère diminution de volume avec formation d’un peu de chlorure de mercure qui ternit la surface de ce métal dans l’éprouvette. Ainsi, après quatre jours d’une action continue, 2 pour 100 environ du gaz furent décomposés dans une expérience de H. Deville, et le volume devint alors invariable.

11 est probable que l’étincelle n’agit ici que par la chaleur énorme qu’elle développe sur son passage, et si la décomposition qu’elle produit n’est pas suivie d’une recomposition des éléments séparés, c’est que ceux-ci sont mis immédiatement en contact avec une atmosphère en mouvement et relativement, très froide; la masse du gaz, violemment chauffée au moment de la décharge, est, en effet, très petite, à cause de la petitesse du trait de feu par rapport à la masse ambiante dont la température varie peu. H. Sainte-Claire Deville a réalisé ces diverses conditions en faisant intervenir seulement la chaleur dans l’appareil suivant.

Il se compose d’un tube de porcelaine, que l’on peut chauffer très fortement, et qui est traversé suivant son axe par un tube en la il on argenté ifig. 110) ; les bouchons qui le maintiennent sont munis chacun d’un tube, qui sert à faire circuler le gaz que l’on veut dissocier autour d’un tube de laiton que l’on maintient à une basse température, au milieu d’une atmosphère incandescente, en y faisant circuler constamment un courant d’eau froide1. Pour montrer la dissociation de

1 On constate facilement que cette condition est remplie en recouvrant le tube de laiton d’une matière organique comme la teinture de tournesol; celle-ci n’éprouve aucune altération à quelque température qu’on porte le tube de porcelaine.

l’acide chlorhydrique avec cet appareil, on recouvre le laiton argenté d’une mince couche de mercure, que n’attaque pas l’acide chlorhydrique, même à la température de 360°, et l’on fait circuler dans l’appareil, chauffé au blanc, un courant d’acide chlorhydrique: le mercure et même l’argent se ehlorurent légèrement d#ns ces circonstances, et, en absorbant l’acide à sa sortie du tube de porcelaine, on recueille un peu d’hydrogène. La tension de dissociation de l’acide chlorhydrique est donc très faible, même à de hautes températures, comme on pouvait le conclure de l’action de l’étincelle.

Ce n’est pas seulement dans ce cas que l’appareil de II. Deville produit les mêmes effets que l’étincelle électrique, mais dans tous ceux où l’on a comparé leur mode d’action. Ainsi l’étincelle d’induc-

Fig. 110.

tion décompose l’acide sulfureux en soufre et oxygène, qui, se portant sur une portion du gaz non décomposé, donne une quantité correspondante d’acide sulfurique anhydre. Dans l’appareil de H. Deville, à une très haute température, l’acide sulfureux éprouve la même décomposition, c’est-à-dire que l’on trouve, sur le tube d’argent froid , du sulfure noir d’argent et un faible dépôt d’acide sulfurique anhydre, facile à reconnaître.

590. îMssoioai i«&na de l'aeSde eiiorhydeSajaic. — On se sert ordinairement de l’acide chlorhydrique à l’état de dissolution. Pour l’obtenir, on prépare le gaz, comme nous l’avons indiqué plus haut, dans un grand ballon de verre; il se rend d’abord dans un flacon laveur contenant de l’acide chlorhydrique du commerce et destiné seulement à arrêter les vapeurs d’acide sulfurique que le gaz entraîne avec lui

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