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LIV. ITT, CH AP. XfV, CHLORURE DE CADMIUM

CADMIUM Gd = 57

1245. Préparation du cadmium pur. — Oii dissout le Cadmium du commerce dans l’acide sulfurique, et on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans la dissolution étendue, le cadmium est précipité à l’état de sulfure avec du cuivre et un peu de zinc. Le précipité bien lavé est dissous dans l’acide chlorhydrique; on ajoute à la liqueur du carbonate d’ammoniaque en excès, le carbonate de cadmium insoluble se précipite, ceux de cuivre et de zinc restent dissous dans un excès de réactif. Ce carbonate, lavé et desséché, est chauffé avec du charbon dans une cornue de porcelaine ; le cadmium distille au rouge.

1246. Propriétés. — Métal blanc dont la couleur se rapproche beaucoup de celle de l’étain ; il est très-mou, très-malléable et très-ductile. 11 graisse la lime comme le zinc. Sa densité est égale à 8,6. Il fond à 515° et bout à* 860°, en donnant une vapeur orangée qui se condense en octaèdres réguliers par un refroidissement lent. Ces vapeurs sont dangereuses à respirer. Elles brûlent vivement à l’air en donnant un oxyde brun.

11 se dissout facilement dans les acides étendus à la manière du zinc en donnant des dissolutions incolores.

Oxyde de cadmium, CdO.

1247. V oxyde anhydre peut s’obtenir directement comme l’oxyde de zinc, mais il est plus simple de le préparer en calcinant le carbonate ou l’azotate. Il est d’un jaune brun plus ou moins foncé, suivant qu’il a été obtenu à une température plus ou moins élevée. (D = 6,95). Il est facilement réductible par le charbon et l’hydrogène. Cette dernière propriété permet de le séparer nettement du zinc, car l’oxyde de ce métal ne se réduit que dans un courant très-rapide de ce gaz, et à une température très-élevée (1230). La réduction de l’oxyde de cadmium peut s’effectuer dans un tube de verre et dans un courant même assez lent de gaz hydrogène.

V oxyde hydraté est un précipité blanc que l’on obtient en décomposant un sel de cadmium par la potasse ou la soude en excès.

Chlorure de cadmium CdCl.

1248. On le prépare comme son analogue le chlorure de zinc. Il est fusible vers 400°, il distille vers 700° et se condense en paillettes

brillantes incolores; il est déliquescent comme le chlorure de zinc.

On connaît deux chlorures de cadmium ammoniacaux GdCl-b3AzlI3, et CdCl -H 2AzIl3 ; le premier se forme quand on fait passer un courant de gaz ammoniac sur le chlorure anhydre. Le second résulte de la décomposition partielle du premier, il se forme aussi quand on fait refroidir une dissolution concentrée de chlorure de cadmium dans l’ammoniaque.

Le chlorure de cadmium se combine facilement avec la plupart des autres chlorures métalliques.

Bromure et iodure de cadmium.

1249. On les obtient anhydres en faisant passer du brome ou de l’iode en vapeurs, sur du cadmium fondu. Ils sont très-solubles dans l’eau, L iodure n’est pas déliquescent.

Le bromure peut cristalliser avec 4 équivalents d’eau ; il donne ainsi que l’iodure avec l’ammoniaque et les chlorures alcalins des composés correspondants à ceux du chlorure.

L’iodure de cadmium est très-employé en médecine ; en photographie on le préfère aux iodures alcalins.

Fluorures de cadmium.

1250. On obtient un fluorure anhydre, cristallisé et peu soluble, en évaporant la solution du cadmium dans l’acide fluorhydrique. Il existe aussi un fluorure double de cadmium et de silicium (CdFl2 4- SiFl2) soluble el cristallisablo.

Sulfure de cadmium.

1251. C’est le jaune de cadmium (jaune brillant), que l’on obtient en précipitant les sels de cadmium par l’acide sulfhydrique. Chauffé, il devient rouge cramoisi et reprend sa teinte par refroidissement. Il fond au rouge vif et cristallise par refroidissement. Mais on l’obtient en cristaux beaucoup plus nets en faisant passer un courant d’hydrogène très-lent sur du sulfure amorphe chauffé au rouge (H. Sainte-Claire Deville et Troost), ou en chauffant fortement le sulfure amorphe (M. Sidot). Ces cristaux sont des pyramides hexagonales comme ceux de la greenockite ou sulfure de cadmium naturel.

Le sulfure de cadmium amorphe n’est pas attaqué par les acides faibles, il ne se dissout que dans l’acide chlorhydrique concentré.

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