LIV. T 1 1 , CTI A P. XIII, CHLORURE DE NICKEL
cine dans des creusets ouverts. Cette expérience avait fait penser à Richter que l’oxyde do nickel était réductible par la chaleur seule ; mais MM. Liebig et Wohler lui donnèrent plus tard sa véritable explication.
L’hydrate de nickel se prépare en précipitant par la potasse ou par la soude un sel de nickel. On obtient un précipité vert-pomme volumineux qui se dissout facilement dans l’ammoniaque en donnant une dissolution d’un bleu violacé ou même d’un bleu d’azur quand elle est trèsconcentrée. A l’ébullition, cette solution perd son ammoniaque et laisse déposer ijn hydrate cristallin NiO,HO. La solution ammoniacale de nickel gonfle la soie et finit par la distendre. Elle n’agit ni sur la cellulose, ni sur l’amidon. On a trouvé dans des gisements de fer chromé, en Pensylvanie, un autre hydrate vert émeraude NiO,2IIO.
1196. Sesquioxyde de nickel. — On l’obtient par une calcination ménagée de l’azotate de nickel; la micomélane est du sesquioxyde de nickel anhydre.
L’hydrate de cet oxyde, s’obtient en faisant agir le chlore en un hypochlorite sur le protoxyde de nickel hydraté, il est bleu foncé presque noir.
Chlorure de nickel.
1197. Le nickel brûle vivement dans le chlore sec et donne un sublimé composé de lamelles jaunes cristallines onctueuses de chlorure anhydre. Le chlorure anhydre, desséché et fortement chauffé à l’abri du contact de l’air, donne le même sublimé, sans qu’il y ait fusion de chlorure. L’hydrogène le réduit facilement à l’état métallique.
L’eau en dissout facilement plus de la moitié de son poids en donnant une solution verte, que l’on peut facilement obtenir en dissolvant le carbonate dans l’acide chlorhydrique. Par la concentration, cette solution laisse déposer des cristaux hydratés NiCl-t-6H0 d’un beau vert, qui sont des prismes quadrangulaires, efflorescents ou déliquescents, suivant le degré d’hydratation de l’air.
Le chlorure de nickel anhydre, absorbe le gaz ammoniac sec et donne une combinaison violacée presque blanche (NiCl-t-oAzH5) que la chaleur décompose en laissant un résidu de nickel métallique. Cette même combinaison se produit lorsqu’on dissout à chaud le chlorure de nickel dans l’ammoniaque et qu’on laisse refroidir la liqueur; elle cristallise alors en grands octaèdres d’un bleu violacé.
Le chlorure de nickel, s’unit au chlorure d’ammonium et donne un
composé isomorphe du chlorure magnésien correspondant. Le chlorure
double NiCI-bAzH4Cl-|-6H0, donne des cristaux verts, déliquescents
(Heintz).
1198. Le bromure et ïiodurede nickel sont analogues au chlorure, ils donnent naissance aux mêmes composés. Le fluorure de nickel donne des cristaux verts solubles dans l’acide fluorhydrique ; il donne des combinaisons solubles avec les fluorures alcalins.
Sulfures de nickel.
1199. Le nickel et le soufre se combinent avec incandescence à la température du rouge sombre. Il se forme une masse fondue, jaune, cassante et non magnétique de sulfure NiS. Lorsqu’on réduit par l’hydrogène, le sulfate de nickel il se dégage de l’acide sulfureux et il reste un sous-sulfure Ni2S, jaune pâle cassant et magnétique.
En chauffant au rouge, du nickel avec du polysulfure de potassium, M. Fellenberg a obtenu un bisulfure de nickel NiS2, en poudre d’un gris d’acier, onctueuse au toucher; de Sénarmont en décomposant à 160°, du chlorure de nickel par ce polysulfure (en vases clos) a obtenu le sulfure Ni3S\ d’un aspect semi-métallique, d’une couleur jaunâtre et correspondant par sa composition au. sulfure naturel (Ni.Co)3 S4. Le même sulfure de nickel prend également naissance lorsqu’on chauffe à 200° en vases clos, une solution de sulfite de nickel.
Le sulfure hydraté est noir ; il s’obtient lorsqu’on précipite les sels de nickel par les sulfures alcalins, ou ces mêmes sels, additionnés d’acétate de soude, par l’acide sulfhydrique. Il est un peu soluble dans les sulfures alcalins, qu’il colore en brun ; jl se dissout difficilement dans l’acide chlorhydrique, mais très-facilement dans l’acide azotique ou dans l’eau régale.