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LIV. I, CIIÀP. XII, CHLORURE D’ARSEMC

La réaction s’effectue dans une cornue tubulée; lorsqu’elle est terminée, on chauffe la cornue au bain-marie, dans un courant d’acide carbonique, de façon à chasser le sulfure de carbone, et le composé formé se dépose.

Le biiodure s’obtient ainsi en cristaux prismatiques d’un rouge orangé; il fond à 110°.

Lorsqu’on cherche à vaporiser ce composé, dans un gaz inerte, à la pression atmosphérique, il se décompose en grande partie et donne des vapeurs d’iode et un dépôt de phosphore rouge. Cependant, en opérant à la température de 265° et sous basse pression (59,nm de mercure), M. Troost a pu prendre sa densité de vapeur. Le nombre 20,2 ainsi obtenu, montre que la formule Ph5P correspond à 4 volumes. La densité théorique est 19,7.

Le triodure Phi5 est en lamelles hexagonales rouges, fondant à 55°. Comme le précédent, il se décompose lorsqu’on le chauffe dans un gaz inerte, en phosphore rouge et vapeur d’iode. Sa densité de vapeur déterminée à 270°, sous basse pression, dans une atmosphère d’azote, est de 14,52 — 14,61 (Troost). La densité calculée 14,29 correspond à 4 volumes.

Les deux iodures de phosphore prennent feu quand on les chauffe à l’air libre. Tous deux sont décomposables par l’eau, avec formation d’acide iodhydrique. Mais tandis que, avec le triodure, il ne se forme que de l’acide phosphoreux (423), la réaction est plus complexe avec le biiodure; il se produit de l’acide hypopbosphoreux, de l’acide phosphoreux, de l’iodhydrate d’hydrogène phosphoré et un dépôt de phosphore rouge. La formation de l’iodhydrate d’hydrogène phosphoré peut être formulée ainsi

6PhI2 + 1511202 = 5(PhOs,3HO) -f- 11111 + PliHM

mais cette relation ne représente qu’une des phases de la réaction.

Le biiodure de phosphore est fréquemment employé en chimie organique.

CHLORURE, BROMURE ET IODURES d’àRSENIC

456. Chlorure. — On ne connaît qu’un seul chlorure d’arsenic AsCl5, correspondant par sa composition à l’acide arsénieux.

On le prépare comme le protochlorure de phosphore, par la combi-

CHIMIE INORGANIQUE, naison directe du chlore et de l’arsenic. Il se forme également lorsqu’on distille avec de l’acide sulfurique un mélange d’acide arsénieux «et de sel marin fondu

2As03+ 6 NaCl 3(Sa0«,H20a) = 5(2Na0,S206) + 2AsCl3 + 3H202,

l’eau est retenue par un excès d’acide sulfurique employé. — Liquide limpide, dense, fumant à l’air, vénéneux. Il entre en ébullition à 152°, se décompose en présence de l’eau en acide chlorhydrique et acide arsénieux :

As Cl3 + 3IIO — AsO3 + 3HC1,

Cependant en présence d’une petite quantité d’eau, il se produit un oxychlorure hydraté solide

As02Cl + 1I202.

L’action du gaz chlorhydrique sur l’acide arsénieux sec donne l’oxychlorure anhydre

As02Cl.

457. Bromure. — Le tribromure AsBr5 s’obtient quand on fait agir le brome sur l'arsenic en présence du 'sulfure de carbone, de façon à modérer la réaction. C’est un corps solide, incolore, fondant vers 20° et bouillant à 220°.

458. lodures. — On obtient un triiodure d’arsenic AsP en faisant réagir l’arsenic en poudre et l’iode dissous dans le sulfure de carbone. Il brûle à l’air ou mieux dans l’oxygène avec une belle flamme violette. Sa solution aqueuse le fournit de nouveau par évaporation du dissolvant. On peut l’obtenir par voie humide en ajoutant de l’iodure de potassium à une solution chlorhydrique chaude d’acide arsénieux et il se dépose sous la forme d’une poudre cristalline jaune rouge, ou en tables hexagonales d’un rouge foncé.

MM. E. Bamberger et J. Philipp ont obtenu un biiodure AsI2 en chauffant le triiodure en solution sulfocarbonique à 150° avec de l’arsenic en poudre. Il se présente en cristaux prismatiques d’un rouge cerise foncé, très oxydables à l’air.

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