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LIV. III, CHAP, XI, ACIDES DU MANGANÈSE

tière est telle, que la quantité de chlore qu’elle peut fournir est la même que celle donnée par 70 kilogrammes de bioxyde pur. Le volume du chlore dégagé par les 5^,98 de manganèse essayé se détermine facilement de la manière suivante :

On introduit le manganèse dans un petit ballon de 50 centimètres cubes, muni d’un tube abducteur qui vient déboucher au fond d’un ballon à long col de 3/4 de litre environ (fig. 161), contenant une dissolution étendue de potasse ou de soude. On verse 20 à 25 centimètres cubes d’acide chlorhydrique du commerce dans le ballon, que l’on ferme rapidement ; l’effervescence causée par le dégagement de l’acide carbonique ayant cessé, on chauffe légèrement le ballon pour activer le dégagement du chlore, que la dissolution de potasse absorbe en donnant de l’hypoclilorite de potasse et du chlorure de potassium (586). L’opération est terminée quand on ne voit plus de vapeur verdâtre dans le ballon et que le liquide restant a pris la teinte brunâtre des sels de peroxyde de fer. On retire alors le ballon et son tube abducteur, et l’on verse la dissolution alcaline dans un vase de 1 litre de capacité, on achève de le remplir exactement avec les eaux de lavage du ballon. 11 ne reste plus qu’a déterminer le titre chlorométrique de cette liqueur. Cette opération s’effectue exactement de la même manière que l’essai des chlorures de chaux du commerce (960) ; il faut seulement prendre la précaution de maintenir l’acidité de la dissolution d’acide arsénieux, parce que les alcalis décolorent partiellement l’indigo ; leur présence troublerait donc la marche de l’opération. Ce mode d’essai, imaginé par Gay-Lussac, est préférable à tous ceux qu’on a proposés dans le même but, parce qu’il donne immédiatement la quantité de chlore que l’on peut produire avec le manganèse, dont cette production est le principal usage1.

1147. Préparation du Inoxyde de manganèse pur. — Oll calcine ail rouge, dans un creuset de terre, un mélange de bioxyde de manganèse du commerce et de chlorhydrate d’ammoniaque, et l’on reprend par l’eau le résidu contenant du chlorure de manganèse, des chlorures de magnésium, de calcium et des autres métaux alcalino-terreux; on ajoute

1 En Angleterre on se sert d’un autre procédé dont nous indiquerons seulement le principe. Lorsqu’on fait bouillir une dissolution d’acide oxalique avec du peroxyde de manganèse et de l’acide sulfurique ; il se dégage de l’acide carbonique qui sort de l’appareil après avoir traversé de l’acide sulfurique qui le dessèche. La perte de poids de l’appareil représente donc l'acide carbonique formé, comme un gramme de bioxyde de manganèse pur fournit un gramme d’acide carbonique, on a immédiatement le titre du manganèse. Il faut toutefois, pour rendre l’opération exacte, tenir compte du carbonate existant dans le minerai de manganèse, ce qui nécessite deux opérations. L’oxyde finement pulvérisé est toujours desséché à 100°.

de l’acidc azotique à la dissolution et l’on fait bouillir dans un ballon de verre ou de porcelaine. On continue jusqu’au moment où la liqueur, rendue fortement acide par l’acide azotique, ne précipite plus par l’azotate d’argent. A ce moment, les chlorures ont été transformés en azotates. On évapore alors à siccité dans une capsule de platine, et l’on calcine pour transformer l’azotate de manganèse en bioxyde ; on n’a pas à craindre de trop chauffer, car, en reprenant par l’acide azotique concentré et chaud, on transforme en azotates les oxydes qui auraient pu se former, excepté le bioxyde de manganèse, qu’on lave à l’eau distillée.

Ce bioxyde peut alors servir à préparer le manganèse (1141), ou tous les autres produits de ce métal, dans un état de pureté absolue.

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