LIV. I, Cil AP. XI, IODE
liberté, maison le trouve dans l’eau de la mer, en petile quantilé, dans beaucoup de plantes et d’animaux marins et dans certaines eaux minérales. 11 est alors à l’état d’iodure. On le rencontre, quoique rarement, à l’état d’iodure d’argent. L’azotate de soude naturel en contient près de 2 pour 100 à l’état d'iodure de sodium et d’iodate de soude.
L’eau de mer contient des quantités très minimes d’iodure, mais les varechs peuvent l’accumuler dans leur organisme et devenir des sources abondantes d'iode. Il en est de même des éponges et des raies ou des morues, dont le foie surtout contient d’assez notables quantités d’iodure pour que l’huile qu’on en extrait soit un médicament iodé très énergique.
417. Extraction industrielle de l'iode. — On extrait aujourd’hui l’iode des azotates de soude bruts ou des eaux mères des cendres de varech.
1° Traitement des eaux mères des cendres de varech. — A. Extraction de l’iode. — On traite les eaux mères des cendres de varech par une quantité d’acide sulfurique suffisante pour neutraliser les alcalis libres, puis on les mélange avec 10 pour 100 de leur poids de manganèse, et on calcine jusqu’au rouge brun. On transforme ainsi en sulfates les sulfures et hyposullltes qui y sont contenus.
On dissout la masse dans l’eau, et dans la dissolution convenablement concentrée on fait passer un courant réglé de chlore qui déplace d’abord l’iode; celui-ci se dépose, il ne reste plus qu’à le laver à l’eau ordinaire et à le distiller.
B. Extinction du brome. — La liqueur contient encore alors une notable quantité de bromures : on en extrait aujourd’hui tout le brome du commerce en la distillant avec une quantité convenable de bioxyde de manganèse et d’acide sulfurique, déterminée par des essais préalables exécutés sur une petite quantité de matière.
2° Traitement des azotates de soude du Chili. — On détermine par des essais préliminaires les quantités respectives d’iodates et d’iodures contenues dans la dissolution du sel. Il suffit alors d’y ajouter successivement des quantités correspondantes de dissolution d’acide sulfureux et de chlore pour précipiter d’abord l’iode des iodates, puis celui des iodures. On fait égoutter cet iode et on le distille.
418. Distillation de riode. — On distille l’iode dans des cornues en grès (fig. 119), dont le col entre dans un vase distillatoire muni d’un couvercle par lequel on peut enlever l’iode. La cornue et son col
566 CHIMIE INORGANIQUE
sont enterrés dans un bain de sable chauffé par un foyer, afin que les
Fig. 119.
cristaux d’iode ne puissent pas se condenser dans le col de la cornue.
COMPOSÉS OXYGÉNÉS DE i/lODE.