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LIV. II, CHAP. I, MÉTAUX ET ALLIAGES

539. Conductibilité électrique. — La conductibilité électrique des métaux a été étudiée par plusieurs physiciens, et notamment par M. Ed. Becquerel, à qui nous empruntons le tableau suivant, qui fait connaître le rapport des longueurs des fils de même section, qui, mis entre les deux pôles d’une même pile, produisent le même affaiblissement dans l’intensité du courant.

Métal recuit. Métal écroui. Métal recuit. Métal écroui.

Argent. . . . 100,00 93,45 Palladium. ... » 15,98

Cuivre. . . . 91,44 89,08 Fer 12,25 12,12

Or.. ..... 65,46 64,39 Plomb > » '! 8,25

Cadmium.. . » * 24,57 Platine 8,15 8,01

Zinc. .... » 24,16 Mercure ... » 1,80

Étain » 13,66

540. Capacité calorique. — On désigne sous ce nom la quantité de chaleur qu’il faut donner à l’unité de poids d’un métal pour élever sa température de 0° à 1°. Nous indiquons dans le tableau suivant les chaleurs spécifiques des métaux les plus faciles à obtenir à l’état de pureté.

Métaux.

Chaleurs spécifiques.

Métaux.

Chaleurs spécifiques-

Fer

Plomb . . .

Zinc. . . .

Platine. . .

Cuivre. . . .

Or

Cadmium. .

Potassium . .

Argent. . .

Mercure . . ,

541. Loi de Dulong et Petit. — Si l’on multiplie le nombre qui exprime la chaleur spécifique d’un métal par son équivalent, on obtient un produit sensiblement constant. Cette loi, qui s’applique également aux métalloïdes, a été vérifiée pan M. Régnault, à qui nous avons emprunté les déterminations qui précèdent. On a, en effet :

Métaux. Chaleur spécifique. Equivalent. Produit.

Fer. . . 0,1138 X 28,00 ♦= 3,1864

Zinc 0,0755 X 32,75' = 3,1272

Cadmium 0,0567 x 56,00 = 3,1752

Plomb 0,0514 X 105,75 == 3,2599

Ces exemples, qu’on peut multiplier, établissent clairement la loi; pour les métaux précédemment indiqués, les seules exceptions sont présentées par l’argent et le potassium :

Métaux. Chaleur spécifique. Equivalent Produit.

Argent 0,0570 X 108 = 6.156

Potassium 0,1696 X 39 = 6,574

mais on voit alors que le produit obtenu est sensiblement double des

produits précédents ; on rentrerait donc dans la règle générale si l’on prenait pour équivalent de l’argent et du potassium la moitié des nombres 108 et 59, Rien, dans les analogies chimiques, ne s’oppose à un tel changement,

542, Interprétation théorique de la loi de Dulong et Petit. — Si

l’on admet l’existence des atomes dans les corps, il est tout naturel de supposer que leurs poids respectifs sont proportionnels aux équivalents (un atome de plomb pesant 103,75, un atome de fer qui peut le remplacer pèse 28, etc.); il en résulte que les atomes des différents métaux (i et plus généralement des corps simples) ont la même chaleur spécifique , puisqu’il faut la même quantité de chaleur pour élever d’un degré le poids de cet atome.

543. malléabilité. — Les métaux s’emploient souvent à l’état de la~ mes ou de fils ; le degré de ténuité qu’ils peuvent atteindre sous ces formes dépend de leur malléabilité , de leur ductilité et de leur ténacité.

On dit qu’un métal est d’autant plus malléable, qu’il subit plus facilement le travail du marteau ou la pression du laminoir ; sous le rapport de cette propriété, les métaux peuvent être rangés dans l’ordre

suivant :

Or,

Platine,

Argent,

Plomb,

Aluminium,

Zinc,

Cuivre,

Fer,

Étain,

Nickel.

544. Ductilité. — C’est la faculté que possèdent les métaux de pouvoir s’étirer en fils plus ou moins fins. On peut ranger les métaux usuels dans l’ordre suivant, l’or étant le plus ductile :

Or, Cuivre,

Argent, Zinc,

^Platine, Étain,

Aluminium, Plomb.

Fer,

Il ne faut pas s’étonner de voir le plomb, si mou et si facile à lamiminer, s’étirer en fils avec tant de difficulté. La raison de ce fait est bien simple. Pour faire un fil fin, on fait passer un fil plus gros, en le soumettant à une traction convenable, à travers une série de trous de plus en plus fins pratiqués dans une plaque d’acier fondu appelée filière. Quand le fil devient très-fin, il peut se faire que la traction nécessaire pour l’étirer dépasse sa résistance à la rupture ou sa ténacité; le fil se brise alors quand on veut le faire passer à la filière. On voit donc

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